Infini Business

« Alors for­cé­ment, en épou­sant fidèle­ment l’idéologie de l’hyperclasse “Seuls les forts sur­vivent” (Mobb Deep), le rappeur (du mois) est le plus con­damné de toute l’industrie musi­cale à devoir rester au top de l’actualité médi­a­tique (sites inter­net, blogs, réseaux soci­aux, etc) pour ne pas devenir rapi­de­ment démodé: soit env­i­ron six mois, durée de vie d’un album rap de nos jours, ce qui, ramené à l’échelle du corps humain, pour­rait être com­paré à celle d’un sper­ma­to­zoïde ! Triste des­tin que celui du rappeur, dont la longévité dans le rap game (celui qui marche) équiv­aut générale­ment à son degré de soumis­sion aux oli­garchies marchan­des (ici, la pub). La seule issue courageuse serait de se loger une balle dans la tête comme Kurt Cobain. »

L’effroyable impos­ture du rap, Math­ias Cardet, 2013. (Édi­tions Blanche)

LACHER UN COM

Current month ye@r day *