Célébrer la médiocrité

« Il importe de se rap­peler que Wil­son sor­tit Let’s Talk About Love à un instant charnière du jour­nal­isme musi­cal, alors que le légendaire essai de K. San­neh sur le « rock­ism », paru en 2004 dans le New York Times, était encore rel­a­tive­ment frais. L’écrit de San­neh fit pren­dre con­science d’un mou­ve­ment anti-rockism qui ser­vait une fin précieuse : il per­mit aux cri­tiques de dépasser les lim­ites du canon, leur donna la chance de con­tex­tu­aliser leurs pro­pres préférences en matière de goût et d’avouer leurs plaisirs (et déplaisirs) hon­teux en ter­mes de pop, d’une manière qui coïncidait avec l’essor du « pop­ti­mism » cul­turel. Or, en 2013, une réaction bru­tale éclata con­tre la pop d’évasion, celle qui est vue comme plate ou fuyant la réalité – con­sul­tez par exem­ple la polémique lancée par Rick Moody, « I Dared Crit­i­cize Tay­lor Swift » (« J’ai osé cri­ti­quer Tay­lor Swift ») sur le site Salon.com en février 2013 et les com­men­taires qu’il a suscités. LIRE LA SUITE

Aaah !

THE BLACK PANTHER (1977)

Entre 1971 et 1974, Don­ald Neil­son a mené une incroy­able dou­ble vie. Après avoir quitté l’armée et échoué dans dif­férents busi­ness (tax­i­man, bâti­ment), celui que toute l’Angleterre a surnommé “La Pan­thère Noire” a alors décidé de dédier son exis­tence au crime. Par­courant les plaines humides du York­shire à bord de sa Jeep, il étab­lis­sait des plans de bataille dignes d’un com­mando ; repérage, marches noc­turnes, camp­ing; tout ça pour atta­quer des bureaux de poste. Ne riez pas, la haine de La Poste est à ce point vivace outre-Manche. Seule­ment, au bout de 3 ans, au fur et à mesure que sa fameuse cagoule noire l’empêchait de respirer, il s’est mis à buter ceux qui le gênaient. LIRE LA SUITE

Les Blousons Noirs

Une arme, il faut l’assumer

« Depuis quelques temps, je porte mon 38 en per­ma­nence dans un hol­ster d’épaule. L’ajuster, véri­fier le bar­il­let et m’admirer dans le miroir font par­tie des rites matin­aux. Je me sens bien. Je suis le plus beau, le plus fort, et ce truc froid sous mon ais­selle, c’est la puis­sance. C’est la mort aussi, et j’en suis con­scient. C’est mon choix. LIRE LA SUITE

L’AMOUR EXISTE (1960)

Presque tous les hommes se posent cette question

« Le cou­ple forme un seul être tourné vers le dehors : les gens mar­iés dis­ent : “Nous ne faisons plus qu’un…” et ils con­fondent avec l’amour leur unité d’intérêts, de recettes, de dépenses, d’économies, de juge­ments, de phrases toutes faites… On cède si prompte­ment à l’habitude de cette fausse unité, on se dit si vite qu’on est comme les deux doigts de la main, qu’on a l’illusion de bien se con­naître. Mais les deux doigts de la main ne sont pas si intimes, ni si sim­ples… Les gens qu’on con­naît dis­ent : “Quel petit ménage uni!” Uni, parce qu’on fait les comptes ensem­ble ! Les par­ents s’attendrissent : “Comme ils s’aiment!” Et les époux s’embrassent : il faut bien faire plaisir aux familles… LIRE LA SUITE

Decimation Blvd.

n°20

Une revue à dépouiller, et Un Homme à abat­tre !

La subversion, pour quoi faire ?

« Cette interprétation à deux vitesses sur­git partout pour la musique sen­ti­men­tale: l’excès, le fait de suivre une recette, d’être bi-dimensionnel, peu­vent tous représenter des points posi­tifs pour une musique qui n’est pas douce et con­ciliante, mais furieuse et rebelle. On pour­rait dire que le punk est le schmaltz de la colère – notion renforcée par la facilité avec laque­lle, avec le punk « emo », elle est réadaptée pour exprimer des angoisses per­son­nelles. Le punk, le metal, même le rock à voca­tion de jus­tice sociale tels que U2 ou Rage Against The Machine, avec leurs slo­gans empha­tiques sur l’individualité et l’indépendance, sont aussi « stim­u­lants » ou « moti­vants » que la musique de Céline Dion, mais visent des sous-groupes cul­turels différents. En tout cas, ils sont tout aussi par­ti­aux et mal dégrossis. LIRE LA SUITE