LES COEURS VERTS (1966)



“Zim et Jean-Pierre, deux ado­les­cents des HLM de Nan­terre sont libérés en même temps de prison où ils ont été détenu pour des infrac­tions mineures. Pour rejoin­dre leur ban­lieue, il leur faut passer par Paris qu’ils voient pour la pre­mière fois réelle­ment, après la pres­sion de l’enfermement. De retour dans leur famille, les deux jeunes hommes ten­tent de trou­ver un cer­tain équili­bre, de devenir des hommes. Jean-Pierre trouve un emploi; Zim, lui, retourne en prison.”

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Les rejetés du festin

« Con­tester l’état des choses et le mode de vie respon­s­able de leur per­pé­tu­a­tion n’est plus perçu comme une défense jus­ti­fiée du respect des droits humains perdus/volés (et pour­tant inal­ién­ables), dont les principes devraient être recon­nus et recevoir un traite­ment égal. Cette con­tes­ta­tion est même con­sid­érée de la manière dont Niet­zsche regar­dait la « com­pas­sion active pour tous les ratés et les faibles » : un sen­ti­ment « plus nuis­i­ble qu’aucun vice », car « ménager, com­patir, là fut tou­jours le plus grand de mes périls ». LIRE LA SUITE

Imposing Elitism

POUSSIÈRE D’ANGE (1987)

Après l’époque ‘flics de choc’, on entre dans l’ère Tranxène. Les flics sont tou­jours aussi soli­taires mais tristes, sales et alcooliques. Bernard Giraudeau “le baroudeur roman­tique” campe l’inspecteur Blount, largué par sa meuf (Fanny Cot­tençon, qu’il savate en plein milieu d’un restau­rant d’entrée de jeu) et qui, lassé de la chercher, se laisse entraîné au fond par une petite souil­lon orphe­line jouée par Fanny Bastien, le petit fan­tôme du cinéma français 80. Série Noire. LIRE LA SUITE

L’emploi du Temps

« Si, du moins, on pou­vait se per­suader que le temps n’existe pas, qu’il n’y a aucune dif­férence entre une minute et plusieurs heures, entre un jour et trois cents jours, et qu’on est ainsi de plain-pied partout ! Ce qui fait tant souf­frir, c’est la lim­ite et la lim­ite suc­cé­dant tou­jours à la lim­ite. Notre âme cap­tive dans un étroit espace n’en sort que pour être enfer­mée dans un autre espace non moins exigu, de manière que toute la vie n’est qu’une série de cachots étouf­fants désignés par les noms des diverses frac­tions de la durée, jusqu’à la mort qui sera, dit-on, l’élargissement défini­tif. Nous avons beau faire, il n’y a pas moyen d’échapper à cette illu­sion d’une cap­tiv­ité inévitable con­sti­tuée suc­ces­sive­ment par toutes les phases de notre vie qui est elle-même une illu­sion. »

Médi­ta­tions d’un soli­taire, Léon Bloy, 1916.
Légende: L’Emploi du Temps, Lau­rent Can­tet, 2001.

Explosions Textiles

TOUJOURS ICI // ET L’INTERVIEW LÀ

LA RAISON D’ETAT (1978)

“J’ai connu un légion­naire dans le temps, il s’était fait tatouer MERDE sur chaque paupière. Quand il était en face de gens comme nous, il fer­mait les yeux.”

Comment pisser en public

« Quand j’ai com­mencé à embaucher des rédac­teurs, j’ai remar­qué que les moins intéres­sants étaient ceux avec des diplômes en jour­nal­isme. Leur incom­pé­tence m’a vrai­ment frap­pée lorsque les plus expéri­men­tés d’entre eux ont com­mencé à nous inter­viewer pour des arti­cles dans d’autres pub­li­ca­tions. Ils n’avaient aucune idée de qui nous étions et pourquoi ils écrivaient sur nous, donc les embrouiller est devenu irrésistible.

La réponse québé­coise au New York Times, Le Devoir, voulait nous inter­viewer parce que quelqu’un d’autre l’avait fait. C’est comme ça que ça marche dans les médias. Un jour­nal­iste a les couilles de sor­tir un nou­veau sujet et les autres vien­nent s’accrocher dessus comme des lam­proies sur un requin. L’article orig­i­nal, celui qui nous a propulsé sur toutes les chaines de mon­tage est parti d’un can­u­lar. La vérité, c’est que nous avions changé le nom de Voice of Mon­treal en Vice pour éviter que les anciens pro­prié­taires ne nous pour­suiv­ent, mais c’était chi­ant comme his­toire, donc on n’avait changé le point de départ en “L’énorme et hor­ri­ble jour­nal améri­cain Vil­lage Voice nous a men­acé de nous faire couler donc on a dû changé de nom”. Une fois le pois­son ferré, le truc était dans tous les jour­naux du pays et pas une seule per­sonne n’avait pensé à véri­fier les faits ou même à appeler le Vil­lage Voice. Les Cana­di­ens adorent les his­toires de David-et-Goliath quand ce sont les Améri­cains les mau­vais, et ils n’allaient pas laisser les vrais faits ruiner leur délire. LIRE LA SUITE

Fric, cul, débauche


Brigade Mondaine (1978) Strip Tease from Flu­oglacial on Vimeo.

Cons de Français !