La plaie du monde civilisé

« – Vous êtes un enfant, répéta Clara… Et vous par­lez comme en Europe, cher petit cœur… Et vous avez de stu­pides scrupules, comme en Europe… En Chine, la vie est libre, heureuse, totale, sans con­ven­tions, sans préjugés, sans lois… pour nous, du moins… Pas d’autres lim­ites à la lib­erté que soi-même… à l’amour que la var­iété tri­om­phante de son désir… L’Europe et sa civil­i­sa­tion hyp­ocrite, bar­bare, c’est le men­songe… Qu’y faites-vous autre chose que de men­tir, de men­tir à vous-même et aux autres, de men­tir à tout ce que, dans le fond de votre âme, vous recon­nais­sez être la vérité ?… LIRE LA SUITE

Au revoir

LES INVALIDES — Au revoir 1978–1981 (2013, Kernkrach)

CANICHE (1979)

Un frère, une sœur ; et un caniche nommé Dany, per­son­nage cen­tral du film. Tous trois vivent dans une grande mai­son héritée de la famille. Tout pour­rait aller pour le mieux sauf que ce petit être guilleret à poil blanc, syn­onyme d’amour et de caresses, va devenir LE DÉMON. LIRE LA SUITE

Présent perpétuel

« Dans la vie-jeu des con­som­ma­teurs post­mod­ernes, les règles changent sans arrêt en cours de par­tie. La stratégie annon­cée con­siste donc à ne faire durer aucune par­tie – de sorte qu’un jeu de vie mené raisonnable­ment demande la divi­sion d’une même grande par­tie glob­ale, dotée d’enjeux colos­saux, en une série de par­ties brèves et étroites dotées de petits enjeux. Les principes directeurs de tout com­porte­ment rationnel devi­en­nent : « Déter­mi­na­tion à vivre un jour après l’autre » et « Décrire la vie quo­ti­di­enne comme une suc­ces­sion d’urgences mineures ».

Ne faire durer aucune par­tie sig­ni­fie se méfier des engage­ments à long terme. Refuser d’être « fixé » d’une manière ou d’une autre. Ne pas se faire lig­oter à un endroit, quand bien même il est présen­te­ment agréable d’y faire une halte. Ne pas con­sacrer entière­ment sa vie à une seule voca­tion. Ne jurer con­sis­tance et loy­auté à rien ni per­sonne. LIRE LA SUITE

Coup de Tête.



Dites-lui que je l’aime, 1977, Claude Miller.

Life in Tokyo

Le meilleur groupe de l’ère Neo-Romantics aura bien­tôt sa vraie biogra­phie, A For­eign Place.
Lisez l’interview d’Anthony Reynolds à pro­pos de Japan sur Noisey.

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La France se hait !

« Est-ce aimer la France ? S’aimer soi-même ? Ou, plus sim­ple­ment, aimer un ordre théâ­tral à l’intérieur duquel tri­om­phe la plus évidente mais aussi la plus facile des grandeurs mise en scène ? Chez les mau­vais auteurs, le thème du jardin à la française se dou­blera d’un autre cliché d’amour cour­tois, “la France grande dame”. Qu’il devient froid, l’amour de la France ! LIRE LA SUITE

Playlist #43 : France70

01 — VISITORS — Terre-larbour
02 — PHILIPPE BESOMBES — Les cos­mo­nautes
03 — HELDON — Baader-Meinhof blues
04 — PATRICK VIAN — Tun­nel 4, Red noise
05 — LARD FREE — Pale vio­lence under a rever­bere
06 — MICHEL POLNAREFF — The rapist
07 — ZNR — Seynete
08 — HYDRAVION — Met­ro­pol­i­tain
09 — VERTO — Car­ton acidulé
10 — CERRONE — Make-up
11 — SPACE ART — Nous savons tout
12 — RICHARD PINHAS — Indi­catif radio
13 — JEAN SCHWARZ — With no J

[Sym­phonie pour le jour où brûleront les cités]

Pour en savoir plus sur l’underground musi­cal français, une inter­view d’Eric Deshayes ici.

UN ASSASSIN QUI PASSE (1981)

Richard Berry est Jacques, employé de banque de 9h à 17h, et psy­chopathe sex­uel le reste du temps. Ce petit mani­aque du cran d’arrêt est amoureux d’une actrice (Car­ole Laure, dont la tête est éparpil­lée sur tous les patch­works qui ornent les murs de sa studette) et il passe sa frus­tra­tion de ne pou­voir la tringler sur les pros­ti­tuées de son quartier. Les cadavres s’accumulent. LIRE LA SUITE

France80


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