Smaïn contre le Funk


Smaïn, Pas­cal Légitimus, Harlem Désir, Mar­tin Lam­otte et Dominique Lavanant sont sur un bateau. Il coule.

Baston à Stalingrad

Alors là, au-dessus c’est le… Le plan ? Un gag, une course, un mono­logue. Mul­ti­plié par 15. Dans le rôle du mec chi­ant qui devient cool, Richard Ancon­ina aka Moïse, juif ultra ortho­doxe en prove­nance d’Anvers, la Jérusalem du Nord, “comme on l’appelle”. Dans le rôle du mec cool qui va devenir chi­ant, Michel Bou­je­nah aka Albert, cafetier et cein­ture noire de karaté. Moïse qui trans­porte de la poudre de dia­mant va se retrou­ver mêlé à un trafic de cocaïne au fil de quipro­quos dont seul Gérard Oury a le secret. Il cherche alors de l’aide auprès de son frère à qui il avait tourné le dos. Ce qui implique d’innombrables scènes de morale à deux balles. Les voy­ous sont des par­o­dies du gang de RUE BARBARE, chaînes, cuirs, rou­fla­que­ttes, cos­tume blanc, cato­gan, Maxime Ler­oux super-trop-puissant. Le jeu d’Anconina lui, est tou­jours aussi faible (Pialat le lui avait d’ailleurs dit sur le tour­nage de POLICE et il était ren­tré chialer chez lui). La musique de Vladimir Cosma est tou­jours per­ti­nente, Bri­aly en trav­elo mal­heureuse­ment aussi… Et puis il y a une liste assez folle de cameos (Tiki Hol­gado, Michel Muller, Robert Hos­sein, Isabelle Mer­gault à poil), des san­gliers en laisse, une usine Renault sous acides, une remise en ques­tion de plusieurs ver­sets de la Torah, des effets spé­ci­aux précurseurs des ANGES GARDIENS, la poitrine de Souad Ami­dou mais aussi et SURTOUT : une bas­ton de skins sur­réal­iste à Stal­in­grad. POLAR80 plus fort que jamais.

SHREDDER ORPHEUS (1990)

“Skate­boarder named Orpheus go to Hell to stop tele­vi­sion sig­nals that are brain­wash­ing America.”


Triste plutôt que malheureux!

« Même en lui trou­vant toutes les raisons du monde, ce change­ment de cap presque simul­tané d’une grande par­tie de la généra­tion 68 est ce que peine tou­jours à com­pren­dre la généra­tion qui est la mienne. Un change­ment de cap qu’on pour­rait résumer d’un mot sous la fig­ure d’un aban­don de la résis­tance. En effet, ceux-là mêmes qu’obsédait depuis tou­jours l’imaginaire antifas­ciste de la Résis­tance, avec ses jour­naux clan­des­tins, ses por­teurs de valises, ceux qui s’en abreuvèrent peut-être d’autant plus que leurs par­ents avaient sou­vent préféré passer sous silence ces heures som­bres, ceux mêmes qui le placèrent au cœur de leur com­bat de jeunesse “sans fin” con­tre le cap­i­tal­isme, ceux-là inter­dirent ensuite toute résis­tance à l’ordre nou­veau qu’ils étab­lis­saient. Ils se sont acharnés à ren­dre cette résis­tance incon­cev­able, irreprésentable, une fois par­venus au faîte du pou­voir.
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Brit Funk Machine

1980

1981

1982

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PRÉSUMÉ DANGEREUX (1990)

Nice ’89. Pro­duc­tion Ser­gio Gobbi. 205 GTI. Sophie Duez en tailleur. On est bien. On frôle le luxe même dans cette adap­ta­tion méga-libre de James Hadley Chase par Georges Laut­ner, quelque part entre Un Été D’Enfer et Brigade des Moeurs, sans les meules. Accrochez-vous: “Le pro­fesseur For­rester détient la for­mule d’une nou­velle arme nucléaire. Il est très vite déclaré dan­gereux car on craint qu’il ne divulgue tout à n’importe qui. Ses enne­mis l’ont bien com­pris et déci­dent de l’enlever. Mais, Tom Lep­ski le super flic de choc n’est pas loin…

Prends ça le graphisme !

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La liberté, pour quoi faire ?

« À l’heure actuelle, je ne con­nais pas de sys­tème ni de parti auquel on puisse con­fier une idée vraie avec le moin­dre espoir de la retrou­ver intacte, le lende­main, ou même sim­ple­ment recon­naiss­able. Je dis­pose d’un petit nom­bre d’idées vraies, elles me sont chères, je ne les enver­rai pas à l’Assistance publique, pour ne pas dire à la mai­son publique, car la pros­ti­tu­tion des idées est dev­enue dans le monde entier une insti­tu­tion d’État. Toutes les idées qu’on laisse aller toutes seules, avec leurs natte sur le dos et un petit panier à la main comme le Chap­eron Rouge, sont vio­lées au pre­mier coin de rue par n’importe quel slo­gan en uni­forme. Car tous les slo­gans sont en uni­forme, tous les slo­gans appar­ti­en­nent à la police. »
La lib­erté pour quoi faire ?, Georges Bernanos, 1947.
Légende: Mephisto, István Szabó, 1981.

Je suis Schnock

Peur sur la ville ! Le n°13 de la revue Schnock est disponible depuis un mois main­tenant et vous feriez bien de vous abon­ner tant qu’il est encore temps. Dans ce numéro bap­tisé “Arrière les Esquimaux!”, ‘ça va c’est pas trop chaud ?’, vous appren­drez pas mal de trucs sur l’acteur préféré des Français (de l’ère pré-Kad Merad). LIRE LA SUITE

SIMPLE MORTEL (1991)

Paris 1991. Un uni­ver­si­taire, spé­cial­iste en langues anci­ennes, reçoit subite­ment des mes­sages curieux d’origine incon­nue sur son autora­dio, le som­mant d’exécuter des actions étranges mais ter­ri­ble­ment pré­cises. Qu’a t-il fait ? Qu’est ce qu’on lui veut ? Pourquoi ces mes­sages sont-ils pronon­cés en Gaélique ancien ? Est-il vic­time d’un accès de para­noïa incon­trôlable, ou serait-il pos­si­ble que des enjeux gigan­tesques dépen­dent de son obéis­sance aveu­gle ? Mes­sage après mes­sage, il s’apercevra que les acci­dents annon­cés par les voix ont bien lieu dans la réalité…

BOUM !