French Hustler

NYHC Retrospective

Extraits de la revue Carhartt WIP #3, 2019.
Bonus : interview de Howie Abrams et playlist 100% N.Y.H.C.
Ne pas oublier la DEMO93 non plus.

Je n’ai pas de nostalgie…

« Si vous croyez que voir Dubosc, ça m’amuse ? Non, ça m’attriste. D’abord, pour lui. Mais je pense qu’il est lucide. Je ne pense pas qu’il se regarde dans la glace le matin en se disant : « Je suis Alain Delon. » Ou s’il se le dit, c’est qu’il est fou ! Aujourd’hui, je n’ai plus envie de composer pour des merdes qui se tournent. Dans les années 70, et jusqu’en 2009, 2010, c’était énorme. Après, je me suis calmé. Les grands metteurs en scène sont morts. Ou ceux qui restent sont très vieux, donc moins exigeants. (…) LIRE LA SUITE

LOFT (1985)

Point culminant de la filmographie 80’s du réalisateur allemand Eckhart Schmidt (Der Fan, Das Gold der Liebe, Alpha City), le pitch de Loft laisse rêveur : dans un monde futuriste, morbide et apocalyptique, un couple de jeunes yuppies arrogants, Raoul et Raphaela, visite une exposition de peintures surréalistes, hébergée par un groupe de jeunes anarchistes dans leur loft-squat. Sans gêne, ils copulent dans une pièce à l’écart, mais se rendent bientôt compte qu’ils sont observés. Piégés par le gang d’affreux mené par un punk-en-chef nommé Furio qui tient leur « espèce » responsable de la guerre qui a mené à cette Fin du Monde, la torture ne fait que commencer… Mélangez Class of 1984, Christiane F., Decoder et Kamikaze (sans oublier le téléfilm Verlieren), des ambiances délicieusement arty, crades, angoissantes, munies de cuir, de néons et de lames, au discours social bien létal, que les Allemands pré-1989 savaient produire à merveille. Post-punk, science-fiction et série Z, sexe, crime et anarchie ! Le film en HD est ici, sinon sur YouTube :

Doping is not a crime

1919-1939 : les années folles du Tour de France, à coup d’arsenic, de strychnine et de topette. À lire sur RetroNews.

Allez Richard !

Comment réussir son Tour sans bouger de son canapé ?

1. Que répondre à ceux qui vous demandent pourquoi vous regardez ?
Ne vous lancez tout simplement pas dans ce débat. Ceux qui vous posent la question ne peuvent comprendre que le Tour est un existentialisme, marqueur indélébile de votre été alpha, celui de vos 14 ans, et aujourd’hui une nostalgie, le souvenir d’une époque où vous croyiez encore à la possibilité de l’insouciance. C’était le début de l’été, il faisait toujours beau, vous preniez l’antenne et soudain surgissaient les maillots de la Banesto, de la Polti, de la Gewiss, seulement interrompus, parfois, par la voix de Jean-Paul Ollivier. Ces après-midi sans chrono installaient l’idée folle de la vie sans dimanche soir ni lundi, et presque sans temps, qui vous attendait pour les deux mois suivants. Vous partiriez en camping à Vias ou Bormes-les-Mimosas, où vous espériez tomber amoureux. Vous regarderiez les parents charger la voiture comme si vous quittiez tout. En attendant, vous enregistriez des noms et des souvenirs qui, sans le savoir, allaient vous accompagner toute la vie. Melchor Mauri qui porte Laurent Jalabert au pied de Mende, Bjarne Riis qui met fin à l’empire Indurain dans Hautacam, Peter Luttenberg qui perd ses cheveux, Johan Bruyneel qui disparaît derrière un parapet, l’étape de Montbéliard du Tour 97, Jan Ulrich en difficulté dans le col du Hundsruck, qui passe des relais de 500 mètres entre deux scieries, Leonardo Piepoli, Fernando Escartin, Ivan Gotti. Qui peut comprendre cela ? Votre thérapeute, éventuellement. LIRE LA SUITE

Déprime-sur-Seine

Tout le plaisir est pour moi !

« Je ne suis pas là pour faire plaisir aux gens. Je ne me présente pas aux élections, je n’ai pas de message à donner. J’aime la controverse, la polarisation. L’idée même de rechercher l’attention des gens est une forme de mégalomanie. Il faut vivre avec et en rire, cela n’a pas de sens d’en devenir prétentieux. Je cherche à ce que les spectateurs se fassent violence en voyant mes films, pour les éclairer. Je ne forcerai jamais quelqu’un à avoir un sentiment ou une pensée en particulier, et je ne donnerai jamais de réponse. LIRE LA SUITE

30 ans d’acteurs-chanteurs (1965-1995)

Le punk de Jean-Pierre Kalfon, le folk de Valérie Lagrange, le glam de Ticky Holgado, le ska d’Etienne Chicot, la new wave d’Anicée Alvina, la synth-pop d’Elisabeth Wiener, la sophistipop de Gabrielle Lazure ou l’electro de Valérie Lemercier, quand le cinéma français se met vraiment à la musique, voilà ce que ça donne.