La ville sans attaches

« D’après l’analyse de Hen­ning Bech, la sen­sa­tion grisante d’occasion et de lib­erté asso­ciée à la vie urbaine ne provient pas seule­ment de l’abondance des impres­sions disponibles, mais aussi – et peut-être prin­ci­pale­ment – de la « libéra­tion de soi-même » […] – les rela­tions urbaines sont anonymes et n’engagent à rien. Elles sont égale­ment sat­urées d’esprit con­sumériste : on ne s’y engage que pour les dis­soudre à nou­veau, elles durent autant que le plaisir qu’elles pro­curent, et s’effondrent dès qu’un plaisir plus grand, provenant d’une source dif­férente, com­mence à pointer le bout de son nez : on con­tracte les ren­con­tres for­tu­ites humaines aussi facile­ment qu’on s’en débar­rasse, comme pour l’appropriation des arti­cles de super­marché, puisqu’elles ne sont motivés et soutenus que par des atten­tions et désirs insta­bles. LIRE LA SUITE

Les Nazis à la Télévision

UGC Illimité 6

Vous les avez tous ratés en salle ? Vous êtes trop pau­vres pour la carte UGC Illim­ité ? Vous vous en bran­lez ? Les Allocinéphiles sont là pour vous, ils ne font jamais dans la den­telle et visent tou­jours juste. La preuve.

HER (Spike Jonze)

Jmar­tine: 2.5 — Moyen
Un scé­nario com­plète­ment tordu…un film bavard même si la voix de Scar­lett Johans­son a son charme, trop long et au milieu de ces dia­logues inter­minables, des pro­pos prémonitoires..science fic­tion, sim­ple antic­i­pa­tion (métaphore de nos soli­tudes devant nos écrans d’ordinateurs, tablettes ou télé­phones), utopie ou dystopie, fable amère sur ce qui nous attend prochaine­ment, pri­mauté des rela­tions virtuelles sur le réel y com­pris en amour…intrigant sinon inquiétant…malgré les belles pho­tos d’intérieurs high tech et les échap­pées sur Los Ange­les, je me suis par­fois ennuyé… LIRE LA SUITE

La plaie du monde civilisé

« – Vous êtes un enfant, répéta Clara… Et vous par­lez comme en Europe, cher petit cœur… Et vous avez de stu­pides scrupules, comme en Europe… En Chine, la vie est libre, heureuse, totale, sans con­ven­tions, sans préjugés, sans lois… pour nous, du moins… Pas d’autres lim­ites à la lib­erté que soi-même… à l’amour que la var­iété tri­om­phante de son désir… L’Europe et sa civil­i­sa­tion hyp­ocrite, bar­bare, c’est le men­songe… Qu’y faites-vous autre chose que de men­tir, de men­tir à vous-même et aux autres, de men­tir à tout ce que, dans le fond de votre âme, vous recon­nais­sez être la vérité ?… LIRE LA SUITE

Au revoir

LES INVALIDES — Au revoir 1978–1981 (2013, Kernkrach)

CANICHE (1979)

Un frère, une sœur ; et un caniche nommé Dany, per­son­nage cen­tral du film. Tous trois vivent dans une grande mai­son héritée de la famille. Tout pour­rait aller pour le mieux sauf que ce petit être guilleret à poil blanc, syn­onyme d’amour et de caresses, va devenir LE DÉMON. LIRE LA SUITE

Présent perpétuel

« Dans la vie-jeu des con­som­ma­teurs post­mod­ernes, les règles changent sans arrêt en cours de par­tie. La stratégie annon­cée con­siste donc à ne faire durer aucune par­tie – de sorte qu’un jeu de vie mené raisonnable­ment demande la divi­sion d’une même grande par­tie glob­ale, dotée d’enjeux colos­saux, en une série de par­ties brèves et étroites dotées de petits enjeux. Les principes directeurs de tout com­porte­ment rationnel devi­en­nent : « Déter­mi­na­tion à vivre un jour après l’autre » et « Décrire la vie quo­ti­di­enne comme une suc­ces­sion d’urgences mineures ».

Ne faire durer aucune par­tie sig­ni­fie se méfier des engage­ments à long terme. Refuser d’être « fixé » d’une manière ou d’une autre. Ne pas se faire lig­oter à un endroit, quand bien même il est présen­te­ment agréable d’y faire une halte. Ne pas con­sacrer entière­ment sa vie à une seule voca­tion. Ne jurer con­sis­tance et loy­auté à rien ni per­sonne. LIRE LA SUITE

Coup de Tête.



Dites-lui que je l’aime, 1977, Claude Miller.

Life in Tokyo

Le meilleur groupe de l’ère Neo-Romantics aura bien­tôt sa vraie biogra­phie, A For­eign Place.
Lisez l’interview d’Anthony Reynolds à pro­pos de Japan sur Noisey.

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La France se hait !

« Est-ce aimer la France ? S’aimer soi-même ? Ou, plus sim­ple­ment, aimer un ordre théâ­tral à l’intérieur duquel tri­om­phe la plus évidente mais aussi la plus facile des grandeurs mise en scène ? Chez les mau­vais auteurs, le thème du jardin à la française se dou­blera d’un autre cliché d’amour cour­tois, “la France grande dame”. Qu’il devient froid, l’amour de la France ! LIRE LA SUITE