Cons de Français !

Le temps passe et les têtes tombent

« C’est comme ça que Batou a récolté deux têtes, un dou­blé assez rare. Elles con­stituent deux beaux trophées, qui sen­tent encore. Les pre­miers jours, je me demande com­ment le vil­lage a pu résis­ter à une pareille puan­teur. Je prends deux pho­tos. Mal­heureuse­ment je ne dis­pose pas de flash, et c’est sous la lumière de pau­vres chan­delles que je tire en pose, appuyé con­tre un poteau. L’une des têtes por­tent encore des cheveux, et des cen­taines de vers blancs bat­i­fo­lent sur les lèvres qui pen­dent, oh com­bien bas… Pas foli­chon, et quelle réu­nion de mouches ! Drôles de mœurs décidé­ment. Enfin, ça les regarde. Qu’ils coupent les têtes qu’ils veu­lent, du moment que ce n’est pas la mienne, mais qu’ils n’empestent pas tout le vil­lage. La fin de l’histoire, authen­tique, ne manque pas de fumet. Le dernier œil, qui pendait encore, étant tombé par terre, fut ramassé par un enfant de deux ans qui, sans doute dégoûté par cette odeur peu appétis­sante, le jeta dans la mar­mite. C’est sa mère, au cours du repas, qui décou­vrit le pau­vre œil… sous sa dent. Ces têtes avaient été coupées huit jours plus tôt… LIRE LA SUITE

Going to England

CLEANERS FROM VENUS — Going To Eng­land (1987, RCA)

ENNEMIS INTIMES (1987)

Paul Tayar (Wadeck Stanczack) tient un cinéma dans des locaux désaf­fec­tés à flanc d’une côte déser­tique. Il y ren­con­tre Mona (Ingrid Held), qui cherche son père. Ils s’éprennent l’un de l’autre, mais la comé­di­enne part tourner à l’étranger. Plus tard, lors d’une pro­jec­tion, des loubards molestent un spec­ta­teur âgé, Baudin (Michel Ser­rault), qui s’avère être le mari de Mona. Mal­gré leur rival­ité, les deux hommes doivent s’allier pour résis­ter aux attaques des jeunes voy­ous hys­tériques qui assiè­gent le bâtiment…

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Comment transformer un honnête chrétien en authentique païen

« Bien que mes con­nais­sances en eth­nolo­gie ne soit pas très éten­dues, j’ai néan­moins, comme tout le monde, entendu par­ler de ces épreuves que cer­taines peu­plades font subir aux jeunes hommes, ces fameuses ini­ti­a­tions si folk­loriques… En Nouvelle-Guinée, dans cer­taines tribus, on incise le gland du pénis avec un silex. Chaque civil­i­sa­tion prim­i­tive a sa petite spé­cial­ité, sou­vent assez bar­bares à nos yeux. J’espère qu’ici ils ne vont pas me mutiler le pis­to­let ; de toute façon, il n’est pas ques­tion qu’ils me trafiquent le zizi, palek ou pas palek. Il y a des choses aux­quelles on tient… […]
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Mate mes Chrome

CHROME — Feel it like a sci­en­tist (2014, Kings of Spades)

Coup de Torchon !

Baudelaire la baudruche

« Tenez, rou­vrons les Fleurs du Mal. Voici l’Homme et la Mer. Rassurez-vous, je me bornerai à en lire le pre­mier vers : Homme libre, tou­jours tu chéri­ras la mer. Affir­ma­tion péremp­toire et gra­tu­ite. Un homme libre peut très bien détester la mer. Voyons main­tenant les Chats. Le son­net com­mence ainsi : Les amoureux fer­vents et les savants austères – Aiment égale­ment en leur mûre sai­son — Les chats puis­sants et doux… Je vous le demande, pourquoi les amoureux et les savants aimeraient-ils néces­saire­ment les chats et pourquoi en leur mûre sai­son ? LIRE LA SUITE

Cleaners From Venus

CLEANERS FROM VENUS — F.U.N. (1982, On Any Nor­mal Mon­day)
CLEANERS FROM VENUS — Mar­i­lyn On A Train (1983, In The Golden Autumn)
CLEANERS FROM VENUS — Drown­ing But­ter­flies (1984, Under War-time Con­di­tions)
CLEANERS FROM VENUS — Sum­mer In A Small Town (1984, Under War-time Con­di­tions)

Les cons n’ont jamais de cancer

Tous les trois mois, il est tou­jours là, com­pact et souri­ant en coin, le dernier numéro de Schnock. Il m’est arrivé de sauter des arti­cles mais pas encore de m’en lasser, et ce mal­gré le cap des 3 ans. Tu vas faire quoi Beigbeder ? Tu vas appeler les flics ? ‘culé ! Bon, dans ce douz­ième numéro con­sacré au mec qui pour­rait plus dire aujourd’hui ce qu’il dis­ait à l’époque et qu’on en fait plus des comme ça, oui, Pierre Desproges. C’était inévitable. Et pourquoi on s’en priverait, sérieux ? A l’heure même où LUI affiche son mau­vais goût revendiqué sur tous nos kiosques. Nom de Dieu. LIRE LA SUITE