Hélas !

« Je l’ai écrit. Je l’écrirai encore : la guerre qui vient ne sera rien d’autre qu’une crise d’anarchie généralisée. Puisqu’il s’agit simplement de dépeupler un continent qui compte trop de bras, trop de mains pour la perfection de sa machinerie, rien n’oblige plus à user de moyens aussi coûteux que l’artillerie. Lorsqu’un petit nombre d’espions ravitaillés par les laboratoires et menant de ville en ville une confortable existence de touristes, suffiront à réduire de cinquante pour cent la population, en développant la peste bubonique, généralisant le cancer et empoisonnant les sources, appellerez-vous ça aussi la guerre, hypocrites ? Les décorerez-vous de la Croix de Saint-Louis ou de la Légion d’honneur, vos courtiers en morve et en choléra ? Pas même moyen de fêter l’Armistice, puisqu’il n’y aura pas plus d’armistice qu’il n’y aura eu de déclaration de guerre, les gouvernements protestant la main sur le cœur, de leur volonté pacifique et jurant leurs grands dieux qu’ils ne sont absolument pour rien dans ce curieux déchaînement d’épidémies. Sans doute, je traduis votre pensée intime en images dont la banalité vous irrite et contre lesquelles vous pouvez vous défendre. (…)

LIRE LA SUITE

Infectious Groove

What happens when metal gets infected by industrial virus? It’s Pandemonium!

La bêtise…

…l’agressivité commerciale, voilà ce qu’il faut combattre ! C’était le mot d’ordre de Bernard Villemot, affichiste de légende abordé furtivement dans le Schnock #18, et bien plus en profondeur dans le Schnock #34 qui sort ce 4 mars. À vos francs !

Sortilège !

La chronique sur Somewhere/Else.

1917 x 10

L’ultime selfie

« Dans la période où se déroule le roman, Patrick Bateman appartenait déjà au 1 % qui n’avait pas encore été nommé ainsi, comme il en ferait partie aujourd’hui. Mais vivrait-il ailleurs, avec des intérêts différents ? Est-ce que les progrès de l’expertise médico-légale – pour ne pas mentionner les caméras de Big Brother virtuellement à chaque coin de rue – l’empêcheraient de se tirer sans dommage des meurtres qu’il confesse avoir commis au lecteur, ou bien l’expression de sa rage prendrait-elle une autre forme ? Hanterait-il les réseaux sociaux en tant que troll utilisant des fausses identités ? Aurait-il un compte Twitter pour se vanter de ce qu’il a accompli ? Présenterait-il sur Instagram sa richesse, ses abdominaux, ses victimes potentielles ?

LIRE LA SUITE

From Rhône-Alpes to Traplanta

Co-fondateur du magazine Gasface qui a régné en riant sur la décennie 2000, co-réalisateur et co-scénariste pour Arte (New-York Minute, Helltrain) ou Dailymotion (Lookin4Galt), Mathieu Rochet a signé son premier projet solo en 2019, Lost in Traplanta, une plongée à la fois real et drôle au cœur de la nouvelle capitale du rap. Il y a quelques semaines, on s’est posé ensemble pour passer sa vie en revue (et surtout caler sa tête dans le Red Bulletin), de ses débuts vandales à Lyon à son pèlerinage à Atlanta en passant par Londres, New-York, la Suisse, les scandales, Madlib et David Ginola.

LIRE LA SUITE

David Geffen : démon ou génie ?

« Les géants de l’industrie de l’entertainment américain viennent souvent des finances, des banques, fréquemment de la télévision ou des agences de talents, parfois du cinéma, presque jamais de l’industrie du disque. Sauf David Geffen.

Avec Motown, Berry Gordy a su vendre la pop music aux teenagers blancs, en rendant la musique noire « hip ». David Geffen va faire mieux : il va rendre le rock « soft » et la pop « cool ». Ce passage du « hip » au « cool » est un tournant important pour l’entertainment.

Si Berry Gordy est né noir, David Geffen est né pauvre. « En Amérique, la plupart des riches ont commencé par être pauvres », explique Tocqueville, en une formule célèbre. Issu d’une famille juive européenne émigrée de Tel-Aviv (alors encore en Palestine), Geffen a grandi dans les années 1940 dans le quartier juif de Brooklyn à New York. Autodidacte, il n’a jamais fini ses études universitaires, même s’il s’invente un diplôme de UCLA, l’université publique de Californie, pour obtenir un premier job à vingt ans chez l’une des « talent agencies » d’Hollywood, William Morris. Il commence à distribuer le courrier dans les bureaux et observe les gens parler au téléphone. « Je les écoutais parler et je me suis dit : je peux faire ça moi aussi. Parler au téléphone. »

LIRE LA SUITE

Salut les années 2010

LES 101 TITRES DE LA DÉCENNIE :

  1. Gatekeeper – Chains
  2. Jimmy Edgar – My Beats
  3. Class Actress – Careful What You Say
  4. Led Er Est – Port Isabel
  5. Martial Canterel – You Today
  6. Automelodi – Schéma corporel
  7. Dernière Volonté – Peut-être
  8. Blessure Grave – The Cycle
  9. Odd Future – Splatter
  10. Tense – Sin Realite
  11. Trust – F.T.F
  12. Wild Gemini – Golden Haze
  13. Cult Of Youth – The Dead Sea
  14. Kurt Vile – In My Time
  15. Spectrals – Get a Grip
  16. Turnstile – Death Grip
  17. Iceage – White Rune
  18. Die Selektion – Du Rennst
  19. John Maus – Cop Killer
  20. Wugazi – S.R.E.A.M.
  21. Chief Keef – I Don’t Like
  22. Lust For Youth – Ecstacy
  23. Chairlift – Amanaemonesia
  24. Grimes – Oblivion
  25. Kindness – Cyan
  26. Rick Ross & Drake – Stay Schemin’
  27. Cobra – Nihilistes
  28. Twitching Tongues – Preacher Man
  29. Title Fight – Head in the Ceiling
  30. Real Lies – World Peace
  31. Danny L Harle – Broken Flowers
  32. La Femme – Nous étions deux
  33. Molly Nilsson – Out There
  34. Sophie – Bipp
  35. Turnstile – Keep It Moving
  36. Body Count – Talk Shit Get Shot
  37. Power Trip – Manifest Decimation
  38. Kaaris – Chargé
  39. Alkpote – Désanussage
  40. Antwon & Lil Ugly Mane – Rain Song
  41. Communions – Forget It’s a Dream
  42. First Hate – Girls in the Club
  43. Migos – Antidote
  44. Mizery – Injustice 4 All
  45. Angel Du$t – Xtra Raw
  46. Nai Harvest – Rush
  47. The Garden – Crystal Clear
  48. QT – Hey QT
  49. Vald – Bonjour
  50. Katerine – ADN
  51. The Populists – Soft Power
  52. Lust For Youth – Illume
  53. PNL – J’suis PNL
  54. Kali Uchis – Ridin’ Round
  55. Dâm-Funk – We Continue
  56. Rae Sremmurd – Up Like Trump
  57. Prayers – Young Gods
  58. Oneohtrix Point Never – Animals
  59. Digital Octopus – Voice of a Generation
  60. Agar Agar – Prettiest Virgin
  61. Abra – Crybaby
  62. A$AP Ferg & Future – New Level
  63. Gucci Mane & Kanye West – Pussy Print
  64. Dark Polo Gang – Dark Boy
  65. Shay – Ma retraite
  66. Kekra – Porque Hombre
  67. Kero Kero Bonito – Picture This
  68. Jessy Lanza – Never Enough
  69. G Perico – Can’t Play
  70. YG & Kamayiah – Why You A Hatin’
  71. Skepta – Shutdown
  72. DMA’s – In the Moment
  73. Culture Abuse – Dream On
  74. Higher Power – Can’t Relate
  75. No Warning – Sanctuary
  76. CCFX – The One to Wait
  77. Kirin J. Callinan – Bravado
  78. Samantha Urbani – 1 2 3 4
  79. Lil Yachty – Priorities
  80. Migos – T-shirt
  81. Pond – Colder Than Ice
  82. Sheck Wes – Mo Bamba
  83. DJ Boneyard – That’s Right
  84. Kekra – 9 mili
  85. Niska – B.O.C.
  86. The Garden – All Access
  87. Mindforce – Excalibur
  88. Amyl & The Sniffers – Some Mutts
  89. Glitterer – Did Not
  90. Porches – Find Me
  91. Bea1991 – Wdsg?
  92. 21 Savage & J.Cole – A Lot
  93. Di-Meh,Makala,Slimka – Depeche Mode
  94. Poppy – Chick Chick
  95. Kedr Livyanksi – Your Need
  96. Omar S – Games That We Play
  97. XXXTentacion – Moonlight
  98. Koffee – Rapture
  99. Yo Gotti & Lil Baby – Put a Date On It
  100. Issues – Drink About It
  101. 3Teeth – Exxxit

50 films OK de la décennie

’71 (2014, Yann Demange)
A Most Violent Year (2015, J.C. Chandor)
A.C.A.B. (2012, Stefano Sollima)
Bacurau (2019, Kleber Mendonça Filho)
Bullhead (2011, Michaël R. Roskam)
Dallas Buyers Club (2014, J.M. Vallée)
Der Hauptmann (2018, Robert Schwenke)
Dragged Across Concrete (S. Craig Zahler)
Everybody Wants Some (Richard Linklater)
First Reformed (2018, Paul Shrader)

LIRE LA SUITE