Champion pour l’éternité

« Entre 14 et 16 ans j’étais ‘smur­feur’, il y avait Sid­ney, H.I.P. H.O.P., j’adorais la danse. A cette époque-là de ma vie, un de mes rêves était d’être danseur der­rière Michael Jack­son ou Madonna, des stars qui envoient, quoi. Mais Stéphanie, je ne l’ai pas séduite par la danse mais par la per­sonne que j’étais à l’époque, bon vivant, charmeur, ambitieux. J’étais juste un cycliste connu régionale­ment, et encore à l’époque, tu dis­ais à un jeune ‘je fais du vélo’, c’était un peu la honte, t’étais un ringard, c’est pas le foot ou le beach-volley… LIRE LA SUITE

Le banlieusard tropical

Castel­hemis, de son véri­ta­ble nom Philippe Laboudigue, est né à Neuilly sur Seine le 11 juil­let 1948, mais il passera toute son enfance à Mont de Marsan, au cœur du pays Landais. Ado, ses 2 pas­sions étaient la gui­tare et le moyen-âge. Il fit ses pre­mières armes au sein d’une troupe d’animation médié­vale dans laque­lle il s’exercera au joyeux métier de trou­ba­dour. De cette péri­ode lui restera un surnom : Cas­tel. En 1969, avec son ami Bernard Vendôme, ils com­posent eux-mêmes les chan­sons et les bal­lades qu’ils inter­prè­tent au sein d’un spec­ta­cle de cheva­liers (Cas­tel & Vendôme).


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Une mode insensée

« — Tout, dans les femmes, doit avoir un sexe, l’habillement, la coif­fure, la chaus­sure, surtout la chaus­sure, qui doit être d’autant plus soignée que c’est en elle-même, la par­tie la moins agréable de l’habillement. II est très impor­tant pour les mœurs, très impor­tant pour les femmes, que leur habille­ment tranche avec le nôtre ! Elles perdraient de leurs attraits par le rap­proche­ment. Mais sup­posons qu’elles n’en perdis­sent pas, et qu’elles com­mu­ni­quassent au con­traire leur charme de sexe à l’habillement des hommes ! il en résul­terait un grave incon­vénient pour les mœurs… LIRE LA SUITE

Au cœur de l’intolérance…

Le Feu de la Saint-Jean

« J’aime quelque­fois autant la folie des anciens usages ou leur sim­p­lesse bonace, pourvu qu’ils ne soient pas nuis­i­bles, que la sagesse des nouveaux.

C’était le soir de la veille de Saint-Jean. Tout le monde allait à la Grève voir tirer un feu mesquin ; du moins tel était le but du grand nom­bre. Mais cer­taines gens en avaient un dif­férent. Les filous regar­daient cette fête comme un béné­fice annuel ; d’autres, comme une facil­ité pour se livrer à un lib­erti­nage bru­tal. Toutes les occa­sions d’attroupement, quelles qu’elles soient, devraient être sup­primées, à cause de leurs incon­vénients. Du Hameauneuf m’accompagnait, sans que je le susse. Je l’aperçus à l’entrée du quai de Gesvres. Nous marchâmes ensem­ble : — Si vous voulez observer, me dit il, il faut un peu vous exposer. Ce n’est pas à la lisière de la tourbe que rien se passe, avançons. » Je sen­tis qu’il n’avait pas tort, et quelque répug­nance que j’y eusse, je perçai la foule à la suite de mon con­duc­teur. LIRE LA SUITE

Les Inconnus en 1992

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IL TEMPO DEGLI ASSASSINI (1975)

Aussi connu sous le titre La Bagarre du Samedi soir, ce film de Mar­cello Andrei (égale­ment auteur de Viol à l’italienne en 1963, ça ne s’invente pas) est l’apothéose du film crim­inel ital­ien des années 70 con­tant le quo­ti­dien de jeunes réu­nis en gangs semant le trou­ble à l’ordre pub­lic et arbo­rant des t-shirts hor­ri­ble­ment pas­tel. Ultra­vi­o­lence, loi du flinguot, absence totale de morale, con­flit de généra­tions, glaces une boule, viols, agres­sions, déra­pages, braquages, misog­y­nie exac­er­bée, tirades mis­an­thropes en veux-tu en voilà, le tout sub­limé par la muse d’Andy Warhol, Joe Dal­lessan­dro, qui s’éloigne pour la pre­mière fois de la Fac­tory pour un shot de réal­isme au pays (quelques années avant de s’échouer chez Cather­ine Breil­lat). C’est peut-être le poliziotteschi des poliziotteschi, Mag­ali Noël et Mar­tin Bal­sam en prime, là où le côté car­toon finit par s’effacer pour laisser place à un con­stat froid et sans con­ces­sion : la vie c’est de la merde, et à la fin, on meure. LIRE LA SUITE

Quelle est donc la cause de ce sentiment destructeur ?

« Il n’est pas d’être dans la nature qui ne soit méchant. Tout indi­vidu aime à faire du mal, à détru­ire son sem­blable et les autres êtres. Les her­bi­vores même ne sont pas inno­cents ; ils frap­pent, ils mor­dent, ils écrasent. L’homme aime à détru­ire pour détru­ire. Mille fois je me suis senti le cruel désir de tuer une belle grosse mouche à miel noire ou bour­don qui venait sucer à ma fenêtre les fleurs des pyra­mi­dales et j’avais besoin de la réflex­ion pour m’en empêcher. Quelle est donc la cause de ce sen­ti­ment destruc­teur qui est naturel à tous les êtres ? Est-ce la con­ser­va­tion per­son­nelle aux dépens des autres exis­tences ? Est-ce une impul­sion de la nature, qui, en même temps qu’elle viv­i­fie tout, veut que tout cesse et met autant de moyens de destruc­tion que de pro­duc­tion ? Il faut le croire. Qu’est ce donc que la vertu, dans l’homme social ? C’est l’effet d’un sen­ti­ment moral et fac­tice, fondé sur la réciproc­ité, qui nous fait con­tin­uelle­ment sur­mon­ter la nature pour faire du bien aux autres. Est-ce unique­ment le goût du plaisir ou le désir de la prop­a­ga­tion qui fait que tant d’hommes cherchent à dégrader les filles, les femmes ? Non : dans le régime social, c’est un sen­ti­ment d’ogre, un sen­ti­ment oppres­sif qui porte des êtres cru­els à plonger dans la pros­ti­tu­tion dégradante, à per­dre, pour la société, une jeune infor­tunée qui d’abord excita leur admi­ra­tion, puis leurs désirs brutaux… »

Les Nuits de Paris, Nico­las Edme Res­tif de la Bre­tonne, 1788.
Légende : Park­ings vio­lents, Guil­laume Bres­son, 2010.

AMORE TOSSICO (1983)

HIGH-RISE

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