Je n’ai pas de nostalgie…

« Si vous croyez que voir Dubosc, ça m’amuse ? Non, ça m’attriste. D’abord, pour lui. Mais je pense qu’il est lucide. Je ne pense pas qu’il se regarde dans la glace le matin en se dis­ant : “Je suis Alain Delon.” Ou s’il se le dit, c’est qu’il est fou ! Aujourd’hui, je n’ai plus envie de com­poser pour des merdes qui se tour­nent. Dans les années 70, et jusqu’en 2009, 2010, c’était énorme. Après, je me suis calmé. Les grands met­teurs en scène sont morts. Ou ceux qui restent sont très vieux, donc moins exigeants. (…) LIRE LA SUITE

Doping is not a crime

1919–1939 : les années folles du Tour de France, à coup d’arsenic, de strych­nine et de topette. À lire sur RetroNews.

Comment réussir son Tour sans bouger de son canapé ?

1. Que répon­dre à ceux qui vous deman­dent pourquoi vous regardez ?
Ne vous lancez tout sim­ple­ment pas dans ce débat. Ceux qui vous posent la ques­tion ne peu­vent com­pren­dre que le Tour est un exis­ten­tial­isme, mar­queur indélé­bile de votre été alpha, celui de vos 14 ans, et aujourd’hui une nos­tal­gie, le sou­venir d’une époque où vous croyiez encore à la pos­si­bil­ité de l’insouciance. C’était le début de l’été, il fai­sait tou­jours beau, vous pre­niez l’antenne et soudain sur­gis­saient les mail­lots de la Banesto, de la Polti, de la Gewiss, seule­ment inter­rom­pus, par­fois, par la voix de Jean-Paul Ollivier. Ces après-midi sans chrono instal­laient l’idée folle de la vie sans dimanche soir ni lundi, et presque sans temps, qui vous attendait pour les deux mois suiv­ants. Vous par­tiriez en camp­ing à Vias ou Bormes-les-Mimosas, où vous espériez tomber amoureux. Vous regarderiez les par­ents charger la voiture comme si vous quit­tiez tout. En atten­dant, vous enreg­istriez des noms et des sou­venirs qui, sans le savoir, allaient vous accom­pa­g­ner toute la vie. Mel­chor Mauri qui porte Lau­rent Jal­abert au pied de Mende, Bjarne Riis qui met fin à l’empire Indurain dans Hau­ta­cam, Peter Lut­ten­berg qui perd ses cheveux, Johan Bruyneel qui dis­paraît der­rière un para­pet, l’étape de Mont­béliard du Tour 97, Jan Ulrich en dif­fi­culté dans le col du Hund­sruck, qui passe des relais de 500 mètres entre deux sci­eries, Leonardo Piepoli, Fer­nando Escartin, Ivan Gotti. Qui peut com­pren­dre cela ? Votre thérapeute, éventuelle­ment. LIRE LA SUITE

Déprime-sur-Seine

Tout le plaisir est pour moi !

« Je ne suis pas là pour faire plaisir aux gens. Je ne me présente pas aux élec­tions, je n’ai pas de mes­sage à don­ner. J’aime la con­tro­verse, la polar­i­sa­tion. L’idée même de rechercher l’attention des gens est une forme de méga­lo­manie. Il faut vivre avec et en rire, cela n’a pas de sens d’en devenir pré­ten­tieux. Je cherche à ce que les spec­ta­teurs se fassent vio­lence en voy­ant mes films, pour les éclairer. Je ne forcerai jamais quelqu’un à avoir un sen­ti­ment ou une pen­sée en par­ti­c­ulier, et je ne don­nerai jamais de réponse. LIRE LA SUITE

30 ans d’acteurs-chanteurs (1965–1995)

Le punk de Jean-Pierre Kal­fon, le folk de Valérie Lagrange, le glam de Ticky Hol­gado, le ska d’Etienne Chicot, la new wave d’Anicée Alv­ina, la synth-pop d’Elisabeth Wiener, la sophis­tipop de Gabrielle Lazure ou l’electro de Valérie Lemercier, quand le cinéma français se met vrai­ment à la musique, voilà ce que ça donne.

La fabrication du mainstream

« La cam­pagne com­mer­ciale d’un long-métrage hol­ly­woo­d­ien est un véri­ta­ble plan de bataille coor­donné sur plusieurs con­ti­nents. C’est l’étape essen­tielle de tout film main­stream. Durant les trente dernières années, ces cam­pagnes se sont pro­fes­sion­nal­isées et leur coût a décu­plé (env­i­ron 2 mil­lions de dol­lars pour un film de stu­dio en moyenne en 1975 ; 39 mil­lions en moyenne en 2003, mais fréquem­ment plus de 100 mil­lions pour les prin­ci­paux block­busters). LIRE LA SUITE

BLACK MASS (2015)

Dix ans après The Departed de Scors­ese, 25 ans après State of Grace, Strictly Crim­i­nal redore le bla­son de l’Irishploitation en nous con­tant l’histoire du “plus grand gang­ster améri­cain” (tué en prison l’année dernière après des années de cav­ale), James ‘Whitey’ Bul­ger, joué ici par un Johnny Depp plus chauve et gri­maçant que jamais. Avalanche de tronches, asso­ci­a­tion de flics mal­fai­teurs, coups bas/coups de pres­sions, et beau­coup, beau­coup de voitures, longues, larges et lardées de balles. LIRE LA SUITE

Disney über alles

« À l’origine du Roi Lion en comédie musi­cale, il y a le suc­cès du film qui en trois ans de dis­tri­b­u­tion, salles, home video et pro­duits dérivés inclus, a rap­porté près d’un mil­liard de dol­lars. « Eis­ner savait que les indus­tries créa­tives doivent con­stam­ment se renou­veler. Il ne voulait pas que Dis­ney devi­enne un musée, il fal­lait donc se réin­ven­ter chaque jour. C’est pour cette rai­son, puisque j’avais fait le film pour Dis­ney, qu’il m’a finale­ment donné le feu vert pour emmener Le Roi Lion à Broad­way », explique Schu­macher. Qui s’engage dans l’aventure avec les moyens financiers que l’on imag­ine. Pour expéri­menter le pro­jet, Dis­ney débloque immé­di­ate­ment 34 mil­lions de dol­lars. Deux­ième étape : le rachat d’un célèbre théâtre de la 42e rue, l’Amsterdam, un bijou d’architecture Art nou­veau datant de 1903, avec ses pein­tures murales allé­goriques, ses frises et ses mosaïques, peu à peu tombé à l’abandon à mesure que les sex-shops, la pros­ti­tu­tion, la drogue et les gangs ont envahi la rue. LIRE LA SUITE

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