TOUS LES ARTICLES AVEC Cinéma

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« A par­tir de 1950, cent mille sol­dats améri­cains ont sta­tionné entre Bor­deaux, La Rochelle, Saint-Nazaire, Poitiers, Château­roux, Chi­non, jusqu’à Fontainebleau, Reims, Ver­dun. Orléans était le cen­tre stratégique chargé de l’approvisionnement et de la ges­tion en hommes et matériels du SHAPE en Europe. Aux camps de Maison-Fort et de Harbord-Barracks à Olivet, deux hôpi­taux de mille lits cha­cun étaient prêts pour accueil­lir les blessés d’une troisième guerre mon­di­ale immi­nente. Au camp La Forêt près de Fleury-les-Aubrais se trou­vaient les écoles pour les mille cinq cents kids trans­portés chaque jour en school bus matin et soir ; ce camp abri­tait aussi une laverie-blanchisserie et une boulan­gerie indus­trielle fab­ri­quant le pain de mie et aux raisins pour les quinze mille Améri­cains de la zone, civils, épouses et enfants com­pris. Ils avaient leurs ter­rains de base-ball et de foot­ball améri­cain, leurs lieux de culte, leurs ciné­mas qui pas­saient des films avant Paris — chaque jour deux séances, un film dif­férent — et leurs bowl­ings, bib­lio­thèques, agences de voy­ages, golfs pour officiers. Tout était fait pour qu’ils ne se sen­tent pas dépaysés dans une ville de soix­ante mille habi­tants — un peu com­plexés par ces “Ricains” mod­ernes, mobiles, organ­isés et puis­sants. LIRE LA SUITE

Février du cinéma français

- Greg a fondé une entre­prise nom­mée Alibi.com qui crée tout type d’alibi. Avec Augustin son asso­cié, et Medhi son nou­vel employé, il éla­bore des strat­a­gèmes et mises en scène impa­ra­bles pour cou­vrir leurs clients. Mais la ren­con­tre de Flo, une jolie blonde qui déteste les hommes qui mentent, va com­pli­quer la vie de Greg, qui com­mence par lui cacher la vraie nature de son activ­ité. Lors de la présen­ta­tion aux par­ents, Greg com­prend que Gérard, le père de Flo, est aussi un de leurs clients…

- Pour leur per­me­t­tre de mieux se con­naître, dix per­son­nes appelées à tra­vailler ensem­ble se prê­tent à un jeu de vérité par des questions-réponses. Petit à petit, cha­cun réalise que ce jeu leur échappe com­plète­ment…
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Le sale mec

« Aimant assez la logique des mots, je vais essayer de m’y can­ton­ner, espérant ne pas me faire trop de nou­veaux enne­mis. Je suis nanti en ce domaine.

Le cinéma intel­lectuel n’existe pas, n’a jamais existé, n’existera jamais.

Le cinéma n’est pas un art.

Les gens qui entrent dans une salle de cinéma s’appellent des spec­ta­teurs. Le cinéma est donc un spec­ta­cle. Un grand film est des­tiné à plaire à des mil­lions de spec­ta­teurs. On ne fait pas de l’art pour autant de gens. Il faudrait, par con­séquent, faire des petits films. Or, le but d’un cinéaste est de faire des grands films. Du moins quand il le peut.

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UGC Illimité 9

Le moins pire de l’année :

1. Every­body Wants Some!!, Lin­klater.
2. The Strangers, Na Hong-jin.
3. Dernier Train Pour Busan, Yeon Sang-ho.
4. The Invi­ta­tion, Karyn Kusama.
5. Bel­gica, Felix Van Groenin­gen.
6. Elle, Paul Ver­ho­even.
7. Irréprochable, Sébastien Marnier.
8. Green Room, Jeremy Saulnier.
9. Pre­mier Con­tact, Denis Vil­leneuve.
10. Mau­vaise Graine, Clau­dio Cali­gari.
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Jacques Rouffio : Du sucre sur le dos

Après que le Rideau de Fer soit tombé, les rideaux des ciné­mas ne se sont plus jamais rou­verts pour les films de Jacques Rouf­fio. L’Orchestre Rouge est son dernier long-métrage sorti en salles, il y a 27 ans, dénon­ci­a­tion du nazisme et du bolchevisme adap­tée de Gilles Per­ault et pré­fig­u­rant la chute de l’empire sovié­tique. Il ne tourn­era ensuite que pour la télévi­sion des adap­ta­tions de romans, un cycle entamé en 1988 avec L’Argent de Zola, Le Roman de Charles Pathé en 1995 ou plus récem­ment Mau­pas­sant pour la 2. Alors, pourquoi Rouf­fio ne tour­nait plus ? Il aura fallu atten­dre fin 2012 pour qu’un fes­ti­val de cinéma lui rende enfin hom­mage, les Feux Croisés dans le Fin­istère. Il était temps, Rouf­fio nous a quitté le 8 juil­let dernier, après une longue con­va­les­cence dans le 13ème arrondisse­ment de Paris. Rouf­fio n’a pas été qu’un témoin de la car­rière de Romy Schnei­der (il appa­raît dans 3 doc­u­men­taires sur elle) qu’il dirigea dans le dernier film de l’actrice La Pas­sante du Sans-Soucis (adap­ta­tion de Joseph Kessel). Quoiqu’en pense la cri­tique et Pre­mière, je cite: “Les films qu’il a tournés après 1975 l’ont remis à sa juste place: celle d’un arti­san à la main par­fois lourde”, sa main lourde aurait très bien pu tomber à nou­veau sur quelques têtes molles ! Ses quelques films vir­u­lents et vision­naires, à l’instar d’un Yves Bois­set, raison­nent encore dans le monde d’aujourd’hui. Et plus par­ti­c­ulière­ment sa triplette des années 70, ère de la comédie cinglante, com­posée de Sept Morts sur Ordon­nance, Vio­lette & François et Le Sucre. LIRE LA SUITE

UGC Illimité 8

Le moins pire de l’année :

1. Youth, Paolo Sor­rentino.
2. A Most Vio­lent Year, J.C. Chan­dor.
3. The Visit, M. Night Shya­malan.
4. Mad Max: Fury Road, George Miller.
5. Réal­ité, Quentin Dupieux.
6. Val­ley of Love, Guil­laume Nicloux.
7. Straight Outta Comp­ton, F. Gary Gray.
8. La Loi du marché, Stéphane Brizé.
9. Love And Mercy, Bill Pohlad.
10. Il est dif­fi­cile d’être un Dieu, Alexeï Guer­man.
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UGC Illimité 7

Dernier UGC Illim­ité de l’année, ni masque ni plume mais sim­ple­ment d’horribles et cru­elles notes, car le com­men­taire cul­turel a assez duré.

10/10 — ’71, Yann Demange.
9/10 — Inter­stel­lar, Christo­pher Nolan.
8/10 — It Fol­lows, David Robert Mitchell.
7/10 — Enemy, Denis Vil­leneuve.
7/10 — Night Call, Dan Gilroy.
6/10 — Mange Tes Morts, Jean-Charles Hue.
5/10 — Under The Skin, Jonathan Glazer.
5/10 — Near Death Expe­ri­ence, Gus­tave Kervern et Benoît Delépine.
4/10 — Le Labyrinthe, Wes Ball.
3/10 — Fils De, HPG.
2/10 — White God, Kor­nel Mundruczó.
1/10 — Amer­i­can Night­mare 2 : Anar­chy, James DeMonaco.
0/10 — Annabelle, John R. Leonetti.
–1/10 — Eden, Mia Hansen-Løve.

Les précé­dents UGC Illimité :

UGC Illim­ité 1 (Hiver 2012)
UGC Illim­ité 2 (Hiver 2013)
UGC Illim­ité 3 (Print­emps 2013)
UGC Illim­ité 4 (Été 1973)
UGC Illim­ité 5 (Automne 2013)
UGC Illim­ité 5 (Print­emps 2014)

UGC Illimité 6

Vous les avez tous ratés en salle ? Vous êtes trop pau­vres pour la carte UGC Illim­ité ? Vous vous en bran­lez ? Les Allocinéphiles sont là pour vous, ils ne font jamais dans la den­telle et visent tou­jours juste. La preuve.

HER (Spike Jonze)

Jmar­tine: 2.5 — Moyen
Un scé­nario com­plète­ment tordu…un film bavard même si la voix de Scar­lett Johans­son a son charme, trop long et au milieu de ces dia­logues inter­minables, des pro­pos prémonitoires..science fic­tion, sim­ple antic­i­pa­tion (métaphore de nos soli­tudes devant nos écrans d’ordinateurs, tablettes ou télé­phones), utopie ou dystopie, fable amère sur ce qui nous attend prochaine­ment, pri­mauté des rela­tions virtuelles sur le réel y com­pris en amour…intrigant sinon inquiétant…malgré les belles pho­tos d’intérieurs high tech et les échap­pées sur Los Ange­les, je me suis par­fois ennuyé… LIRE LA SUITE