TOUS LES ARTICLES AVEC Cyclisme

Champion pour l’éternité

« Entre 14 et 16 ans j’étais ‘smur­feur’, il y avait Sid­ney, H.I.P. H.O.P., j’adorais la danse. A cette époque-là de ma vie, un de mes rêves était d’être danseur der­rière Michael Jack­son ou Madonna, des stars qui envoient, quoi. Mais Stéphanie, je ne l’ai pas séduite par la danse mais par la per­sonne que j’étais à l’époque, bon vivant, charmeur, ambitieux. J’étais juste un cycliste connu régionale­ment, et encore à l’époque, tu dis­ais à un jeune ‘je fais du vélo’, c’était un peu la honte, t’étais un ringard, c’est pas le foot ou le beach-volley… LIRE LA SUITE

La pédale du futur

« On était dans les six­ties, la bonne péri­ode des west­ern. Je por­tais tout le temps un cha­peau de cow-boy, des flingues, et mon père mon­tait à cheval. Il fai­sait aussi du rodéo. Mais je tiens à pré­ciser que même si j’étais tou­jours déguisé en cow-boy, dans mes jeux, à la fin, les Indi­ens gag­naient tou­jours. J’étais avec eux. Quand je regar­dais un west­ern, je n’arrêtais pas de dire “Fuck them, fuck them”, en sup­por­t­ant les Indi­ens pour qu’ils se fassent du cow-boy. LIRE LA SUITE

Tour en France !

« Qu’on aille un peu à l’étranger pour faire ren­trer un peu d’argent dans les caisses, je com­prends. Mais le Tour, c’est la France. Moi depuis que c’est en Amérique du Sud, je ne regarde plus le Dakar! En France, on donne tout à l’extérieur, et une fois qu’on a plus rien on pleure. On délo­calise nos usines et main­tenant on pleure parce qu’on a plus de boulot. Gar­dons nos usines en France. Nos courses de vélo, c’est nos usines. C’est du tra­vail. Pour des coureurs, des mécanos, des kinés. Pour des hôte­liers qui font fonc­tion­ner leur étab­lisse­ment. […] Si on garde pas ça, on va crever. Et puis il y a un autre truc. Au CIO et à l’UCI, la langue, avant, c’était le français. Main­tenant, on com­mence à par­ler anglais. […] J’estime que quand on est en France, bor­del de merde, si dans une mairie on fait la réu­nion des directeurs sportifs en anglais, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Je vous ras­sure tout de suite, je vote pas Front National, hein. On est une terre d’accueil. Je préfère que les étrangers vien­nent faire une belle course en France plutôt que d’aller en faire une en Chine ! »


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Le vrai cyclisme

« Je trouve le cyclisme actuel beau­coup trop tac­tique. On bloque trop l’instinct du coureur. Il ne fait qu’obéir aux ordres de son directeur sportif. Et puis beau­coup de courses n’ont aucune valeur. Les gens nor­maux ne savent même pas qu’elles exis­tent. Il manque aussi beau­coup d’hommes charis­ma­tiques. Il y a des coureurs qui gag­nent, oui, mais ils ne déga­gent rien. LIRE LA SUITE