TOUS LES ARTICLES AVEC Tour de France

L’agonie de Pantani

« Comme cela arrive souvent avec les grandes figures, il n’est pas interdit de penser que ce que les gens ont alors projeté sur Marco Pantani en disait plus sur eux-mêmes que sur lui. On ne l’a pas aimé parce qu’il gagnait. Quelques dizaines de victoires dans toute sa carrière, soit à peu près ce qu’Eddy Merckx moissonnait en une année. On l’a aimé parce qu’il déjouait les pronostics et qu’il faisait tomber les puissants, les favoris et les tenants du titre, Indurain, Tonkov ou Ulrich. On l’a aimé parce que la vie ne lui faisait pas de cadeaux. On l’a aimé parce qu’il pratiquait un cyclisme que l’on avait cru réservé aux fantasmes ou aux livres d’histoire. On l’a aimé parce que face aux micros, il ne récitait pas des communiqués de presse écrits par d’autres, mais qu’il disait la vérité, sa vérité. On l’a aimé parce qu’il avait l’air faillible, et qu’il l’était pour de vrai. On l’a aimé, surtout, parce qu’on sentait bien que dans ses démarrages à répétition se jouait autre chose qu’une simple victoire d’étape, mais quoi ? Un jour que le journaliste Gianni Mura lui avait posé la seule question valable – « Marco, pourquoi vas-tu si vite en montagne ?« – Pantani avait répondu : « Pour abréger mon agonie. » A l’époque, personne n’avait vraiment compris de quelle agonie le champion parlait. Rétrospectivement, la phrase a pris un tout autre relief. C’est sans doute l’apanage des grands héros tragiques que de voir avant les autres ce qui finira par leur arriver. (…)

LIRE LA SUITE

Doping is not a crime

1919-1939 : les années folles du Tour de France, à coup d’arsenic, de strychnine et de topette. À lire sur RetroNews.

Allez Richard !

Comment réussir son Tour sans bouger de son canapé ?

1. Que répondre à ceux qui vous demandent pourquoi vous regardez ?
Ne vous lancez tout simplement pas dans ce débat. Ceux qui vous posent la question ne peuvent comprendre que le Tour est un existentialisme, marqueur indélébile de votre été alpha, celui de vos 14 ans, et aujourd’hui une nostalgie, le souvenir d’une époque où vous croyiez encore à la possibilité de l’insouciance. C’était le début de l’été, il faisait toujours beau, vous preniez l’antenne et soudain surgissaient les maillots de la Banesto, de la Polti, de la Gewiss, seulement interrompus, parfois, par la voix de Jean-Paul Ollivier. Ces après-midi sans chrono installaient l’idée folle de la vie sans dimanche soir ni lundi, et presque sans temps, qui vous attendait pour les deux mois suivants. Vous partiriez en camping à Vias ou Bormes-les-Mimosas, où vous espériez tomber amoureux. Vous regarderiez les parents charger la voiture comme si vous quittiez tout. En attendant, vous enregistriez des noms et des souvenirs qui, sans le savoir, allaient vous accompagner toute la vie. Melchor Mauri qui porte Laurent Jalabert au pied de Mende, Bjarne Riis qui met fin à l’empire Indurain dans Hautacam, Peter Luttenberg qui perd ses cheveux, Johan Bruyneel qui disparaît derrière un parapet, l’étape de Montbéliard du Tour 97, Jan Ulrich en difficulté dans le col du Hundsruck, qui passe des relais de 500 mètres entre deux scieries, Leonardo Piepoli, Fernando Escartin, Ivan Gotti. Qui peut comprendre cela ? Votre thérapeute, éventuellement. LIRE LA SUITE

FRANCE98

« Quand vous êtes entendus dans l’affaire Festina, vous êtes plusieurs à confesser avoir pris de l’ecstasy le soir de votre expulsion du Tour en 98…
Ouais, on est à Brive-la-Gaillarde, tout va plutôt très mal et nous on va se mettre sur le toit, le soir… Je ne vais pas entrer dans les détails mais disons qu’on a vécu une sacré soirée. On a été au bout de notre histoire, fallait que ça finisse comme ça… Tôt ou tard, ça nous serait tombé sur la gueule, faut bien le dire, on avait atteint un niveau… On allait gentiment dans le mur. Après, il y a des tas de choses qui expliquent que ce soit tombé sur nous. Notre suprématie gênait beaucoup et forcément, la suspicion s’était installée. Ça n’a pas aidé qu’on soit tout le temps devant. Quand t’as huit Festina qui font le tempo et que derrière t’as huit ou dix mecs qui arrivent à suivre… » (…) LIRE LA SUITE

Champion pour l’éternité

« Entre 14 et 16 ans j’étais ‘smurfeur’, il y avait Sidney, H.I.P. H.O.P., j’adorais la danse. A cette époque-là de ma vie, un de mes rêves était d’être danseur derrière Michael Jackson ou Madonna, des stars qui envoient, quoi. Mais Stéphanie, je ne l’ai pas séduite par la danse mais par la personne que j’étais à l’époque, bon vivant, charmeur, ambitieux. J’étais juste un cycliste connu régionalement, et encore à l’époque, tu disais à un jeune ‘je fais du vélo’, c’était un peu la honte, t’étais un ringard, c’est pas le foot ou le beach-volley… LIRE LA SUITE

La pédale du futur

« On était dans les sixties, la bonne période des western. Je portais tout le temps un chapeau de cow-boy, des flingues, et mon père montait à cheval. Il faisait aussi du rodéo. Mais je tiens à préciser que même si j’étais toujours déguisé en cow-boy, dans mes jeux, à la fin, les Indiens gagnaient toujours. J’étais avec eux. Quand je regardais un western, je n’arrêtais pas de dire « Fuck them, fuck them », en supportant les Indiens pour qu’ils se fassent du cow-boy. LIRE LA SUITE

Tour en France !

« Qu’on aille un peu à l’étranger pour faire rentrer un peu d’argent dans les caisses, je comprends. Mais le Tour, c’est la France. Moi depuis que c’est en Amérique du Sud, je ne regarde plus le Dakar! En France, on donne tout à l’extérieur, et une fois qu’on a plus rien on pleure. On délocalise nos usines et maintenant on pleure parce qu’on a plus de boulot. Gardons nos usines en France. Nos courses de vélo, c’est nos usines. C’est du travail. Pour des coureurs, des mécanos, des kinés. Pour des hôteliers qui font fonctionner leur établissement. […] Si on garde pas ça, on va crever. Et puis il y a un autre truc. Au CIO et à l’UCI, la langue, avant, c’était le français. Maintenant, on commence à parler anglais. […] J’estime que quand on est en France, bordel de merde, si dans une mairie on fait la réunion des directeurs sportifs en anglais, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Je vous rassure tout de suite, je vote pas Front National, hein. On est une terre d’accueil. Je préfère que les étrangers viennent faire une belle course en France plutôt que d’aller en faire une en Chine ! »


LIRE LA SUITE

Le vrai cyclisme

« Je trouve le cyclisme actuel beaucoup trop tactique. On bloque trop l’instinct du coureur. Il ne fait qu’obéir aux ordres de son directeur sportif. Et puis beaucoup de courses n’ont aucune valeur. Les gens normaux ne savent même pas qu’elles existent. Il manque aussi beaucoup d’hommes charismatiques. Il y a des coureurs qui gagnent, oui, mais ils ne dégagent rien. LIRE LA SUITE

VIVE LE TOUR (1962)