TOUS LES ARTICLES AVEC Loubards

Pour quelques loubards de plus

LA VIRÉE SUPERBE (1974, Gérard Vergez)

Argen­teuil, été 1973. “Un petit coin où Claude Monet… plan­tait sou­vent son chevalet… Au pas­sage merci à Francine… sans qui ce film ne serait pas.” Le ton est donné d’entrée. Imag­inez Les Valseuses tourné dans une MJC. Des potes s’emmerdent chaque week-end sur les bords de Seine et trompent leur ennui en faisant rugir leurs motos, comme le dit le pitch. Ils font aussi du théâtre, piquent des sacs à main et se bat­tent avec les flics. C’est d’ailleurs un des leurs, Roger, qui se retrouve aux prises avec un képi en plein chantier de la Gare de Lyon, course-poursuite, paf, bang, drame. De là, blessé à la jambe, le fugi­tif tombera sur un autre fugueur (moment relou du film), qui l’entraînera dans une prise d’otages loufoque lors d’une teuf de meufs, le soir du 14 juil­let. LIRE LA SUITE

Smaïn contre le Funk


Smaïn, Pas­cal Légitimus, Harlem Désir, Mar­tin Lam­otte et Dominique Lavanant sont sur un bateau. Il coule.

LES COEURS VERTS (1966)



“Zim et Jean-Pierre, deux ado­les­cents des HLM de Nan­terre sont libérés en même temps de prison où ils ont été détenu pour des infrac­tions mineures. Pour rejoin­dre leur ban­lieue, il leur faut passer par Paris qu’ils voient pour la pre­mière fois réelle­ment, après la pres­sion de l’enfermement. De retour dans leur famille, les deux jeunes hommes ten­tent de trou­ver un cer­tain équili­bre, de devenir des hommes. Jean-Pierre trouve un emploi; Zim, lui, retourne en prison.”

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ENNEMIS INTIMES (1987)

Paul Tayar (Wadeck Stanczack) tient un cinéma dans des locaux désaf­fec­tés à flanc d’une côte déser­tique. Il y ren­con­tre Mona (Ingrid Held), qui cherche son père. Ils s’éprennent l’un de l’autre, mais la comé­di­enne part tourner à l’étranger. Plus tard, lors d’une pro­jec­tion, des loubards molestent un spec­ta­teur âgé, Baudin (Michel Ser­rault), qui s’avère être le mari de Mona. Mal­gré leur rival­ité, les deux hommes doivent s’allier pour résis­ter aux attaques des jeunes voy­ous hys­tériques qui assiè­gent le bâtiment…

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LAISSE BÉTON (1984)

Dans une triste ban­lieue parisi­enne, Brian et Nourre­dine, deux ado­les­cents de 13 ans, trim­bal­lent plein de rêves dans leur tête. Une idée fixe, en par­ti­c­ulier : par­tir pour l’Amérique, San Fran­cisco. Pourquoi pas ? C’est qu’en fait, Brian raconte qu’il est né là-bas, lors d’une tournée que fai­sait son père, Gilles More, chanteur de rock… Mais aujourd’hui, le père de Brian est en prison et Brian n’a plus pour hori­zon que le HLM où il vit avec sa mère Huguette et les ter­rains vagues où il traîne avec ses copains, Jerry Lee Lewis ou Mini Meuf. Pour se faire un peu d’argent, Brian et Nourre­dine cha­pardent dans les super­marchés et reven­dent les arti­cles volés à Mick, un recéleur…

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Le son des Flics et des Voyous

FRANCE80

 

LISTE NOIRE (1984)

Bonnes ambiances, bons plans (rade aban­donné, décharge auto, garages, hangars déserts, etc), bonne synth-music d’Alain Wis­niak (entre Car­pen­ter, Eric Serra et Gitan Dream), bons acteurs mau­vais (la palme revient à Bernard Brieux, future voix française de Robert Downey Jr. et Viggo Mortensen, avec son génial : “c’est trop con quoi !”), bonnes dégaines de loubards, bons coups de feu, bon Jean-Claude Drey­fus, bonnes déprimes, mais quelques semi-longueurs et une course-poursuite non-urbaine moyenne qui nous laisse un peu sur notre faim. Au milieu de tout ça, Annie Girar­dot, ex-pilote de ral­lye (?!), ni bonne ni mau­vaise. Juste Girar­dot et un peu Vig­i­lante. Franche­ment, ce film d’Alain Bon­not (sa seule réal­i­sa­tion avec le polar por­tu­aire UNE SALE AFFAIRE) est plutôt bon­nard. A noter: l’inspecteur s’appelle Kalin­ski et a car­ré­ment dû inspirer qui vous savez (il y a même un autre type qui s’appelle Tellier…).

L’AGRESSION (1975)

En 1974, Gérard Pirès tourne L’AGRESSION, entre deux comédies grivoises. C’est d’ores et déjà le film le plus vio­lent de France. Dans le rôle du vengeur non-masqué, il choisit Jean-Louis Trintig­nant qui, dans les 70’s, excelle partout où il passe et dézingue chaque film de son ric­tus car­nassier, surtout quand on parle polar LIRE LA SUITE

LES FAUVES (1983)

Atten­tion, pro­duit dan­gereux. LES FAUVES de Jean-Louis Daniel (auteur des introu­vables LA BOURGEOISE ET LE LOUBARD (1977) et MÊME LES MÔMES ONT DU VAGUE À L’ÂME (1980) et bien plus tard des séries Com­mis­saire Moulin et même du fameux Extrême Lim­ite) est un film à ne pas met­tre entre toutes les mains. Ama­teurs de sen­sa­tions fortes unique­ment. “La Veil­lance” (haha) est une société privée de gar­di­en­nage noc­turne qui patrouille dans tout Paris (police-milice!). Daniel Auteuil aka Berg, ancien cas­cadeur retiré pour cause de drame en fait par­tie. Ce mec est com­plète­ment dingue. Philippe Léo­tard, pété comme jamais avec sa flûte, rejoint aussi les rangs de ces losers de nuit. Il est com­plète­ment dingue aussi, et veut venger sa sœur/meuf (oui il y a de la sul­fure et de l’inceste) tuée acci­den­telle­ment par Berg lors d’une cas­cade enflam­mée. Mais ça Berg ne le sait pas. LIRE LA SUITE

No Fuck Bébé

Les Sex Pis­tols français ? Sans les médias der­rière c’est dif­fi­cile. J’avais évo­qué ce groupe de la ZONE à l’occasion de la sor­tie de “Made in la Rue”, l’autobiographie de René Philipps, gui­tariste des No Fuck Bébé ayant quitté la voie de garage pour la voie des cieux. Sans oublier leur fameux pas­sage aux Enfants du Rock de 1982. Peu­geot, les usines, l’ennui, les embrouilles, la musique. LIRE LA SUITE