TOUS LES ARTICLES AVEC Polar

Il n’y a nulle part où aller

« — Les quinze jours d’attente, dit Ter­rier, je veux les passer en Océanie.
– Mais pourquoi ? demanda Cox, avec un éton­nement sincère.
– Parce que je ne vois rien de mieux. Où est-ce que vous iriez, vous, à ma place ?
– Je ne bougerais même pas.
– Ça ne m’étonne pas.
– Vous êtes stu­pide, Chris­t­ian, dit Cox avec une espèce de colère. Vous êtes un crétin. Je ne bougerais pas d’ici où de n’importe quel endroit où je me trou­verais, parce qu’il n’y a plus aucun endroit qui soit mieux qu’un autre, sauf les pays com­mu­nistes qui sont encore pires. Il n’y a plus aucun endroit qui soit bien, vous ne com­prenez pas ça ? Ah non, je ne bougerais même pas ! répéta-t-il avec force. Il n’y a nulle part où aller. »

La Posi­tion du tireur couché, Jean-Patrick Manchette, 1981.
Légende : Le Dernier saut, Edouard Luntz, 1970.

BRAT (1997)

Danila, ancien sol­dat en Tchétchénie, assiste à la décrépi­tude de la Russie post-URSS, 5 ans après la chute de l’empire. Rien à dire, rien à foutre. Il hait tout ce qui vient des USA, et surtout la musique, sa meuf du moment est d’ailleurs “chanteuse” de dance, alors que lui est branché sur Nau­tilus Pom­pil­ius, un groupe de rock russe qui con­stitue toute la bande-son sur­réal­iste du film. Pas gagné. Mal­gré tout ça, Danila est extrême­ment relaxe, voire même stoïque. Sa vieille mère le tanne, et il rend donc vis­ite à son frère Vik­tor à Saint-Pétersbourg pour faire de l’oseil. Connu sous le blase “Le Tartare”, Vik­tor est net­toyeur et ne fait jamais de bavure. Le cadet zone, zone dans la ville, et tombe fatale­ment dans la crim­i­nal­ité. LIRE LA SUITE

EUROCRIME!

« Le poliziotteschi par­fait pour moi – que ce soit un film policier ou un film de gang­sters – suit le schéma du «seul con­tre tous». Soit c’est un flic coincé entre les loubards de sa rue et la bureau­cratie sym­bol­isée par ses supérieurs, soit un gang­ster trahi qui doit échap­per à la fois à la loi et au syn­di­cat qui veut sa peau. Ces per­son­nages finis­sent par ressem­bler trait pour trait au héros soli­taire et flingueur du West­ern Spaghetti, mais ils sont manœu­vrés dif­férem­ment dans les films Euro­crim­inels. L’Empire du Crime (La mala ordina) ou Street Law (Il cit­tadino si ribella) sont de grands exem­ples de films «seul con­tre tous». LIRE LA SUITE

Michael Winner aux USA (1971–1974)


A team effort is a lot of peo­ple doing what I say.”

Avant de devenir le prince de la répar­tie implaca­ble et incor­recte, Michael Win­ner s’est fait remar­quer grâce à des comédies anglaises plus ou moins légères, à la mode du Swing­ing Lon­don des années 60, menées tam­bour bat­tant par son pre­mier acteur fétiche: le grand Oliver Reed. Leur dernière col­lab­o­ra­tion, Han­ni­bal Brooks en 1969, mélangeant aven­ture, sec­onde guerre mon­di­ale et film ani­malier, attire l’attention d’Hollywood. L’année d’après il y file diriger son pre­mier film améri­cain: LIRE LA SUITE

Italia Violenta

Un attroupe­ment dans la rue. Un corps gît sur le pavé. Soudain, une rafale de pistolet-mitrailleur. 2 motards casqués en noir sur­gis­sent de nulle part, et tuent quelques inno­cents au pas­sage. Sirène stri­dente: un policier zélé et mous­tachu se lance à leur pour­suite dans sa Fiat pour­rie. Bien­v­enue en Italie ! Ou plutôt bien­v­enue dans le film poli­ciesque, le polar crim­inel à l’italienne. Un genre très pop­u­laire dans les années 70, assur­ant la relève du west­ern spaghetti en déclin, plus par­lant et acces­si­ble que le giallo ou le mac­a­roni com­bat qui sévis­saient à la même péri­ode. LIRE LA SUITE

Rage Silencieuse

IRV OZ ne s’embarrasse pas de super­flu. Pour pro­duire une musique vivante qui doit tout à la Mort, il s’influence directe­ment des géants de la musi­cal­ité. Un con­densé d’ambiances à mi-chemin entre les com­pos­i­teurs de B.O. ital­iens: Ennio Mor­ri­cone, Gob­lin, Riz Ortolani et les jazzmen libres améri­cains: Miles Davis, John Coltrane. Vrai, le sacré n’est pas une mode. LIRE LA SUITE

Words

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