TOUS LES ARTICLES AVEC USA

US (2019)

1. Plus per­sonne ne sait faire de film d’horreur con­ven­able aujourd’hui (exit Ari Aster) donc pourquoi ne pas remet­tre le cou­vert après le couron­nement de Get Out. Jor­dan Peele a de l’ambition.

2. En saupoudrant son film d’une vague cri­tique sociale — les gilets jaunes sont des com­bi­naisons rouges — et en évi­tant l’écueil de la secte, le réal­isa­teur sait qu’il séduira davan­tage les médias que, dis­ons, le dis­cours d’Escape Game. Le beau-frère de Jor­dan Peele est le boss de BuzzFeed.

3. Le plus effrayant dans Us est son absence totale de sub­stance (ou son trop-plein d’idées dira-t-on) : des dou­bles malé­fiques sous terre repro­duisant les gestes de leurs alter egos à la sur­face, un ver­set de la Bible, une fête foraine, une chaîne humaine, des lap­ins, des ciseaux… Et tou­jours cette pro­por­tion gran­dis­sante des films actuels qui hési­tent entre expli­ca­tion et libre-interprétation. De toute façon, les spec­ta­teurs sont bêtes et iront chercher leur réponse sur Inter­net. Jor­dan Peele est un snob. LIRE LA SUITE

Michael Winner aux USA (1971–1974)


A team effort is a lot of peo­ple doing what I say.”

Avant de devenir le prince de la répar­tie implaca­ble et incor­recte, Michael Win­ner s’est fait remar­quer grâce à des comédies anglaises plus ou moins légères, à la mode du Swing­ing Lon­don des années 60, menées tam­bour bat­tant par son pre­mier acteur fétiche: le grand Oliver Reed. Leur dernière col­lab­o­ra­tion, Han­ni­bal Brooks en 1969, mélangeant aven­ture, sec­onde guerre mon­di­ale et film ani­malier, attire l’attention d’Hollywood. L’année d’après il y file diriger son pre­mier film améri­cain: LIRE LA SUITE

Capes et Guitares

CRYAN’ SHAMES — Sugar & spice (1967, Colum­bia)
CRYAN’ SHAMES — A scratch in the sky (1967, Colum­bia)
CRYAN’ SHAMES — Syn­the­sis (1968, Columbia)

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L’Apocalypse selon Saint-Jogger

« Décidé­ment, les jog­gers sont les véri­ta­bles Saints des Derniers Jours et les pro­tag­o­nistes d’une Apoc­a­lypse en douceur. Rien n’évoque plus la fin du monde qu’un homme qui court seul droit devant lui sur une plage, enveloppé dans la tonal­ité de son walk­man, muré dans le sac­ri­fice soli­taire de son énergie, indif­férent même à une cat­a­stro­phe puisqu’il n’attend plus sa destruc­tion que de lui-même, que d’épuiser l’énergie d’un corps inutile à ses pro­pres yeux. LIRE LA SUITE