TOUS LES ARTICLES AVEC Jean Baudrillard

Architecture et Modernité

ON NAÎT MODERNE

« Plutôt qu’un rap­proche­ment, la con­fronta­tion entre l’Amérique et l’Europe fait appa­raître une dis­tor­sion, une coupure infran­chiss­able. Ce n’est pas seule­ment un décalage, c’est un abîme de moder­nité qui nous sépare. On naît mod­erne, on ne le devient pas. Et nous ne le sommes jamais devenus. LIRE LA SUITE

Le Quatrième Monde

« L’affranchissement fut un événe­ment his­torique: ce fut l’émancipation des serfs et des esclaves, la décoloni­sa­tion du Tiers Monde, et, dans nos sociétés, les diverses fran­chises: celles du tra­vail, du vote, du sexe, des femmes, des pris­on­niers, des homo­sex­uels – aujourd’hui partout acquises. Les droits sont partout acquis. Virtuelle­ment, le monde est libéré, il n’y a plus à se bat­tre pour rien. LIRE LA SUITE

Il n’y a pas de culture ici…

« …pas de dis­cours cul­turel. Pas de min­istère, pas de com­mis­sions, pas de sub­ven­tions, pas de pro­mo­tion. Le tré­molo cul­turel qui est celui de la France entière, ce fétichisme du pat­ri­moine — rien ici de cette invo­ca­tion sen­ti­men­tale, et qui plus est aujourd’hui: éta­tique et pro­tec­tion­niste. LIRE LA SUITE

L’Apocalypse selon Saint-Jogger

« Décidé­ment, les jog­gers sont les véri­ta­bles Saints des Derniers Jours et les pro­tag­o­nistes d’une Apoc­a­lypse en douceur. Rien n’évoque plus la fin du monde qu’un homme qui court seul droit devant lui sur une plage, enveloppé dans la tonal­ité de son walk­man, muré dans le sac­ri­fice soli­taire de son énergie, indif­férent même à une cat­a­stro­phe puisqu’il n’attend plus sa destruc­tion que de lui-même, que d’épuiser l’énergie d’un corps inutile à ses pro­pres yeux. LIRE LA SUITE