TOUS LES ARTICLES AVEC Apocalypse

LOFT (1985)

Point culminant de la filmographie 80’s du réalisateur allemand Eckhart Schmidt (Der Fan, Das Gold der Liebe, Alpha City), le pitch de Loft laisse rêveur : dans un monde futuriste, morbide et apocalyptique, un couple de jeunes yuppies arrogants, Raoul et Raphaela, visite une exposition de peintures surréalistes, hébergée par un groupe de jeunes anarchistes dans leur loft-squat. Sans gêne, ils copulent dans une pièce à l’écart, mais se rendent bientôt compte qu’ils sont observés. Piégés par le gang d’affreux mené par un punk-en-chef nommé Furio qui tient leur « espèce » responsable de la guerre qui a mené à cette Fin du Monde, la torture ne fait que commencer… Mélangez Class of 1984, Christiane F., Decoder et Kamikaze (sans oublier le téléfilm Verlieren), des ambiances délicieusement arty, crades, angoissantes, munies de cuir, de néons et de lames, au discours social bien létal, que les Allemands pré-1989 savaient produire à merveille. Post-punk, science-fiction et série Z, sexe, crime et anarchie ! Le film en HD est ici, sinon sur YouTube :

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE (2018)

FRANCE2016. Tout commence dans une fête d’appartement haussmanien comme on en voit fréquemment dans le cinéma français. Des mecs mal rasés s’échauffent, des filles dansent, vomissent, la fête bat son plein, il y a au moins 100 personnes dans cet appart putain, et puis un ex passe plomber l’ambiance pour récupérer ses affaires. Cet ex, c’est Anders Danielsen Lie, le rabat-joie de Oslo 31 août. Le Norvégien est toujours en cure de désintoxication de quelque chose, ici, c’est de Sigrid Bouaziz. Venu pour récupérer un carton de cassettes (ben tiens), il s’enferme dans un bureau à l’écart de la foule pour respirer, un brun agoraphobe notre Drieu 3.0. Puis s’endort. Lorsqu’il se réveille, stupeur, Emmanuel Macron est président de Franconie et la population entière de Paris est réduite en une horde de zombies-chômeurs qui se battent pour récupérer leurs droits. La fête de la veille n’est plus qu’un bain de sang et l’immeuble entier a été vidé, enfin presque. Le nouveau Vélib et l’avenir des voies-sur-berge ont eu raison de la ville, devenue invivable. Comme tout bon film apocalyptique, la survie s’organise méticuleusement, et on y prend volontiers part. Qui n’a jamais rêvé de pénétrer dans tous ces 120m2 de la Rive Gauche ? Là, en plus d’y pénétrer, Sam les pille et prend tout ce qui peut lui servir. Lorsqu’il atterrit dans cette chambre d’ado, la nostalgie le fait dérailler. Il branche le walkman et un morceau d’Heb Frueman (Oui, Heb Frueman !) lui explose les tympans. Un peu plus tard, ce sera le groupe G.L.O.S.S. qu’il rejouera à la batterie dans la chambre graffée des mots « Punk spirit », « Revolution » ou encore « Thrashit ». Ça va, c’est une image plutôt honnête de la rébellion dans le 6ème arrondissement. Sam a besoin de se détendre mais la double pédale attire les zombies donc il est obligé d’arrêter et de dépenser son énergie à travers des footings inter-appartements, ce n’est pas la place qui manque. Même après l’apocalypse, Paris reste Paris. LIRE LA SUITE

L’Apocalypse selon Saint-Jogger

« Décidément, les joggers sont les véritables Saints des Derniers Jours et les protagonistes d’une Apocalypse en douceur. Rien n’évoque plus la fin du monde qu’un homme qui court seul droit devant lui sur une plage, enveloppé dans la tonalité de son walkman, muré dans le sacrifice solitaire de son énergie, indifférent même à une catastrophe puisqu’il n’attend plus sa destruction que de lui-même, que d’épuiser l’énergie d’un corps inutile à ses propres yeux. LIRE LA SUITE

Playlist #35: The End of 2012

Selection: Rod Glacial
Mix: Soundscriber
Artwork: Indie Jokario


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