TOUS LES ARTICLES AVEC Italie

IL TEMPO DEGLI ASSASSINI (1975)

Aussi connu sous le titre La Bagarre du Samedi soir, ce film de Mar­cello Andrei (égale­ment auteur de Viol à l’italienne en 1963, ça ne s’invente pas) est l’apothéose du film crim­inel ital­ien des années 70 con­tant le quo­ti­dien de jeunes réu­nis en gangs semant le trou­ble à l’ordre pub­lic et arbo­rant des t-shirts hor­ri­ble­ment pas­tel. Ultra­vi­o­lence, loi du flinguot, absence totale de morale, con­flit de généra­tions, glaces une boule, viols, agres­sions, déra­pages, braquages, misog­y­nie exac­er­bée, tirades mis­an­thropes en veux-tu en voilà, le tout sub­limé par la muse d’Andy Warhol, Joe Dal­lessan­dro, qui s’éloigne pour la pre­mière fois de la Fac­tory pour un shot de réal­isme au pays (quelques années avant de s’échouer chez Cather­ine Breil­lat). C’est peut-être le poliziotteschi des poliziotteschi, Mag­ali Noël et Mar­tin Bal­sam en prime, là où le côté car­toon finit par s’effacer pour laisser place à un con­stat froid et sans con­ces­sion : la vie c’est de la merde, et à la fin, on meure. LIRE LA SUITE

AMORE TOSSICO (1983)

Le Monde du Mondo

Haï par les uns, détesté par les autres, le Mondo a fêté sa cinquan­tième année. Le choc­u­men­taire, dis­cret depuis les années 80, s’apprête à pousser un dernier râle. Jeptha, un réal­isa­teur ital­ien, veut met­tre son poing final à l’histoire avec un film évidem­ment inti­t­ulé «Made in Italy».

Mondo: Genre de cinéma d’exploitation car­ac­térisé par une approche pseudo-documentaire très crue, dont le mon­tage et le choix des images met­tent en avant un aspect racoleur ou choquant du thème (en priv­ilé­giant par exem­ple l’exotisme, le sexe et la vio­lence).

Cette intro­duc­tion au genre est parue dans le #116 de Trois Couleurs.

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EUROCRIME!

« Le poliziotteschi par­fait pour moi – que ce soit un film policier ou un film de gang­sters – suit le schéma du «seul con­tre tous». Soit c’est un flic coincé entre les loubards de sa rue et la bureau­cratie sym­bol­isée par ses supérieurs, soit un gang­ster trahi qui doit échap­per à la fois à la loi et au syn­di­cat qui veut sa peau. Ces per­son­nages finis­sent par ressem­bler trait pour trait au héros soli­taire et flingueur du West­ern Spaghetti, mais ils sont manœu­vrés dif­férem­ment dans les films Euro­crim­inels. L’Empire du Crime (La mala ordina) ou Street Law (Il cit­tadino si ribella) sont de grands exem­ples de films «seul con­tre tous». LIRE LA SUITE

Italia Violenta

Un attroupe­ment dans la rue. Un corps gît sur le pavé. Soudain, une rafale de pistolet-mitrailleur. 2 motards casqués en noir sur­gis­sent de nulle part, et tuent quelques inno­cents au pas­sage. Sirène stri­dente: un policier zélé et mous­tachu se lance à leur pour­suite dans sa Fiat pour­rie. Bien­v­enue en Italie ! Ou plutôt bien­v­enue dans le film poli­ciesque, le polar crim­inel à l’italienne. Un genre très pop­u­laire dans les années 70, assur­ant la relève du west­ern spaghetti en déclin, plus par­lant et acces­si­ble que le giallo ou le mac­a­roni com­bat qui sévis­saient à la même péri­ode. LIRE LA SUITE

ITALIAN HARDCORE

Bien­tôt…

Un turbine di sesso e di politica

Les années 70 étaient une autre époque. Les comédies y étaient franches, grav­eleuses, mais rarement anodines. Surtout si l’on se tourne vers le cinéma ital­ien. Lina Wert­müller, moins réputée que les Risi, Mon­i­celli, Comencini, et pour cause son nom d’origine suisse n’est pas vrai­ment issu du peu­ple de la botte. Et pour­tant, sous sa cas­quette piquée à Audi­ard, ça chauffe dur. Sa descen­dance aris­to­cra­tique l’amène à ne pas se rouler dans la fange artis­tique mais à ne pas se gêner pour y rouler ses acteurs! Elle saura amener ce cinéma pop­u­laire, des bor­dels aux usines, à un degré rarement égalé. LIRE LA SUITE