TOUS LES ARTICLES AVEC Pier Paolo Pasolini

L’ultima intervista

La fin de l’Église

« Si les fautes de l’Église ont été nom­breuses et graves dans sa longue his­toire de pou­voir, la plus grave de toutes serait d’accepter pas­sive­ment d’être liq­uidée par un pou­voir qui se moque de l’Évangile. Dans une per­spec­tive rad­i­cale, peut-être utopiste ou, c’est le moment de le dire, mil­lé­nar­iste, ce que l’Église devrait faire pour éviter une fin sans gloire est donc bien clair: elle devrait passer à l’opposition, et pour passer à l’opposition, se nier elle-même. LIRE LA SUITE

Maudit !

« Aujourd’hui, la lib­erté sex­uelle de la majorité est en réal­ité une con­ven­tion, une oblig­a­tion, un devoir social, une anx­iété sociale, une car­ac­téris­tique inévitable de la qual­ité de vie du con­som­ma­teur. Bref, la fausse libéra­tion du bien-être a créé une sit­u­a­tion tout aussi folle et peut-être davan­tage que celle du temps de la pau­vreté. LIRE LA SUITE

Le vrai fascisme

« Je suis pro­fondé­ment con­va­incu que le vrai fas­cisme est ce que les soci­o­logues ont trop gen­ti­ment nommé “la société de con­som­ma­tion”, déf­i­ni­tion qui paraît inof­fen­sive et pure­ment indica­tive. Il n’en est rien. Si l’on observe bien la réal­ité, et surtout si l’on sait lire dans les objets, le paysage, l’urbanisme et surtout les hommes, on voit que les résul­tats de cette insou­ciante société de con­som­ma­tion sont eux-mêmes les résul­tats d’une dic­tature, d’un fas­cisme pur et sim­ple. Dans le film de Nal­dini, on voit que les jeunes étaient encadrés et en uni­forme… Mais il y a une dif­férence: en ce temps là, les jeunes, à peine enlevaient-ils leurs uni­formes et reprenaient-ils la route vers leurs pays et leurs champs, qu’ils rede­ve­naient les Ital­iens de cinquante ou de cent ans aupar­a­vant, comme avant le fas­cisme. LIRE LA SUITE

Culture et Pistolet

« La Démocratie-chrétienne ne pou­vait que nour­rir un pro­fond et incur­able mépris pour la cul­ture: pour la petite-bourgeoisie (même dans ses aber­ra­tions “rouges”), la cul­ture est tou­jours “sous-culture”. Le pri­mat est à l’action. Qui pense est coupable. LIRE LA SUITE

Une vision apocalyptique

« Ainsi, la fausse expres­siv­ité du slo­gan con­stitue le nec plus ultra de la nou­velle langue tech­nique qui rem­place le dis­cours human­iste. Elle sym­bol­ise la vie lin­guis­tique du futur, c’est-à-dire d’un monde inex­pres­sif, sans par­tic­u­lar­ismes ni diver­sités de cul­tures, un monde par­faite­ment nor­mal­isé et accul­turé. Un monde qui, pour nous, ultimes déposi­taires d’une vision mul­ti­ple, mag­ma­tique, religieuse et rationnelle du monde, appa­raît comme un monde de mort. LIRE LA SUITE