TOUS LES ARTICLES AVEC Suicide

188 mots de Jacques Rigaut

« Quand je me réveille c’est mal­gré moi. »

« La plus belle fille du monde ne peut me don­ner que ce que j’ai. »

« Il y a des gens qui font de l’argent, d’autres de la neurasthénie, d’autres des enfants. Il y a ceux qui font de l’esprit. Il y a ceux qui font l’amour, ceux qui font pitié. Depuis le temps que je cherche à faire quelque chose! Il n’y a rien à y faire. »

« Il n’y a de pro­grès, de décou­verte que vers la mort, il n’échappe à per­sonne que l’adage tous les chemins mènent à Rome est une sorte de calem­bour, Rome ne pou­vant sig­ni­fier que mort que l’on a retourné. »

« Il n’y a pas de raisons de vivre, mais il n’y a pas de raisons de mourir non plus. La seule façon qui nous soit lais­sée de témoigner notre dédain de la vie, c’est de l’accepter. La vie ne vaut pas qu’on se donne la peine de la quitter. »

« Essayez, si vous le pou­vez, d’arrêter un homme qui voy­age avec son sui­cide à la boutonnière. »

Le jour se lève, ça vous appren­dra, Jacques Rigaut (1898–1929), 2009.

La fin de l’Église

« Si les fautes de l’Église ont été nom­breuses et graves dans sa longue his­toire de pou­voir, la plus grave de toutes serait d’accepter pas­sive­ment d’être liq­uidée par un pou­voir qui se moque de l’Évangile. Dans une per­spec­tive rad­i­cale, peut-être utopiste ou, c’est le moment de le dire, mil­lé­nar­iste, ce que l’Église devrait faire pour éviter une fin sans gloire est donc bien clair: elle devrait passer à l’opposition, et pour passer à l’opposition, se nier elle-même. LIRE LA SUITE

Position Canterel


Méchamment synthétique

Entre deux par­ties de pétanque et trois nuits blanches, Daniel Bevilac­qua se prend pour Alan Vega. C’est ce que l’on peut observer en écoutant Par­adis retrouvé, un album regroupant des inédits aussi lous que le mec, enreg­istrés entre 1978 et 1982, et sor­tis par les Dis­ques Drey­fus en 2013. Des morceaux intem­porels et déroutants, comme Silence on meurt, Baby the babe, Take a night ou le Car­rie à écouter plus haut. On y trouve aussi un hom­mage à Jean-Michel Desje­unes, présen­ta­teur télé sui­cidé, et une Arp odyssée. Tout ça rat­trape la léthargie de ses deux derniers albums et a bien réussi à affoler la presse. Preuve que depuis bien­tôt 50 ans, Christophe reste un label obscur.