TOUS LES ARTICLES AVEC Mort

La faculté de se détacher de tout

« Il est grand temps main­tenant de nous poser la ques­tion cap­i­tale et de chercher la cause de cette expres­sion morne et ten­due, cette expres­sion de hâte et de fièvre – cette expres­sion à la fois si apathique et si anx­ieuse, d’où sont absentes la joie de vivre et la paix – qui se lit sur le vis­age des pas­sants que nous croi­sons dans les grandes métrop­o­les occi­den­tales. C’est une expres­sion exacte­ment sem­blable, en fait, à celle que l’on pour­rait observer sur les traits des four­mis, les plus mis­érables des insectes asservis à la cou­tume. Si un film nous mon­trait des images de four­mis en gros plans géants, nous auri­ons à coup sûr l’impression de nous voir dans un miroir ! LIRE LA SUITE

L’ultima intervista

La Légende de la Mort

PRATIQUES DE DIVINATION POUR SAVOIR QUAND ON MOURRA

« Dans la région de Saint-Jean-Trolimon (pays de Cap-Caval), il était naguère d’usage, au com­mence­ment de chaque année, de couper et de beur­rer autant de tartines de pain qu’il y avait de per­son­nes dans la mai­son. Le chef de famille pre­nait ces tartines et les lançait en l’air suc­ces­sive­ment en dis­ant à mesure :
– Celle-ci pour un tel… Celle-ci pour tel autre…
Et, ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il eût nommé tout le monde, sans s’oublier lui-même. Cha­cun, alors, se bais­sait pour ramasser sa tar­tine. Mal­heur à qui trou­vait la sienne ren­ver­sée sur le côté beurré : il était sûr de mourir dans l’année. »
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Le cas Delvaux

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L’emploi du Temps

« Si, du moins, on pou­vait se per­suader que le temps n’existe pas, qu’il n’y a aucune dif­férence entre une minute et plusieurs heures, entre un jour et trois cents jours, et qu’on est ainsi de plain-pied partout ! Ce qui fait tant souf­frir, c’est la lim­ite et la lim­ite suc­cé­dant tou­jours à la lim­ite. Notre âme cap­tive dans un étroit espace n’en sort que pour être enfer­mée dans un autre espace non moins exigu, de manière que toute la vie n’est qu’une série de cachots étouf­fants désignés par les noms des diverses frac­tions de la durée, jusqu’à la mort qui sera, dit-on, l’élargissement défini­tif. Nous avons beau faire, il n’y a pas moyen d’échapper à cette illu­sion d’une cap­tiv­ité inévitable con­sti­tuée suc­ces­sive­ment par toutes les phases de notre vie qui est elle-même une illu­sion. »

Médi­ta­tions d’un soli­taire, Léon Bloy, 1916.
Légende: L’Emploi du Temps, Lau­rent Can­tet, 2001.

Rage Silencieuse

IRV OZ ne s’embarrasse pas de super­flu. Pour pro­duire une musique vivante qui doit tout à la Mort, il s’influence directe­ment des géants de la musi­cal­ité. Un con­densé d’ambiances à mi-chemin entre les com­pos­i­teurs de B.O. ital­iens: Ennio Mor­ri­cone, Gob­lin, Riz Ortolani et les jazzmen libres améri­cains: Miles Davis, John Coltrane. Vrai, le sacré n’est pas une mode. LIRE LA SUITE

Les morts n’ont peur de rien

« Le wagon s’ouvrit brusque­ment et la foule des pris­on­niers se pré­cipita sur Sar­tori, le jeta à terre, s’entassa sur lui. Les morts s’échappaient du wagon. Ils tombaient par groupes, avec un bruit sourd, de tout leur poids, comme des stat­ues de ciment. LIRE LA SUITE

L’odeur de l’Europe morte

« — Laissez-moi, dis-je, vous racon­ter un rêve étrange. C’est un rêve qui, sou­vent, trou­ble mes nuits. J’entre sur une place rem­plie de gens, tous regar­dent en l’air, je regarde en l’air moi aussi et vois, sur­plom­bant la place, une haute mon­tagne escarpée. Au som­met de la mon­tagne se dresse une grande croix. Des bras de la croix, pend un cheval cru­ci­fié. LIRE LA SUITE