TOUS LES ARTICLES AVEC Curzio Malaparte

Impossible de fermer l’œil

« Tout à coup je m’aperçus avec hor­reur qu’ils n’avaient pas de paupières. J’avais déjà vu des sol­dats sans paupières, sous le hall de la gare de Minsk, quelques jours plus tôt, à mon retour de Smolensk. Le froid ter­ri­ble cet hiver-là avait pro­duit les cas les plus étranges. Des mil­liers et des mil­liers de sol­dats avaient perdu les mem­bres; le gel avait fait tomber par mil­liers et par mil­liers des oreilles, des nez, des doigts, des organes géni­taux. LIRE LA SUITE

L’œil humble et désespéré du renne

« Les autres officiers, les cama­rades de Frédéric, sont jeunes aussi : vingt, vingt-cinq, trente ans. Mais tous por­tent sur leur fig­ure jaune et ridée des signes de vieil­lesse, de décom­po­si­tion, de mort. Tous ont l’œil hum­ble et dés­espéré du renne. Ce sont des bêtes, pensé-je; ce sont des bêtes sauvages, pensé-je avec hor­reur. LIRE LA SUITE

Les morts n’ont peur de rien

« Le wagon s’ouvrit brusque­ment et la foule des pris­on­niers se pré­cipita sur Sar­tori, le jeta à terre, s’entassa sur lui. Les morts s’échappaient du wagon. Ils tombaient par groupes, avec un bruit sourd, de tout leur poids, comme des stat­ues de ciment. LIRE LA SUITE

Cauchemar Disco

L’odeur de l’Europe morte

« — Laissez-moi, dis-je, vous racon­ter un rêve étrange. C’est un rêve qui, sou­vent, trou­ble mes nuits. J’entre sur une place rem­plie de gens, tous regar­dent en l’air, je regarde en l’air moi aussi et vois, sur­plom­bant la place, une haute mon­tagne escarpée. Au som­met de la mon­tagne se dresse une grande croix. Des bras de la croix, pend un cheval cru­ci­fié. LIRE LA SUITE

Poisson d’Avril !