TOUS LES ARTICLES REVUE

FRANCE98

« Quand vous êtes enten­dus dans l’affaire Fes­tina, vous êtes plusieurs à con­fesser avoir pris de l’ecstasy le soir de votre expul­sion du Tour en 98…
Ouais, on est à Brive-la-Gaillarde, tout va plutôt très mal et nous on va se met­tre sur le toit, le soir… Je ne vais pas entrer dans les détails mais dis­ons qu’on a vécu une sacré soirée. On a été au bout de notre his­toire, fal­lait que ça finisse comme ça… Tôt ou tard, ça nous serait tombé sur la gueule, faut bien le dire, on avait atteint un niveau… On allait gen­ti­ment dans le mur. Après, il y a des tas de choses qui expliquent que ce soit tombé sur nous. Notre supré­matie gênait beau­coup et for­cé­ment, la sus­pi­cion s’était instal­lée. Ça n’a pas aidé qu’on soit tout le temps devant. Quand t’as huit Fes­tina qui font le tempo et que der­rière t’as huit ou dix mecs qui arrivent à suivre… » (…) LIRE LA SUITE

Quand les Bleus étaient verts

« Dimanche 4 juin 1978. Vent de panique à l’Hindu Club. Car, affaire suiv­ante, l’affaire des chaus­sures. Révélée dans la foulée de la défaite con­tre l’Italie à Mar del Plata, elle est le cen­tre du monde. D’abord, bais­sons les yeux sur ces chaus­sures que nous ne sauri­ons voir. Et puis relevons-les pour avancer deux ou trois choses que nous savons d’elles. Pour par­tic­i­pa­tion des Bleus à la Coupe du monde a été prévu le verse­ment d’une prime indi­vidu­elle de 5 000 francs (800 euros, 270 euros le match…) de la part d’Adidas, leur équipemen­tier. Selon Henri Patrelle, le mon­tant en a été négo­cié au stage du Tou­quet, avec le représen­tant de la “mar­que aux trois ban­des”, lui-même voy­ageant dans les bagages de la délé­ga­tion offi­cielle depuis plus d’une dizaine d’années : François Remet­ter, ancien gar­dien de but tri­col­ore, un “héros” de Suède (1958). LIRE LA SUITE

Guy Marchand en a toujours rien à foutre

Fidèle fig­ure de ‘gros con’ du cinéma français, l’acteur et chanteur Guy Marc­hand a traîné sa dés­in­vol­ture du Belleville où il a grandi à la Provence où il compte finir sa vie. Il est à la une du dernier numéro de Schnock (le #27) et voici l’intégrale de notre con­ver­sa­tion télé­phonique du 7 février dernier (dont vous pour­rez lire quelques pas­sages dans la revue sus­citée). 81 piges, et en putain de forme.

C’est bon, vous êtes prêt ?
Je ne suis jamais prêt !

Vous êtes entré dans le cinéma par hasard…
Je ne sais pas ce que ça veut dire, le hasard ! Je suis ren­tré dans l’armée par hasard, j’en suis sorti par hasard, et puis j’ai écrit une chan­son par hasard, qui a été un grand suc­cès. Et après, on m’a fait faire des films à un moment où je ne vendais pas beau­coup de dis­ques, ce qui m’a sauvé un peu la vie, c’est tout.

Le métier d’acteur, c’était donc un boulot par défaut ?
Je ne sais pas quoi vous dire… C’étaient de vieux fan­tasmes, à Claude Moine et moi. On allait au cinéma, on se met­tait au pre­mier rang, et on voulait ren­trer dans l’écran quoi. Et puis un jour, on y est ren­trés dans l’écran, et bon, on a été un peu déçus. On est une généra­tion où le cinéma a été notre seul fan­tasme, nous les enfants de la Guerre… Quand on allait au cinéma, en pre­mière par­tie, il y avait les actu­al­ités et on voy­ait les camps de con­cen­tra­tion, avec les Cater­pil­lar qui emme­naient tous ces pau­vres gens dans des trous. On avait 7/8 ans, et rien n’était cen­suré. On avait vécu dans la merde, l’horreur, donc le cinéma c’était le fan­tasme absolu, la seule échap­pa­toire. LIRE LA SUITE

Les jeunes avec Bernanos !

Une enquête à lire dans le #25 de Gonzaï.

Grand con

« Je m’attendais depuis quelque temps à recevoir une de ces let­tres d’insultes dans lesquelles tu excelles et qui te per­me­t­tent pour un instant de t’imaginer écrivain. J’y réponds avec retard, triste bureau­crate mal­heureux, mon boulot ne pou­vant pas atten­dre, ta con­nerie si. LIRE LA SUITE

Le mouton enragé

« J’étais un sale type à un moment, je l’ai payé cher. J’aimais bien les femmes et je n’étais pas tou­jours très gen­til. Cela m’a beau­coup tour­menté mais j’ai sou­vent été l’arroseur arrosé égale­ment. Après, quand on est marié, par­fois l’autre nous énerve, et même si on l’aime beau­coup, on a envie d’autres femmes. A cette époque, je n’étais pas très fréquentable, je suis bien mieux depuis. Après, il y a les romances de tour­nage, j’étais assez joli et comme je n’avais pas grand-chose à racon­ter, je ne dis­ais rien. Une fois qu’elles me con­nais­saient en revanche, je ne fai­sais plus illusion… »

Jean-Louis Trintig­nant, So Film #54, 2017.

n°20

Une revue à dépouiller, et Un Homme à abat­tre !

Champion pour l’éternité

« Entre 14 et 16 ans j’étais ‘smur­feur’, il y avait Sid­ney, H.I.P. H.O.P., j’adorais la danse. A cette époque-là de ma vie, un de mes rêves était d’être danseur der­rière Michael Jack­son ou Madonna, des stars qui envoient, quoi. Mais Stéphanie, je ne l’ai pas séduite par la danse mais par la per­sonne que j’étais à l’époque, bon vivant, charmeur, ambitieux. J’étais juste un cycliste connu régionale­ment, et encore à l’époque, tu dis­ais à un jeune ‘je fais du vélo’, c’était un peu la honte, t’étais un ringard, c’est pas le foot ou le beach-volley… LIRE LA SUITE

Les Inconnus en 1992

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Comment ça va mes glandus ?

Où vous appren­drez pourquoi Philippe Noiret était l’acteur le mieux sapé de sa généra­tion, l’origine des insultes “glandu” et “bran­quig­nol”, que Bertrand Tav­ernier peut être sympa quand y veut, com­bien d’heures dor­mait Car­los pen­dant ses tournées et à quelle dis­tance de sa tête Claude François voulait que le siège de son auto soit réglé, com­ment l’affichiste Bernard Ville­mot a trans­formé la mar­que Orang­ina, à quel point l’incarcération type “Mid­night Express” de Pierre Clé­menti a mis un coup à sa car­rière, que Philippe Muray écrivait des romans de la série “Brigade Mondaine” pour arrondir ses fins de mois, com­ment Isabelle Adjani a accepté son rôle dans le mythique “Clara & les Chic Types” ou encore à quel point Michel Delpech en était juste­ment un, de chic type. Schnock, la dernière revue où l’on apprend des trucs ?