TOUS LES ARTICLES REVUE

Quand les Bleus étaient verts

« Dimanche 4 juin 1978. Vent de panique à l’Hindu Club. Car, affaire suivante, l’affaire des chaussures. Révélée dans la foulée de la défaite contre l’Italie à Mar del Plata, elle est le centre du monde. D’abord, baissons les yeux sur ces chaussures que nous ne saurions voir. Et puis relevons-les pour avancer deux ou trois choses que nous savons d’elles. Pour participation des Bleus à la Coupe du monde a été prévu le versement d’une prime individuelle de 5 000 francs (800 euros, 270 euros le match…) de la part d’Adidas, leur équipementier. Selon Henri Patrelle, le montant en a été négocié au stage du Touquet, avec le représentant de la « marque aux trois bandes », lui-même voyageant dans les bagages de la délégation officielle depuis plus d’une dizaine d’années : François Remetter, ancien gardien de but tricolore, un « héros » de Suède (1958). LIRE LA SUITE

Guy Marchand en a toujours rien à foutre

Fidèle figure de ‘gros con’ du cinéma français, l’acteur et chanteur Guy Marchand a traîné sa désinvolture du Belleville où il a grandi à la Provence où il compte finir sa vie. Il est à la une du dernier numéro de Schnock (le #27) et voici l’intégrale de notre conversation téléphonique du 7 février dernier (dont vous pourrez lire quelques passages dans la revue suscitée). 81 piges, et en putain de forme.

C’est bon, vous êtes prêt ?
Je ne suis jamais prêt !

Vous êtes entré dans le cinéma par hasard…
Je ne sais pas ce que ça veut dire, le hasard ! Je suis rentré dans l’armée par hasard, j’en suis sorti par hasard, et puis j’ai écrit une chanson par hasard, qui a été un grand succès. Et après, on m’a fait faire des films à un moment où je ne vendais pas beaucoup de disques, ce qui m’a sauvé un peu la vie, c’est tout.

Le métier d’acteur, c’était donc un boulot par défaut ?
Je ne sais pas quoi vous dire… C’étaient de vieux fantasmes, à Claude Moine et moi. On allait au cinéma, on se mettait au premier rang, et on voulait rentrer dans l’écran quoi. Et puis un jour, on y est rentrés dans l’écran, et bon, on a été un peu déçus. On est une génération où le cinéma a été notre seul fantasme, nous les enfants de la Guerre… Quand on allait au cinéma, en première partie, il y avait les actualités et on voyait les camps de concentration, avec les Caterpillar qui emmenaient tous ces pauvres gens dans des trous. On avait 7/8 ans, et rien n’était censuré. On avait vécu dans la merde, l’horreur, donc le cinéma c’était le fantasme absolu, la seule échappatoire. LIRE LA SUITE

Les jeunes avec Bernanos !

Une enquête à lire dans le #25 de Gonzaï.

Grand con

« Je m’attendais depuis quelque temps à recevoir une de ces lettres d’insultes dans lesquelles tu excelles et qui te permettent pour un instant de t’imaginer écrivain. J’y réponds avec retard, triste bureaucrate malheureux, mon boulot ne pouvant pas attendre, ta connerie si. LIRE LA SUITE

Le mouton enragé

« J’étais un sale type à un moment, je l’ai payé cher. J’aimais bien les femmes et je n’étais pas toujours très gentil. Cela m’a beaucoup tourmenté mais j’ai souvent été l’arroseur arrosé également. Après, quand on est marié, parfois l’autre nous énerve, et même si on l’aime beaucoup, on a envie d’autres femmes. A cette époque, je n’étais pas très fréquentable, je suis bien mieux depuis. Après, il y a les romances de tournage, j’étais assez joli et comme je n’avais pas grand-chose à raconter, je ne disais rien. Une fois qu’elles me connaissaient en revanche, je ne faisais plus illusion… »

Jean-Louis Trintignant, So Film #54, 2017.

n°20

Une revue à dépouiller, et Un Homme à abattre !

Champion pour l’éternité

« Entre 14 et 16 ans j’étais ‘smurfeur’, il y avait Sidney, H.I.P. H.O.P., j’adorais la danse. A cette époque-là de ma vie, un de mes rêves était d’être danseur derrière Michael Jackson ou Madonna, des stars qui envoient, quoi. Mais Stéphanie, je ne l’ai pas séduite par la danse mais par la personne que j’étais à l’époque, bon vivant, charmeur, ambitieux. J’étais juste un cycliste connu régionalement, et encore à l’époque, tu disais à un jeune ‘je fais du vélo’, c’était un peu la honte, t’étais un ringard, c’est pas le foot ou le beach-volley… LIRE LA SUITE

Les Inconnus en 1992

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Comment ça va mes glandus ?

Où vous apprendrez pourquoi Philippe Noiret était l’acteur le mieux sapé de sa génération, l’origine des insultes « glandu » et « branquignol », que Bertrand Tavernier peut être sympa quand y veut, combien d’heures dormait Carlos pendant ses tournées et à quelle distance de sa tête Claude François voulait que le siège de son auto soit réglé, comment l’affichiste Bernard Villemot a transformé la marque Orangina, à quel point l’incarcération type « Midnight Express » de Pierre Clémenti a mis un coup à sa carrière, que Philippe Muray écrivait des romans de la série « Brigade Mondaine » pour arrondir ses fins de mois, comment Isabelle Adjani a accepté son rôle dans le mythique « Clara & les Chic Types » ou encore à quel point Michel Delpech en était justement un, de chic type. Schnock, la dernière revue où l’on apprend des trucs ?

Elvis, prince des péquenauds

« Elvis est fréquem­ment accusé d’avoir, à lui seul, volé le rock’n’roll au peu­ple noir. « Les Blancs ont volé le rock’n’roll aux Noirs » scandent encore et toujours les papillons sensibles de la musique. Bien sûr, les maisons de disques appartenant aux Blancs ont escroqué sans vergogne d’innombrables musiciens noirs, mais les péquenauds, aussi, ont été dépouillés. Le rock’n’roll était essentiellement une musique sudiste, avec des influences noires et blanches entrelacées. Après tout, même le bluesman à la peau la plus sombre du Delta chantait ses chansons en anglais. Ce qu’il faut retenir, c’est que ce sont les maisons de disques du Nord et de Grande-Bretagne qui ont volé le rock’n’roll au Sud.
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