TOUS LES ARTICLES REVUE

Elvis, prince des péquenauds

« Elvis est fréquem­ment accusé d’avoir, à lui seul, volé le rock’n’roll au peu­ple noir. « Les Blancs ont volé le rock’n’roll aux Noirs » scan­dent encore et tou­jours les papil­lons sen­si­bles de la musique. Bien sûr, les maisons de dis­ques appar­tenant aux Blancs ont escro­qué sans ver­gogne d’innombrables musi­ciens noirs, mais les péque­nauds, aussi, ont été dépouil­lés. Le rock’n’roll était essen­tielle­ment une musique sud­iste, avec des influ­ences noires et blanches entrelacées. Après tout, même le blues­man à la peau la plus som­bre du Delta chan­tait ses chan­sons en anglais. Ce qu’il faut retenir, c’est que ce sont les maisons de dis­ques du Nord et de Grande-Bretagne qui ont volé le rock’n’roll au Sud.
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« Les hommages c’est vraiment de la merde »

La revue de l’anti-actu revient à point nommé en ces temps trou­bles pour nous remet­tre dans le droit chemin, celui tout en zig-zag, en com­pag­nie du Top des meilleurs sketchs français les plus drôles du monde, du Pro­fesseur Choron et de son pote François Cavanna (qui ont eu la bonne idée d’être morts avant 2015), de la saga Apéricube, des Nazis du cinéma français, des Schtroumpfs, d’Evariste, de Jean-Edern Hal­lier ou encore de l’oublié Alec Man­sion. UNE EXPÉDITION GRATUITE !

Etait-ce vraiment nécessaire de tout foutre en l’air ?

« J’avais des copains là-bas, mais je n’étais pas d’accord avec eux, je trou­vais ça dis­pro­por­tionné. J’ai trouvé 68 un peu opérette, bien que ça ait cogné fort. Mais était-ce vrai­ment néces­saire de cogner comme ça ? De tout foutre en l’air ? On était bien, on était dans dans une époque où la vie était plus facile. Je com­prendrais qu’on se bas­tonne aujourd’hui, mais en 68 ? Je n’étais pas dans la rue, je n’ai envoyé de pavés sur per­sonne, je n’ai pris aucun coup de matraque. J’avais siphonné de l’essence dans une voiture à Neuilly et j’étais parti à la cam­pagne, au soleil. Je m’étais dit: “Je me tire de là.” C’est pas méchant ce que je dis, mais cette révo­lu­tion n’en était pas une, elle était un peu incom­préhen­si­ble pour moi. » LIRE LA SUITE

La phase dépressive de la culture

« Un tel mécan­isme de légiti­ma­tion cul­turelle, répété jusqu’à la par­o­die depuis années 1950, ne rend désor­mais plus prob­lé­ma­tique la ques­tion de la nature “artis­tique” du cinéma. Car il y a eu, dans la société, d’irrésistibles mou­ve­ments de fond qui ont rad­i­cale­ment trans­formé le statut de la cul­ture et déplacé, déter­ri­to­ri­al­isé, cette idée d’une val­ori­sa­tion artis­tique du cinéma. Depuis près de 40 ans, ce que l’on désigne comme la “grande cul­ture” ou cul­ture clas­sique est entrée dans une phase dépres­sive. La mon­tée hégé­monique (au sens gram­scien) d’une généra­tion et d’une classe sociale par­ti­c­ulière (la petite bour­geoisie) a créé les con­di­tions idéologiques d’une cri­tique du savoir qui a eu comme con­séquence une désacral­i­sa­tion de la cul­ture noble, idéolo­gie reprise depuis deux décen­nies, à leur compte, par les indus­tries cul­turelles elles-mêmes, sans doute parce qu’elle est le plus effi­cace instru­ment de leur dom­i­na­tion. LIRE LA SUITE

Alain Delon & Alain Delon

« Dis­tinguer dans la fil­mo­gra­phie d’Alain Delon ce qui relève du cinéma com­mer­cial et ce qui appar­tient au cinéma d’auteur ne per­met pas, dans un pre­mier temps, de com­pren­dre le cas unique d’un acteur dont les car­ac­téris­tiques procè­dent davan­tage du donné que du con­struit. Il s’agit plutôt de con­stater, à la vision de ses films, tous genre con­fon­dus, la présence d’un pou­voir unique, d’une force, d’un mag­nétisme qui tran­scende le plus banal polar et aux­quels s’est ajusté le regard des grands cinéastes. Il n’y a rien dans le jeu de Delon qui s’apparente au para­doxe du comé­dien, pas plus qu’à l’idée, issue de la Méth­ode, selon laque­lle il faut vivre ses rôles. On pour­rait dire, bien davan­tage, que ce sont ses rôles qui le vivent. Ses films sont d’abord des doc­u­men­taires sur Delon. (…) LIRE LA SUITE

Je suis Schnock

Peur sur la ville ! Le n°13 de la revue Schnock est disponible depuis un mois main­tenant et vous feriez bien de vous abon­ner tant qu’il est encore temps. Dans ce numéro bap­tisé “Arrière les Esquimaux!”, ‘ça va c’est pas trop chaud ?’, vous appren­drez pas mal de trucs sur l’acteur préféré des Français (de l’ère pré-Kad Merad). LIRE LA SUITE

Les cons n’ont jamais de cancer

Tous les trois mois, il est tou­jours là, com­pact et souri­ant en coin, le dernier numéro de Schnock. Il m’est arrivé de sauter des arti­cles mais pas encore de m’en lasser, et ce mal­gré le cap des 3 ans. Tu vas faire quoi Beigbeder ? Tu vas appeler les flics ? ‘culé ! Bon, dans ce douz­ième numéro con­sacré au mec qui pour­rait plus dire aujourd’hui ce qu’il dis­ait à l’époque et qu’on en fait plus des comme ça, oui, Pierre Desproges. C’était inévitable. Et pourquoi on s’en priverait, sérieux ? A l’heure même où LUI affiche son mau­vais goût revendiqué sur tous nos kiosques. Nom de Dieu. LIRE LA SUITE

Playboy France

1974–1987 : 15 ans de som­maires en dia­ble
TOUT SUR Jerry Lewis, Dali, Mus­solini, les hip­pies, les patrons, les sor­ciers, les douaniers, les cocos, la gestapo, le show-biz, les clubs chics, l’Amérique, la C.I.A., les veaux, Miss France, Alain Delon, les punks, les vacances, la drague, la pros­ti­tu­tion, les trans­sex­uels, le disco, le tango, les branchés, Bal­avoine, le divorce, le bureau, l’ordinateur, l’orgasme, Michel Pla­tini, les espi­ons, Eddy Mitchell, Rea­gan, la hi-fi, les motos, les frigides, la presse, Rita Mit­souko, Stal­lone, le Liban, Indo­chine, les aphro­disi­aques, Joel Bats, la femme araignée, Bernard Hin­ault, Sar­dou, Vergès, les caresses, Don John­son, les flics, le SIDA… et bien d’autres choses encore.

La pédale du futur

« On était dans les six­ties, la bonne péri­ode des west­ern. Je por­tais tout le temps un cha­peau de cow-boy, des flingues, et mon père mon­tait à cheval. Il fai­sait aussi du rodéo. Mais je tiens à pré­ciser que même si j’étais tou­jours déguisé en cow-boy, dans mes jeux, à la fin, les Indi­ens gag­naient tou­jours. J’étais avec eux. Quand je regar­dais un west­ern, je n’arrêtais pas de dire “Fuck them, fuck them”, en sup­por­t­ant les Indi­ens pour qu’ils se fassent du cow-boy. LIRE LA SUITE

Tour en France !

« Qu’on aille un peu à l’étranger pour faire ren­trer un peu d’argent dans les caisses, je com­prends. Mais le Tour, c’est la France. Moi depuis que c’est en Amérique du Sud, je ne regarde plus le Dakar! En France, on donne tout à l’extérieur, et une fois qu’on a plus rien on pleure. On délo­calise nos usines et main­tenant on pleure parce qu’on a plus de boulot. Gar­dons nos usines en France. Nos courses de vélo, c’est nos usines. C’est du tra­vail. Pour des coureurs, des mécanos, des kinés. Pour des hôte­liers qui font fonc­tion­ner leur étab­lisse­ment. […] Si on garde pas ça, on va crever. Et puis il y a un autre truc. Au CIO et à l’UCI, la langue, avant, c’était le français. Main­tenant, on com­mence à par­ler anglais. […] J’estime que quand on est en France, bor­del de merde, si dans une mairie on fait la réu­nion des directeurs sportifs en anglais, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Je vous ras­sure tout de suite, je vote pas Front National, hein. On est une terre d’accueil. Je préfère que les étrangers vien­nent faire une belle course en France plutôt que d’aller en faire une en Chine ! »


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