TOUS LES ARTICLES REVUE

Les cons n’ont jamais de cancer

Tous les trois mois, il est tou­jours là, com­pact et souri­ant en coin, le dernier numéro de Schnock. Il m’est arrivé de sauter des arti­cles mais pas encore de m’en lasser, et ce mal­gré le cap des 3 ans. Tu vas faire quoi Beigbeder ? Tu vas appeler les flics ? ‘culé ! Bon, dans ce douz­ième numéro con­sacré au mec qui pour­rait plus dire aujourd’hui ce qu’il dis­ait à l’époque et qu’on en fait plus des comme ça, oui, Pierre Desproges. C’était inévitable. Et pourquoi on s’en priverait, sérieux ? A l’heure même où LUI affiche son mau­vais goût revendiqué sur tous nos kiosques. Nom de Dieu. LIRE LA SUITE

Playboy France

1974–1987 : 15 ans de som­maires en dia­ble
TOUT SUR Jerry Lewis, Dali, Mus­solini, les hip­pies, les patrons, les sor­ciers, les douaniers, les cocos, la gestapo, le show-biz, les clubs chics, l’Amérique, la C.I.A., les veaux, Miss France, Alain Delon, les punks, les vacances, la drague, la pros­ti­tu­tion, les trans­sex­uels, le disco, le tango, les branchés, Bal­avoine, le divorce, le bureau, l’ordinateur, l’orgasme, Michel Pla­tini, les espi­ons, Eddy Mitchell, Rea­gan, la hi-fi, les motos, les frigides, la presse, Rita Mit­souko, Stal­lone, le Liban, Indo­chine, les aphro­disi­aques, Joel Bats, la femme araignée, Bernard Hin­ault, Sar­dou, Vergès, les caresses, Don John­son, les flics, le SIDA… et bien d’autres choses encore.

La pédale du futur

« On était dans les six­ties, la bonne péri­ode des west­ern. Je por­tais tout le temps un cha­peau de cow-boy, des flingues, et mon père mon­tait à cheval. Il fai­sait aussi du rodéo. Mais je tiens à pré­ciser que même si j’étais tou­jours déguisé en cow-boy, dans mes jeux, à la fin, les Indi­ens gag­naient tou­jours. J’étais avec eux. Quand je regar­dais un west­ern, je n’arrêtais pas de dire “Fuck them, fuck them”, en sup­por­t­ant les Indi­ens pour qu’ils se fassent du cow-boy. LIRE LA SUITE

Tour en France !

« Qu’on aille un peu à l’étranger pour faire ren­trer un peu d’argent dans les caisses, je com­prends. Mais le Tour, c’est la France. Moi depuis que c’est en Amérique du Sud, je ne regarde plus le Dakar! En France, on donne tout à l’extérieur, et une fois qu’on a plus rien on pleure. On délo­calise nos usines et main­tenant on pleure parce qu’on a plus de boulot. Gar­dons nos usines en France. Nos courses de vélo, c’est nos usines. C’est du tra­vail. Pour des coureurs, des mécanos, des kinés. Pour des hôte­liers qui font fonc­tion­ner leur étab­lisse­ment. […] Si on garde pas ça, on va crever. Et puis il y a un autre truc. Au CIO et à l’UCI, la langue, avant, c’était le français. Main­tenant, on com­mence à par­ler anglais. […] J’estime que quand on est en France, bor­del de merde, si dans une mairie on fait la réu­nion des directeurs sportifs en anglais, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Je vous ras­sure tout de suite, je vote pas Front National, hein. On est une terre d’accueil. Je préfère que les étrangers vien­nent faire une belle course en France plutôt que d’aller en faire une en Chine ! »


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URGENCE (1985)

Un “arti­cle” paru dans le #11 de l’indispensable revue Schnock qui vient de fêter ses 3 ans avec Brigitte Bar­dot, les écrivains de Play­boy, la fièvre du catch et tout un tas d’autres choses:

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Lettre à l’artiche

« Un jour, on m’a réveillé à huit heures du matin. Un type m’a annoncé au bout du fil que j’allais tourner deux jours dans un court-métrage de Roger Leen­hardt, Le Beat­nick et le Minet. Il a ajouté que je toucherais cinq cents francs par jour. Cinq cents balles par jour en 1965! J’ai com­pris d’un trait ce qu’était l’argent. Ce fut une révéla­tion. Sans doute parce que c’était de l’argent hon­nête. Avant, quand j’avais besoin de blé, je fai­sais du trafic avec les Améri­cains à Château­roux. Whisky, cig­a­rettes, ce n’était pas un prob­lème. A l’occasion, je volais un petit peu, pour me faire plaisir. D’ailleurs, sur un film, s’il m’arrive de repérer une jolie poignée de porte, je ne peux pas résis­ter. C’est une façon de laisser une mar­que, son empreinte. J’aime aussi beau­coup les cen­dri­ers dans les grands hôtels. Cela me rend euphorique ces fric-frac. Par­fois, je suis un peu ennuyé, parce qu’il m’arrive de me “servir” chez mes meilleurs amis! Demain soir, je dîne à l’Élysée… LIRE LA SUITE

Presse-Revues

SCHNOCK #10
10 numéros, 3 ans, une com­pile, c’est la fête. La couv’ illus­tre la meilleure par­tie de ten­nis jamais filmée dans l’histoire du cinéma. Celle de Nous irons tous au par­adis, la suite d’Un éléphant ça trompe énor­mé­ment, le dyp­tique d’Yves Robert. Un des quelques exem­ples de suites qui sur­passent l’original. Sur le court : Claude Brasseur, Vic­tor Lanoux, Guy Bedos et Jean Rochefort qui inter­vi­en­nent tous dans la revue. Enfin pas Rochefort mal­heureuse­ment, rem­placé par Marthe Vil­la­longa et Annie Duperey, c’est dur pour gag­ner un set. LIRE LA SUITE

Esoterra : Super Sized Satanic

EsoTerra est un mag­a­zine améri­cain qui a sévi durant la majeure par­tie des années 90 et assur­ait la col­lu­sion entre l’occulte et la pop cul­ture, en pleine ère rave et col­orée. A tra­vers 9 numéros, Chad Hens­ley, entouré d’acolytes triés sur le volet, a réuni des inter­views et arti­cles puis­sants, puisant dans la musique extrême, l’art mor­bide ou la magie noire. Salué par Adam Par­frey, un livre rétro­spec­tif de 320 pages con­tenant les meilleures choses parues dans le zine a été pub­lié il y a quelques temps par Cre­ation Books. Sa ver­sion française devrait être dispo chez Camion Noir en juin prochain alors que Chad est en train de pré­parer le le numéro 11 de la revue. Je l’avais inter­viewé en 2012, il venait alors de se manger un énième cyclone en pleine face, et m’avait répondu en direct de son pré­fab­riqué de la Nouvelle-Orléans, sur une con­nex­ion DIY de for­tune.

UNE INTERVIEW PARUE DANS LE N° V8N2 DE VICE MAGAZINE.

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Communautés et AAO

« Otto Muehl a incarné comme per­sonne la schiz­o­phrénie col­lec­tive du XXème siè­cle: monar­chie, démoc­ra­tie, com­mu­nisme, fas­cisme, lutte des classes, révo­lu­tion sex­uelle, mou­ve­ment de la jeunesse, mou­ve­ment fémin­iste, cul­ture hip­pie, ter­ror­isme, obéis­sance, résis­tance, dada, sur­réal­isme, moder­nité, post­moder­nité… Il était anar­chiste et “Leader Max­imo”, artiste mag­nifique et petit-bourgeois méga­lo­mane, vic­time et coupable, briseur anti-autoritaire de tabous et “para­noïaque archaïque”. » Cita­tion et photo de Theo Altenberg, ex-membre des AAO en Autriche.

Otto Muehl, les com­mu­nautés hip­pie des années 70, la secte AAO, la France con­tre le Sys­tème, lisez le topo com­plet sur le sujet dans la livrai­son n°9 de la revue Schnock, disponible depuis une semaine sur vos éta­lages. Vous y trou­verez aussi des arti­cles de fond sur le côté obscur de Coluche, le côté coquin de Paul New­man, le côté vilain de Paul Gégauff et comme d’hab des tas d’autres trucs mieux qu’Internet.

Comme les Loubards 70, le dossier Com­mu­nautés 70 tou­jours cro­qué par Freak City est con­sultable en PDF ici.

Mad Man

Mad Movies, Movies 2000, Impact, Ze Craig­nos Mon­sters, Met­aluna Pro­duc­tion, L’Affiche ver­sion Ghana… Toutes ces choses qui ont mar­qué ciné­matographique­ment le pays provi­en­nent de l’esprit de l’homme qu’on nomme Jean-Pierre Put­ters. 57 ans, toutes ses dents, Mon­sieur Mad revient à tra­vers le gros livre “Mad… ma vie” (on recon­naît tou­jours cette fine fron­tière entre le génie du jeu de mot et la gau­dri­ole gênante) sur sa vie placée sous le signe du fan­tas­tique. LIRE LA SUITE