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LAISSEZ BRONZER LES CADAVRES (2017)

Sur le papier, j’étais la cible priv­ilégiée du troisième et dernier long-métrage du cou­ple Hélène Cat­tet et Bruno Forzani. Déjà, c’est une adap­ta­tion d’un roman de Jean-Patrick Manchette et Dieu sait que c’est touchy. Les dernières en France remon­tent à l’ère de la Série Noire et du POLAR80, a l’époque où Alain Delon don­nait l’impression d’avoir racheté le back cat­a­logue de l’écrivain. Elles étaient toutes plus ou moins ratées, et jamais aussi pes­simistes et nihilistes que le matériau de base. En 2015, La Posi­tion du tireur couché a été de nou­veau adap­tée, par un cer­tain Pierre Morel, avec Sean Penn et Idris Elba (ouais ouais). Je n’ai pas vu ce Gun­man, mais je ne crois pas avoir loupé grand-chose. Bref, Lais­sez bronzer les cadavres !, pre­mier roman de Manchette (et Jean-Pierre Bastid), récit ultra-précis, à la fois ensoleillé et glacial, d’un hold-up et du siège qui s’en suit chez une pein­tre et ses “amis”, a longtemps été con­sid­érée inadapt­able jusqu’à ce que les deux cinéastes franco-belges ne s’y col­lent. Après Amer et L’étrange couleur des larmes de ton corps, plutôt des “expéri­men­ta­tions” voire des “expéri­ences visuelles et sonores” que des films clas­siques, autant inspirés par le giallo que par la photo ou les arts plas­tiques : fans de polar, de west­ern et de vio­lence esthétisée attendaient ce pro­jet au tour­nant. LIRE LA SUITE

Pour quelques loubards de plus

LA VIRÉE SUPERBE (1974, Gérard Vergez)

Argen­teuil, été 1973. “Un petit coin où Claude Monet… plan­tait sou­vent son chevalet… Au pas­sage merci à Francine… sans qui ce film ne serait pas.” Le ton est donné d’entrée. Imag­inez Les Valseuses tourné dans une MJC. Des potes s’emmerdent chaque week-end sur les bords de Seine et trompent leur ennui en faisant rugir leurs motos, comme le dit le pitch. Ils font aussi du théâtre, piquent des sacs à main et se bat­tent avec les flics. C’est d’ailleurs un des leurs, Roger, qui se retrouve aux prises avec un képi en plein chantier de la Gare de Lyon, course-poursuite, paf, bang, drame. De là, blessé à la jambe, le fugi­tif tombera sur un autre fugueur (moment relou du film), qui l’entraînera dans une prise d’otages loufoque lors d’une teuf de meufs, le soir du 14 juil­let. LIRE LA SUITE

LES COEURS VERTS (1966)



“Zim et Jean-Pierre, deux ado­les­cents des HLM de Nan­terre sont libérés en même temps de prison où ils ont été détenu pour des infrac­tions mineures. Pour rejoin­dre leur ban­lieue, il leur faut passer par Paris qu’ils voient pour la pre­mière fois réelle­ment, après la pres­sion de l’enfermement. De retour dans leur famille, les deux jeunes hommes ten­tent de trou­ver un cer­tain équili­bre, de devenir des hommes. Jean-Pierre trouve un emploi; Zim, lui, retourne en prison.”

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France80


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BRAT (1997)

Danila, ancien sol­dat en Tchétchénie, assiste à la décrépi­tude de la Russie post-URSS, 5 ans après la chute de l’empire. Rien à dire, rien à foutre. Il hait tout ce qui vient des USA, et surtout la musique, sa meuf du moment est d’ailleurs “chanteuse” de dance, alors que lui est branché sur Nau­tilus Pom­pil­ius, un groupe de rock russe qui con­stitue toute la bande-son sur­réal­iste du film. Pas gagné. Mal­gré tout ça, Danila est extrême­ment relaxe, voire même stoïque. Sa vieille mère le tanne, et il rend donc vis­ite à son frère Vik­tor à Saint-Pétersbourg pour faire de l’oseil. Connu sous le blase “Le Tartare”, Vik­tor est net­toyeur et ne fait jamais de bavure. Le cadet zone, zone dans la ville, et tombe fatale­ment dans la crim­i­nal­ité. LIRE LA SUITE

PUNK PRESS

PUNK: Se dit d’un mou­ve­ment musi­cal et cul­turel apparu en Grande-Bretagne vers 1975 et dont les adeptes affichent divers signes extérieurs de provo­ca­tion (crâne rasé avec une seule bande de cheveux teints, chaînes, épin­gles de nour­rice portées en pen­den­tifs, etc.) afin de car­i­ca­turer la médi­ocrité de la société. (Larousse) LIRE LA SUITE