TOUS LES ARTICLES AVEC Jean-Patrick Manchette

Il n’y a nulle part où aller

« — Les quinze jours d’attente, dit Ter­rier, je veux les passer en Océanie.
– Mais pourquoi ? demanda Cox, avec un éton­nement sincère.
– Parce que je ne vois rien de mieux. Où est-ce que vous iriez, vous, à ma place ?
– Je ne bougerais même pas.
– Ça ne m’étonne pas.
– Vous êtes stu­pide, Chris­t­ian, dit Cox avec une espèce de colère. Vous êtes un crétin. Je ne bougerais pas d’ici où de n’importe quel endroit où je me trou­verais, parce qu’il n’y a plus aucun endroit qui soit mieux qu’un autre, sauf les pays com­mu­nistes qui sont encore pires. Il n’y a plus aucun endroit qui soit bien, vous ne com­prenez pas ça ? Ah non, je ne bougerais même pas ! répéta-t-il avec force. Il n’y a nulle part où aller. »

La Posi­tion du tireur couché, Jean-Patrick Manchette, 1981.
Légende : Le Dernier saut, Edouard Luntz, 1970.

NADA (1974)

Un groupe de six per­son­nes décide de for­mer un com­mando ter­ror­iste et d’enlever l’ambassadeur des États-Unis. Il y a Épaulard (Mau­rice Gar­rel), un vieux routier des causes dés­espérées; Diaz (Fabio Testi), le fils d’un com­mu­niste espag­nol; Treuf­fais (Michel Duchaus­soy), un jeune pro­fesseur de philoso­phie; d’Arcy (Lou Cas­tel), un raté qui n’inspire pas la con­fi­ance de ses cama­rades; Meyer (Didier Kaminka), un homme d’origine juive; et enfin Cash (Mar­i­an­gela Melato), la seule femme, une révoltée. Le groupe doit se pro­curer des armes. Pour cela, ils font un coup et s’approprient cinq bons revolvers.
LIRE LA SUITE

LA GUERRE DES POLICES (1979)

Il sem­blerait que ce film de Robin Davis, épaulé par le fameux Jean-Pat Manchette, soit le véri­ta­ble déclencheur de toute la mou­vance Polar80 qui va défer­ler par la suite, et dont vous allez réen­ten­dre par­ler. C’est à dire, dans les grandes lignes : des flics malpo­lis en jean, de la griffe améri­caine et du chewing-gum, de la vio­lence ver­bale et physique con­tre les étrangers, les femmes, les pédés, des scènes de nuit à Pigalle la blanche, des scènes de nu à Invalides, des viols soft, l’action avant l’art, des numéros d’acteurs français en roue libre, des scènes de restau­rant avec des baguettes, des héros qui sex­ent sur du saxo, des “casse-tôi”, des loulous, des motos, des couteaux, et encore bien d’autres choses à décou­vrir tout au long de la décen­nie Mit­ter­rand. LIRE LA SUITE