TOUS LES ARTICLES AVEC Tueur

BORN FOR HELL (1976)

Un vétéran du Viet­nam se retrouve perdu en Irlande du Nord en pleine guerre civile. Pourquoi, com­ment ? Ce n’est pas le prob­lème. Son seul objec­tif : ren­trer en Amérique et échap­per aux bombes et aux rafales de mitrailleuse. Seule­ment Cain Adam­son n’est pas un sol­dat comme les autres, la mort ne lui fait évidem­ment plus peur (il allume une clope sur un macch­a­bée dès la pre­mière scène de tuerie à l’église) pur ne pas dire qu’elle l’excite. Il a choisi de se tatouer sa devise sur le bras : “born for hell”. Une assem­blée d’étudiantes infir­mières (com­prenant au pas­sage Car­ole Laure et Chris­tine Bois­son) logeant dans la même mai­son va mal­heureuse­ment en faire les frais. Comme si les affron­te­ments sanglants entre catholiques et protes­tants ne suff­i­saient pas, elles vont con­naître l’enfer, pen­dant une nuit entière. Huit ans avant Com­bat Shock, ce film extrême­ment cru du Québé­cois Denis Héroux (égale­ment nommé Naked Mas­sacre) a été tourné à Belfast, Dublin et Ham­bourg et s’inspire du tueur améri­cain qui tor­tura huit infir­mières à Chicago lors d’une nuit de juil­let 1966. Âmes sen­si­bles, circulez !

Il n’y a nulle part où aller

« — Les quinze jours d’attente, dit Ter­rier, je veux les passer en Océanie.
– Mais pourquoi ? demanda Cox, avec un éton­nement sincère.
– Parce que je ne vois rien de mieux. Où est-ce que vous iriez, vous, à ma place ?
– Je ne bougerais même pas.
– Ça ne m’étonne pas.
– Vous êtes stu­pide, Chris­t­ian, dit Cox avec une espèce de colère. Vous êtes un crétin. Je ne bougerais pas d’ici où de n’importe quel endroit où je me trou­verais, parce qu’il n’y a plus aucun endroit qui soit mieux qu’un autre, sauf les pays com­mu­nistes qui sont encore pires. Il n’y a plus aucun endroit qui soit bien, vous ne com­prenez pas ça ? Ah non, je ne bougerais même pas ! répéta-t-il avec force. Il n’y a nulle part où aller. »

La Posi­tion du tireur couché, Jean-Patrick Manchette, 1981.
Légende : Le Dernier saut, Edouard Luntz, 1970.

L’ETRANGLEUR (1972)

« Mar­qué par un trau­ma­tisme d’enfance, un homme étran­gle des femmes, la nuit, tou­jours avec la même écharpe blanche. »