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Les Gens de la pluie

Qui est Coppola en 1968, l’année où est tourné The Rain People ? C’est déjà un cerveau qui déborde. En 1962, poursuivant un cursus cinéma à l’UCLA, il en profite pour réaliser des petits films d’horreur et un western softcore inititulé L’Ouest sauvage et nu. Sacré nom. Il devient ensuite l’assistant du célèbre Roger Corman qui lui demande d’abord de recouper des films étrangers pour les USA, avant de le laisser diriger son premier long-métrage d’horreur, le culte Dementia 13. Coppola va ensuite se débrouiller pour s’installer durablement dans la profession, via notamment un job fixe de scénariste pour le puissant Sevent Arts. Quelques scripts, un teen movie et une comédie musicale ratée plus tard, Francis n’a pas encore 30 ans et est déjà vacciné de son expérience avec les gros studios. C’est dans ces circonstances que se tourne le premier film 100% Coppola (écrit, réalisé et produit par) : The Rain People, dont son ami George Lucas tirera le documentaire Filmmaker.

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Un bon flic est un flic con

« Tout est fait pour éviter aux gens de se faire agresser dans la rue, mais être ainsi jeté dans la précarité sans espoir de retrouver un emploi – et une place dans la cité – est bien plus terrible que de prendre un coup de poing dans la gueule. Dans ce domaine, oui : je trouve notre société d’une violence insupportable.

Mais qu’on ne s’y méprenne pas : les flics sont des auxiliaires de justice, pas de morale. La frontière entre le bien et le mal est bien trop ténue, poreuse ou élastique pour que je sois capable d’être catégorique dans ce domaine. Et les poulets ne sont pas des saints, je le sais bien. Certes, la finalité de leur action est bonne, mais les méthodes pour y parvenir sont parfois borderline. Néanmoins, la situation aujourd’hui est plus clean qu’elle ne le fut. Pourquoi ? Parce que, selon moi, les flics sont moins audacieux, je n’ose dire moins courageux.

En effet, les officiers de police ne sont plus recrutés en fonction de leur motivation mais de leur niveau d’instruction. La culture générale, qui ne sert à rien pour être un bon flic sur le terrain, est ainsi devenue une épreuve essentielle pour être admis dans l’encadrement policier. Conséquence : les 30 ou 40 candidats retenus parmi 4000 postulants seront cultivés, mais ça ne garantit pas – à mes yeux – que ce seront de bons flics. »

Des deux côtés du miroir : itinéraire d’un flic pas comme les autres, Jean-Marc Bloch, 2015.
Légende : Parole de flic, 1985

Polar80 : Appel à Centrale


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Alain Delon et les Minettes

Décennie dramatique pour Delon mais ultra réjouissante pour tout fan de Polar80, sa filmographie de 1980 à 1988 révèle six trésors, allant du téléfilm le plus merdiquement chiant à la palme d’or du politiquement incorrect. Comme dirait Jacques Perrin : parole de flic. LIRE LA SUITE