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Guy Marchand en a toujours rien à foutre

Fidèle figure de ‘gros con’ du cinéma français, l’acteur et chanteur Guy Marchand a traîné sa désinvolture du Belleville où il a grandi à la Provence où il compte finir sa vie. Il est à la une du dernier numéro de Schnock (le #27) et voici l’intégrale de notre conversation téléphonique du 7 février dernier (dont vous pourrez lire quelques passages dans la revue suscitée). 81 piges, et en putain de forme.

C’est bon, vous êtes prêt ?
Je ne suis jamais prêt !

Vous êtes entré dans le cinéma par hasard…
Je ne sais pas ce que ça veut dire, le hasard ! Je suis rentré dans l’armée par hasard, j’en suis sorti par hasard, et puis j’ai écrit une chanson par hasard, qui a été un grand succès. Et après, on m’a fait faire des films à un moment où je ne vendais pas beaucoup de disques, ce qui m’a sauvé un peu la vie, c’est tout.

Le métier d’acteur, c’était donc un boulot par défaut ?
Je ne sais pas quoi vous dire… C’étaient de vieux fantasmes, à Claude Moine et moi. On allait au cinéma, on se mettait au premier rang, et on voulait rentrer dans l’écran quoi. Et puis un jour, on y est rentrés dans l’écran, et bon, on a été un peu déçus. On est une génération où le cinéma a été notre seul fantasme, nous les enfants de la Guerre… Quand on allait au cinéma, en première partie, il y avait les actualités et on voyait les camps de concentration, avec les Caterpillar qui emmenaient tous ces pauvres gens dans des trous. On avait 7/8 ans, et rien n’était censuré. On avait vécu dans la merde, l’horreur, donc le cinéma c’était le fantasme absolu, la seule échappatoire. LIRE LA SUITE

Iceberg Slim: Talking Jazz

De son vrai nom Robert Lee Maupin, Iceberg Slim fut, est, et restera l’archétype du mac modèle, qui engendrera, bien malgré lui, générations de voyous. Il aura suffit d’un livre, un seul: PIMP, the story of my life sorti en 1967 pour installer la légende. Une autobiographie violente, glauque, sans espoir, et sûrement aussi un peu mytho. Des contes du racisme et du sexisme ordinaire. 20 ans à arpenter le turf, de 1940 à 1960, 20 ans à renifler des noires et de la blanche, de Milwaukee à Chicago en passant par Rockford, Illinois. Il raccrochera le manteau de vison pour écrire sa vie… sans se douter qu’il ne sera pas au bout de ses soucis…

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Rage Silencieuse

IRV OZ ne s’embarrasse pas de superflu. Pour produire une musique vivante qui doit tout à la Mort, il s’influence directement des géants de la musicalité. Un condensé d’ambiances à mi-chemin entre les compositeurs de B.O. italiens: Ennio Morricone, Goblin, Riz Ortolani et les jazzmen libres américains: Miles Davis, John Coltrane. Vrai, le sacré n’est pas une mode. LIRE LA SUITE

Arleime quoi !

« Harlem. A force de chansons qui le citent, le nom lui-même en est venu à se charger d’une force propre. Le mot « chien » ne mord pas, mais un peu comme Chinatown, casbah, souk, cour des Miracles, royaume d’Argot, Vieux-Port de Marseille, quartier français de la Nouvelle-Orléans, le mot Harlem sécrète de ces choses! Hmmmm, Harlem, mesdames messieurs, je ne vous dis que ça! LIRE LA SUITE