C’est l’Enfer ici


FUZZ — S/T (In The Red)
Ouais. Ce groupe situé quelque part entre Black Zep­pelin et Fu Manchu explose tous leurs amis du garage. Pas com­pliqué. Voix nasil­larde de bran­leur (y’a ce type appelé Ty Segall dedans), riffs pleins de buzz, cover pleine de weed, cris, échos, sat­u­rance, roule­ments de tam­bour… Tech­niques de gui­tares et gui­tares appuyés: on a défini­tive­ment affaire à du vrai heavy rock.
FUZZ — Hazemaze

GWAR — Bat­tle max­imus (Metal Blade)
Les mecs du black metal sont déçus parce que Gwar ont les déguise­ments les plus puis­sants de tout l’univers des gui­tares en V. Musi­cale­ment, c’est tou­jours une sorte de fusion-experi-metal-crossover-glam, ils sont plus très nom­breux sur ce créneau depuis 15 ans donc c’est presque moins hon­teux. Même si c’est leur 35ème album. Idéologique­ment, sont-ils tou­jours sub­ver­sifs ? “Falling” est un hom­mage à Peter Steele.
GWAR — I, bonesnapper

OBLITERATION — Black death hori­zon (Relapse)
Quand les norvégiens font du death metal, ça ne rigole pas. C’est plus pro­pre que Dark­throne, avec une voix de type affolé qui vient sûre­ment de brûler quelques croix et peut-être même de vio­ler un enfant, pour­suivie par les vil­la­geois de Kol­botn, d’où les gui­tares qui vont de plus en plus vite et cette bat­terie ultra angois­sante. L’horizon est noir.
OBLITERATION — The dis­tant sun

OOZING WOUND — Retrash (Thrill Jockey)
Haha. On dirait une con­trac­tion de Wayne’s World et Nuclear Assault. Sor­tie chez Thrill Jockey. N’importe quoi en gros. Ça ne les empêche aucune­ment d’être agres­sifs envers les groupes de New York, les vais­seaux spa­tial, Rambo 4, et tous les gens qu’ils détes­tent et qu’ils aimeraient voir mort. Typ­ique­ment le genre de groupe à boire un bidon d’essence pour pou­voir pisser sur ton feu de camp.
OOZING WOUND — Call your guy

PLUG — Back on the skull (DIY)
Iron Age ne mourra jamais, jamais. Ce nou­veau groupe de San Anto­nio est con­sti­tué de plein de mecs du hard­core qui veu­lent évoluer, casser leurs bords, et se met­tre à jouer des reprises de Dis­charge et Fang en se prenant à la fois pour les Melvins, Motor­head, Hel­met, Unsane et Pan­tera. Un disque qui, écouté d’un trait, peut rap­peler les pires heures de Best of Trash.
PLUG — Babysmile

TOXIC HOLOCAUST — Chem­istry of con­scious­ness (Relapse)
Ça y est. Toxic H n’est plus dans un délire thrash fes­tif au son démo cas­sette, ils sont devenus adultes et Relapse l’a vite remar­qué. C’est l’Enfer ici. Entre deux vomis ver­baux, le groupe reprend même un riff de Kick­back sur “Rat eater”, c’est dire s’ils n’ont plus du tout envie d’être drôles. Ils par­lent en plus de MK ultra, de vérité dis­simulée et de con­spir­a­tion à l’échelle inter­na­tionale, cette merde devient dan­gereuse.
TOXIC HOLOCAUST — Rat eater

WINDHAND — Soma (Relapse)
Putain décidé­ment, c’est quoi le plan de Relapse là ? Établir un nou­vel ordre metal mon­dial ? Ils sont sur tous les domaines. Même le doomaine. Elec­tric Wiz­ard som­meille, Wind­hand en prof­ite pour sor­tir son album mature. Le chant féminin emmène tou­jours leur stoner doom ultra lent et planant dans des dimen­sions mag­iques, ce qui n’est par con­tre pas vrai­ment le cas en con­cert. Bole­sk­ine mesk­ine.
WINDHAND — Orchard

ET AUSSI:

BEYOND — Expres­sions of invi­ci­bil­ity (Iron Bone­head)

GODFLESH — F.O.D. (Deci­bel)

KICKBACK — Soleil noir (GSR)

WATAIN — All that may bleed (Cen­tury Media)

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