Cocky Riot

THE RIVAL MOB — Mob jus­tice (Revelation)

Ouah, Rev­e­la­tion Records prof­ite de ses 25 ans pour se réveiller et décide de revenir dans le hard­core pur qui a fait sa mar­que de fab­rique, jadis en 87. Le son de New York s’est depuis déplacé à Boston, et pour de bon. Depuis 2007, The Rival Mob galère de petits for­mats en sup­ports cas­settes. Ça avait com­mencé avec Bit­ter Rivals, suivi sur Raw Life et son affreux mix­age, et atteint l’apothéose sur Hard­core for Hard­core. Ici on a enfin droit aux 12 bons titres pro­pres et car­rés. Entre mid-tempos oi!-esques et accéléra­tions agres­sives, ce disque est un coup de botte en direc­tion de l’apathie général­isée. Cheapo grosso, l’album est peut-être moins sauvage que leurs précé­dentes attaques mais Rival Mob reste l’une des meilleures choses qui soit arrivé au hardcore.

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THE MONGOLOIDS — Mongo-life (Six Feet Under)

Les Mon­gos sont tou­jours égaux à eux-mêmes depuis 2007, comme Rival Mob oui. On est d’ailleurs en droit de se dire que cette année fut un bon cru pour la core fan­taisie. Cela dit, je me suis bien plus ennuyé sur cet album que sur Time Tri­als à l’époque. Est-ce que cela voudrait dire qu’il est mau­vais ? Mmm. Toutes les pistes sont calées sur ce mau­vais tempo power metal et le chant est devenu sans sur­prise. Seul répit, une invi­ta­tion en ami de George de Black­listed sur Par­al­lels. Et une piste folk finale. Ça la fout mal.

AMERICA’S HARDCORE VOL.2 (Triple B)

Merde, j’avais pas fait atten­tion à la sor­tie du vol­ume deux de LA com­pi­la­tion hard­core de notre époque. Deux ans après le pre­mier chapitre la clique de Boston pro­pose 16 nou­veaux morceaux qui illus­trent l’état actuel de ce média pour blancs-gâchés, monde de musique dure et sincère. Un monde qui va de SUPERTOUCH à RINGWORM en pas­sant par BANE, les trois groupes devenus clas­siques ont con­fié leurs nou­veaux morceaux à Triple B. Sym­pas. La relève est un peu moins exci­tante. INTENT nous pro­pose une for­mule goofy NYHC façon Rest In Pieces sans par­tie rapide et sans t-shirt Skrew­driver, BEWARE eux se pren­nent pour Chain Of Strength en 2013 et SWEET JESUS pour Rites Of Spring, pourquoi pas après tout, on ne recon­naî­tra bien­tôt plus les copies des réu­nionés, quant à BOSTON MAYHEM, ils ressem­blent à une blague privée de 1982. Le reste n’est pas remar­quable donc je n’en parle pas !

AVALANCHE est tou­jours local­isé à Vienne et réus­sit mirac­uleuse­ment à nous faire croire qu’ils répè­tent dans une car­a­vane du sud des Etats-Unis. “Moon­house ses­sions”: 4 titres, 2 reprises, PENTAGRAM et TRUE BLUE ! Tu vois le délire.

DISAPPROVAL eux, ne font rien croire du tout mal­gré ce titre flam­beur: “El Monte youth author­ity”. Leur pochette parle con­tre eux. Leur son est toute­fois bien abrasif comme il faut, bru­tal sans être beauf, hard­core sans être punk. OK Cali.

DYNASTY ne vient pas de Den­ver mais aussi de Los Ange­les. J’avoue que leur disque “Beyond Mea­sure” est aussi relou que TERROR. Leur pas­sion pour le skate ne trompe per­sonne. En revanche, avoir réussi à inviter Inspec­tah Deck sur un titre est assez rigolo !

Quand on traduit la chan­son Allumer le feu, on obtient un bel exem­ple de ce que peut com­porter le livret d’un groupe de metal hard­core. Je ne suis pas sûr que INCENDIARY con­naisse l’existence de Johnny Hal­ly­day et pour­tant, “Cost of liv­ing” fait danser les dia­bles et les dieux, surtout les dia­bles. Mon­ter le son des gui­tares, et le bruit des motos qui démarrent.

Atten­tion. NAILS n’a plus rien à voir avec une ram­i­fi­ca­tion quel­conque du punk. “Aban­don all life” est un décharge­ment. Une oppres­sion sonore com­pacte et infer­nale. Tiendrez-vous 17mn ?

Un groupe de hard­core goth français, est-ce bien sérieux ? Bah ouais. SECULAR PLAGUE a sorti son deux­ième album cette année, “Death for sale”, avec comme influ­ence T.S.O.L., et ça fait du bien à l’hexagone. Ils ont même un titre qui s’appelle Mob jus­tice ! Courez écouter.

TURNSTILE ne se foule pas vrai­ment mais on ne peut pas leur en vouloir, ils ont le rythme dans la peau. Blacks do white music, whites do black music. 2 nou­veaux titres sur “Step 2 rhythm” et un refrain chanté par­fait. Keep it mov­ing, mov­ing.. mov­ing.. moving…

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