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Baston à Stalingrad

Alors là, au-dessus c’est le… Le plan ? Un gag, une course, un mono­logue. Mul­ti­plié par 15. Dans le rôle du mec chi­ant qui devient cool, Richard Ancon­ina aka Moïse, juif ultra ortho­doxe en prove­nance d’Anvers, la Jérusalem du Nord, “comme on l’appelle”. Dans le rôle du mec cool qui va devenir chi­ant, Michel Bou­je­nah aka Albert, cafetier et cein­ture noire de karaté. Moïse qui trans­porte de la poudre de dia­mant va se retrou­ver mêlé à un trafic de cocaïne au fil de quipro­quos dont seul Gérard Oury a le secret. Il cherche alors de l’aide auprès de son frère à qui il avait tourné le dos. Ce qui implique d’innombrables scènes de morale à deux balles. Les voy­ous sont des par­o­dies du gang de RUE BARBARE, chaînes, cuirs, rou­fla­que­ttes, cos­tume blanc, cato­gan, Maxime Ler­oux super-trop-puissant. Le jeu d’Anconina lui, est tou­jours aussi faible (Pialat le lui avait d’ailleurs dit sur le tour­nage de POLICE et il était ren­tré chialer chez lui). La musique de Vladimir Cosma est tou­jours per­ti­nente, Bri­aly en trav­elo mal­heureuse­ment aussi… Et puis il y a une liste assez folle de cameos (Tiki Hol­gado, Michel Muller, Robert Hos­sein, Isabelle Mer­gault à poil), des san­gliers en laisse, une usine Renault sous acides, une remise en ques­tion de plusieurs ver­sets de la Torah, des effets spé­ci­aux précurseurs des ANGES GARDIENS, la poitrine de Souad Ami­dou mais aussi et SURTOUT : une bas­ton de skins sur­réal­iste à Stal­in­grad. POLAR80 plus fort que jamais.

Fric City

LES ENFANTS DE LA PATRIE– Fou de vous/C’est du rock’n’roll et j’aime ça, 1985.

MÉTROPOLITAIN 77