FOUTRE

Le label Euthanasie con­tinue son tra­vail de déter­rage du pat­ri­moine punk français en sor­tant une fois de plus un groupe de son cru. FOUTRE venaient de Tours et ses envi­rons (con­cert à Vou­vray et com­pag­nie), à 1 heure de route d’Orléans, là où se trou­vait le célèbre label Chaos en France, qui les avait foutu sur leur pre­mière com­pile. Croyez-vous. Bah ouais. Un jour­nal­iste de Rock’n’Folk ne pou­vait d’ailleurs pas chroni­quer cette com­pile autrement, “mon­strueuse” !

“La pre­mière fois où j’ai entendu Foutre c’était à la fin de l’automne 1979 dans le sous-sol d’un de ces pavil­lons que les gens affec­tion­naient tant dans les sev­en­ties.” C’est comme ça que ça a com­mencé, après des con­certs hargneux en com­pag­nie notam­ment de Cristal (le groupe de Bernard Cam­pan!) et l’obtention du diplôme du Golf Drouot, deux des­tins mor­tels (over­dose, acci­dent de la route) achèvent la pre­mière péri­ode du groupe qui s’activera franche­ment entre 82 et 86. Foutre, rock dégénéré mais pas abruti, tou­jours dans la néga­tion totale, ne sor­tira qu’une pauv’ démo au doux nom d’”Ordre Nou­veau”. Ils split­teront pen­dant la coupe du monde 1986 au Mex­ique pour suivre les matchs peinards. Un vrai des­tin de star.

Comme son titre l’indique, “Crade Rock” con­tient des morceaux inédits, au son éton­nement cor­rect (mieux que MOPO MOGO!) enreg­istrés entre 1979 et 1985. Punk rock à la fois catchy (Idole), dés­abusé (Stu­pide ani­mal que je suis), philosophe (Ecce homo), vio­lent (Plane baba), casanier (En France on vit tran­quille), sul­fureux (Troisième reich), pes­simiste (Bien­tôt la guerre)… Foutre c’est tout ça, mais pas si sale finale­ment. Les deux meilleurs morceaux sont les deux derniers et il y en a 14 en tout, tou­jours en LP + Poster au design ver­ti­cal­isé comme la Mai­son Euthanasie a l’habitude de procéder. Je ne suis qu’une erreur, enlevez-moi! Pour suivre l’actualité du passé, cliquez sur les liens ci-dessous et suivez la quan­tité de pro­jets pour 2013 des­tinés aux petits vau­riens. N’oubliez pas non plus de vous pro­curer les réédi­tions en béton de Reich Orgasm, Kom­intern Sect, R.A.S. et le récent LP de Traces (rock cer­ti­fié nor­mand) au cas où la guerre éclat­erait. Ah mais non c’est vrai, l’URSS n’existe plus.

- La discogra­phie du punk français
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