RADIO ON (1979)

Film gris, plus gris qu’un morceau de Vis­age, suiv­ant la route d’un pauv’ type se ren­dant de Lon­dres à Bris­tol pour en savoir plus sur la mort de son frère. Avant de ren­dre son âme, celui-ci lui a envoyé les trois pre­miers albums de Kraftwerk en K7 ce qui nous per­met de passer des bons moments d’autobahn au doux son de la radioac­tiv­ité, bande-son par­faite pour un road-movie. Périphérique en musique, le long du Lon­don Orbital si cher à Iain Sin­clair. Pour le reste c’est bien trop poseur, et pro­duit par Wim Wen­ders. Vas-y que je fume des bouts de clope à tra­vers des vit­res, que je regarde la neige sur 3 télés en même temps, hop un graf­fiti “Free Astrid Proll” par-ci, un Mishima au cinéma par-là. Le type en ques­tion est ani­ma­teur radio (il envoie des mes­sages aux mecs qui font les trois huit à l’usine), ce qui rajoute au por­trait mau­dit, dort-le-jour, vit-la-nuit. Après sa veil­lée, il joue à Tum­blers, bien avant tout le monde! Puis c’est la route qui prend l’homme, l’homme qui prend des auto-stoppeurs, des auto-stoppeurs qui le font chier ou qui le séduisent comme ces deux mäd­chen venues s’encanailler sur les ter­res du post-punk. Il se fait d’ailleurs une non-coupe de cheveu à l’allemande puisqu’il écoute aussi Lene Lovich et Bowie. Il écoute aussi Sting, mal­gré lui, qui joue ici un pom­p­iste fan d’Eddie Cochran, comme tout pom­p­iste qui se respecte. Point posi­tif: pas de Joy Divi­sion dans la BO. Après, ça dis­cute, ça lit des livres sur la jetée, ça fait des déra­pages dans des car­rières, et ça ren­tre finale­ment en train… tout ça pour ren­trer en train !



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