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Etait-ce vraiment nécessaire de tout foutre en l’air ?

« J’avais des copains là-bas, mais je n’étais pas d’accord avec eux, je trou­vais ça dis­pro­por­tionné. J’ai trouvé 68 un peu opérette, bien que ça ait cogné fort. Mais était-ce vrai­ment néces­saire de cogner comme ça ? De tout foutre en l’air ? On était bien, on était dans dans une époque où la vie était plus facile. Je com­prendrais qu’on se bas­tonne aujourd’hui, mais en 68 ? Je n’étais pas dans la rue, je n’ai envoyé de pavés sur per­sonne, je n’ai pris aucun coup de matraque. J’avais siphonné de l’essence dans une voiture à Neuilly et j’étais parti à la cam­pagne, au soleil. Je m’étais dit: “Je me tire de là.” C’est pas méchant ce que je dis, mais cette révo­lu­tion n’en était pas une, elle était un peu incom­préhen­si­ble pour moi. » LIRE LA SUITE