TOUS LES ARTICLES AVEC Mai 68

Etait-ce vraiment nécessaire de tout foutre en l’air ?

« J’avais des copains là-bas, mais je n’étais pas d’accord avec eux, je trou­vais ça dis­pro­por­tionné. J’ai trouvé 68 un peu opérette, bien que ça ait cogné fort. Mais était-ce vrai­ment néces­saire de cogner comme ça ? De tout foutre en l’air ? On était bien, on était dans dans une époque où la vie était plus facile. Je com­prendrais qu’on se bas­tonne aujourd’hui, mais en 68 ? Je n’étais pas dans la rue, je n’ai envoyé de pavés sur per­sonne, je n’ai pris aucun coup de matraque. J’avais siphonné de l’essence dans une voiture à Neuilly et j’étais parti à la cam­pagne, au soleil. Je m’étais dit: “Je me tire de là.” C’est pas méchant ce que je dis, mais cette révo­lu­tion n’en était pas une, elle était un peu incom­préhen­si­ble pour moi. » LIRE LA SUITE

Vivre sans temps mort et jouir sans entrave

« Le trait prin­ci­pal, et déter­mi­nant tous les autres, par lequel le gauchisme pré­fig­u­rait ce qui allait devenir en une trentaine d’années la men­tal­ité dom­i­nante des nou­velles généra­tions, partout inculquée et sociale­ment val­orisée, est donc pré­cisé­ment celui qui avait été reconnu comme car­ac­téris­tique de la men­tal­ité total­i­taire: la capac­ité d’adaptation par la perte de l’expérience con­tinue du temps. L’aptitude à vivre dans un monde fic­tif, où rien n’assure la pri­mauté de la vérité par rap­port au men­songe, découle évidem­ment de la dés­in­té­gra­tion du temps vécu en une pous­sière d’instants: celui qui vit dans un tel temps dis­con­tinu est délivré de toute respon­s­abil­ité vis-à-vis de la vérité, mais aussi de tout intérêt à la faire val­oir. LIRE LA SUITE

Tous avec Gégauff !

« Inter­rogé par Radio Lux­em­bourg sur les “évène­ments”, Gégauff déclare: “Je suis pour l’ordre.”

Ça sur­prend, il s’explique:
“Je les trouve tous telle­ment infan­tiles ces exaltés. Tout va tourner en eau de boudin. J’ai le plus grand mépris pour les mou­ve­ments qui avor­tent et, comme je suis un peu un anar­chiste de luxe, je n’aime pas beau­coup que les autres le soient. De même, je sup­porte très mal de voir mes vices chez autrui. Le désor­dre à bon marché m’ennuie et voir des esprits anar­chistes s’embrigader et endosser l’uniforme comme le font ces garçons me paraît assez para­doxal et navrant.” LIRE LA SUITE