BOULEVARD (1960)

Jean-Pierre Léaud dit “Jojo”, per­pétue la gouache des 400 Coups et joue main­tenant au bon­homme sur les toits de Paris. Habi­tant une cham­bre de bonne qui donne sur Pigalle, la payant on ne sait com­ment, il passe son temps à traîner entre le bistrot de son père (veuf et faible) et son toit, où il emmène à l’occase une poupée pour lui mon­trer la puis­sance de la ville lumière. Seule­ment il est croc love de la “danseuse” d’en face, Mag­ali Noël dit “Jenny Dorr”, 10 ans de plus que lui. Ça cloche. Surtout quand “Dicky” (lol) alias Pierre Mondy, ancien boxeur vient traîner dans les par­ages et met la main sur la gonze qui, aveu­gle, l’entretient chez elle. Jojo se rabat donc sur la petite ital­i­enne du dessous, chez qui il se retient de bouf­fer à chaque fois qu’il passe, la ten­ta­tion est grande, mais même affamé Jojo reste digne, un homme quoi ! Il va d’ailleurs aussi envoyer bouler Giuseppe, le pein­tre homo du palier, qui le veut comme mod­èle, ainsi que le vendeur-truand de “jour­naux pour la jeunesse” qui l’emploie. Même l’italienne lui échappe, merde. Pau­vre, blessé et en colère. C’est le moment pour Jojo de casser les enseignes, “à bas les adultes qui blo­quent la ville, tous des salauds à l’état brut!” Un beau film Anci­enne Vague.

BOULEVARD de Julien Duvivier (Dia­logues de René Barjavel !)

Disponible sur FRANCOMAC

LACHER UN COM

Current month ye@r day *