Oncle Roger

Ceux qui avaient trouvé Con­fes­sions d’un dragueur lourd et myso pour­raient bien dévisser à l’écoute des frasques de Ton­ton Roger. Pub­lic­i­taire le jour, pré­da­teur le soir, Camp­bell Scott met tout son bagout pro­fes­sion­nel à l’œuvre avec la gent fémi­nine, dans les bars les plus lounge de Man­hat­tan (on est en 2002) et pré­tend fière­ment ramener une femme chez lui chaque soir. Ça, c’est la ver­sion offi­cielle. Dans les faits, il ramasse, ressent de plus en plus le poids de la soli­tude (pas vrai­ment de potes, plus vrai­ment de famille) et s’assombrit de nuit en nuit tel un dragueur sur le déclin. Pour couron­ner le tout, il se fait jeter par sa boss qu’il croy­ait dominer et récolte le neveu en week-end avec une mis­sion pré­cise : tout faire pour le dépuceler. Dans un délire cru et glauque à l’opposé de Swingers, Dylan Kidd embar­que dans son his­toire Jesse Eisen­berg (18 ans), Eliz­a­beth Berkley (post–Sauvés par le Gong) et Isabella Rosselini, tou­jours bien. Exposé d’anticipation sur l’abolition du genre, ate­lier ‘sexe partout — coït nulle part’ et guide de la con­ver­sa­tion en soirée arrosée, trois scènes qui vous sont pro­posées par Youtube :

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