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On raconte que tu aimes « ça »…

« Les lam­pes inondaient cru­elle­ment de leur lumière l’épais vis­age en sueur du boucher. Le chœur des policiers le harce­lait :
– Tu étais l’amant de Fer­nande, hein!
– A mon âge, voyons, messieurs…
– Tu es un peu vicieux pour­tant… En ville, on raconte que tu aimes “ça”…
– Je vous assure messieurs… Ce sont les mau­vaises langues qui…
– Obsédé sur les bords que tu es… On a retrouvé chez toi un tas de dessins pornos!
Les inspecteurs lui jetaient alors sous les yeux les paires de fesses, les nichons en pointe, les petits Eros à flèches et autres esquisses osées qu’il avait cray­on­nées dis­traite­ment, dans des moments de désœu­vre­ment, sur de petits car­rés de papier.
– D’innocentes car­i­ca­tures, messieurs… Je vous assure… Quel est l’écolier un peu pré­coce qui ne des­sine pas les mêmes sur ses cahiers de brouil­lon?… De là à tuer quelqu’un!…
– Tu es un gros cochon! LIRE LA SUITE

LA MACHINE (1977)

Pierre Lentier, ouvrier d’usine en ban­lieue parisi­enne, assas­sine une fil­lette, se laisse arrêter, subit inter­roga­toires, enquêtes et contre-enquêtes, est con­damné à mort puis exé­cuté.
La machine du titre, c’est bien sûr la guil­lo­tine (tou­jours en exer­cice à l’époque où le film a été réal­isé), mais c’est aussi la machine sociale qui broie, la machine médi­a­tique qui s’emballe… Le film est autant un réquisi­toire con­tre la peine de mort qu’une réflex­ion sur la société, ses ressorts, ses aveuglements.