TOUS LES ARTICLES AVEC Carl Wilson

Célébrer la médiocrité

« Il importe de se rap­peler que Wil­son sor­tit Let’s Talk About Love à un instant charnière du jour­nal­isme musi­cal, alors que le légendaire essai de K. San­neh sur le « rock­ism », paru en 2004 dans le New York Times, était encore rel­a­tive­ment frais. L’écrit de San­neh fit pren­dre con­science d’un mou­ve­ment anti-rockism qui ser­vait une fin précieuse : il per­mit aux cri­tiques de dépasser les lim­ites du canon, leur donna la chance de con­tex­tu­aliser leurs pro­pres préférences en matière de goût et d’avouer leurs plaisirs (et déplaisirs) hon­teux en ter­mes de pop, d’une manière qui coïncidait avec l’essor du « pop­ti­mism » cul­turel. Or, en 2013, une réaction bru­tale éclata con­tre la pop d’évasion, celle qui est vue comme plate ou fuyant la réalité – con­sul­tez par exem­ple la polémique lancée par Rick Moody, « I Dared Crit­i­cize Tay­lor Swift » (« J’ai osé cri­ti­quer Tay­lor Swift ») sur le site Salon.com en février 2013 et les com­men­taires qu’il a suscités. LIRE LA SUITE

La subversion, pour quoi faire ?

« Cette interprétation à deux vitesses sur­git partout pour la musique sen­ti­men­tale: l’excès, le fait de suivre une recette, d’être bi-dimensionnel, peu­vent tous représenter des points posi­tifs pour une musique qui n’est pas douce et con­ciliante, mais furieuse et rebelle. On pour­rait dire que le punk est le schmaltz de la colère – notion renforcée par la facilité avec laque­lle, avec le punk « emo », elle est réadaptée pour exprimer des angoisses per­son­nelles. Le punk, le metal, même le rock à voca­tion de jus­tice sociale tels que U2 ou Rage Against The Machine, avec leurs slo­gans empha­tiques sur l’individualité et l’indépendance, sont aussi « stim­u­lants » ou « moti­vants » que la musique de Céline Dion, mais visent des sous-groupes cul­turels différents. En tout cas, ils sont tout aussi par­ti­aux et mal dégrossis. LIRE LA SUITE