Vår For Youth

L’uniforme musi­cal de LUST FOR YOUTH est main­tenant par­faite­ment bien repassé. Il donne d’ailleurs dans les mêmes tons que celui de VAR. WAR (guerre) qui s’est d’ailleurs trans­formé en Vår (print­emps), un terme plus en vogue, mais surtout plus proche de la Nature et des forces tel­luriques. Les deux groupes sué­dois et danois ont déjà col­laboré ensem­ble et échangent des mem­bres, échangent de sexe aussi sans doute, qui grossis­sent les rangs de for­ma­tions déjà citées ici comme ICEAGE, LOWER, MARCHING CHURCH ou SEXDROME. Sacred Bones Records, après plusieurs sor­ties garage ou folk sans intérêt, a fait l’anschluss sur cette alliance scan­di­nave en sig­nant les 2 nou­veaux albums des deux groupes. Malin.

Il y a sou­vent ce relent dance qui créé un peu le malaise sur “Per­fect view”. Ce côté raveur leur évite de tomber dans la resucée coldwave/synthpop. LFY se per­met même un gros tube avec Another day. Sans aucune règle, ils accélèrent le rythme pour approcher la techno (Barcelona), le ralen­tis­sent à base de house lo-fi à lunettes de soleil ron­des (Per­fect view) ou masquent le tout de façon indus­trielle (Vibrant brother). Ultra syn­thé­tique. Ils ont trouvé l’amour, et le font savoir sur une musique rétro-moderne.

VAR c’est plus com­pliqué, et plus intel­lectuel. Rien à voir avec le départe­ment 83. L’émotion réside dans cette voix de petit veau (Begin to remem­ber), qui alterne avec un autre chant beau­coup plus EBM (The world fell). L’essai trip-hop Motion­less duties est moins réussi que l’entame techno-pop, mais au moins ils essaient des trucs. Quelques touches noise comme chez leurs potes, des clins d’œil à The Cure et Death In June (com­ment faire autrement ?) et un Katla déchi­rant pour ter­miner. Deux albums qui dressent un panorama exhaus­tif de la musique froide, des­tinés à une jeunesse qui a refusé de s’amuser.

1 Commentaire

  1. bebe buell

    <3

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