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La Vérité

Com­ment favoriser en nous cette sorte de délivrance ? Tout est para­doxal chez l’homme, on le sait bien. On assure le pain de celui-là pour lui per­me­t­tre de créer et il s’endort, le con­quérant vic­to­rieux s’amollit, le généreux, si on l’enrichit, devient ladre. Que nous impor­tent les doc­trines poli­tiques qui pré­ten­dent épanouir les hommes, si nous ne con­nais­sons d’abord quel type d’hommes elles épanouiront. Qui va naître ? Nous ne sommes pas un chep­tel à l’engrais, et l’apparition d’un Pas­cal pau­vre pèse plus lourd que la nais­sance de quelques anonymes prospères.

L’essentiel, nous ne savons pas le prévoir. Cha­cun de nous a connu les joies les plus chaudes là où rien ne les promet­tait. Et nous ont laissé une telle nos­tal­gie que nous regret­tons jusqu’à nos mis­ères, si nos mis­ères les ont per­mises. Nous avons tous goûter, en retrou­vant des cama­rades, l’enchantement des mau­vais souvenirs.

Que savons-nous, sinon qu’il est des con­di­tions incon­nues qui nous fer­tilisent ? Où loge la vérité de l’homme ?

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Au diable la Société !

« Avoir besoin de con­nais­sances, c’est avouer ouverte­ment l’absence en soi du vrai bon­heur – avouer le tarisse­ment de sa vie intérieure. Tout indi­vidu véri­ta­ble­ment heureux vit dans un univers imag­i­naire per­son­nel – ou plutôt un univers imag­i­naire créé par sa dou­ble nature pro­pre et celle de son parte­naire, sous les aus­pices de la nature dou­ble de la Cause Première.

La plus grande illu­sion du monde naît du culte tribal de l’activité sociale, qui remonte aux hordes de chas­seurs et de guer­ri­ers des temps préhis­toriques. Le seul résul­tat béné­fique de la mécan­i­sa­tion du monde mod­erne, c’est d’avoir libéré l’individu de cette bar­barie trib­ale qui con­siste à accorder aux tâches effec­tuées pour la tribu plus d’importance qu’elles n’en ont en réal­ité. Il faut bien que ces tâches s’accomplissent; il faut bien quelqu’un pour les faire; il est vil et mesquin de s’y sous­traire. Mais de là à les pren­dre au sérieux, jusqu’à y voir le but même de l’existence, il y a loin ! » LIRE LA SUITE