TOUS LES ARTICLES AVEC Vice

Comment pisser en public

« Quand j’ai com­mencé à embaucher des rédac­teurs, j’ai remar­qué que les moins intéres­sants étaient ceux avec des diplômes en jour­nal­isme. Leur incom­pé­tence m’a vrai­ment frap­pée lorsque les plus expéri­men­tés d’entre eux ont com­mencé à nous inter­viewer pour des arti­cles dans d’autres pub­li­ca­tions. Ils n’avaient aucune idée de qui nous étions et pourquoi ils écrivaient sur nous, donc les embrouiller est devenu irrésistible.

La réponse québé­coise au New York Times, Le Devoir, voulait nous inter­viewer parce que quelqu’un d’autre l’avait fait. C’est comme ça que ça marche dans les médias. Un jour­nal­iste a les couilles de sor­tir un nou­veau sujet et les autres vien­nent s’accrocher dessus comme des lam­proies sur un requin. L’article orig­i­nal, celui qui nous a propulsé sur toutes les chaines de mon­tage est parti d’un can­u­lar. La vérité, c’est que nous avions changé le nom de Voice of Mon­treal en Vice pour éviter que les anciens pro­prié­taires ne nous pour­suiv­ent, mais c’était chi­ant comme his­toire, donc on n’avait changé le point de départ en “L’énorme et hor­ri­ble jour­nal améri­cain Vil­lage Voice nous a men­acé de nous faire couler donc on a dû changé de nom”. Une fois le pois­son ferré, le truc était dans tous les jour­naux du pays et pas une seule per­sonne n’avait pensé à véri­fier les faits ou même à appeler le Vil­lage Voice. Les Cana­di­ens adorent les his­toires de David-et-Goliath quand ce sont les Améri­cains les mau­vais, et ils n’allaient pas laisser les vrais faits ruiner leur délire. LIRE LA SUITE

Anthony Pappalardo: Is there life after edge break?

Anthony Pap­palardo a fait énor­mé­ment de trucs dans sa vie. Il a com­mencé par s’intéresser au skate (ne pas le con­fon­dre avec le skater pro du même nom) et au hardcore/punk dans le Boston de la fin des années 80. D’un point de vue psycho-géographique, un par­cours presque typ­ique pour un ado améri­cain. Des années 90 à 2000, il a joué de la gui­tare dans une dizaine de groupes punk, hard­core, emo, post-punk, shoegaze et power pop qui n’ont jamais réelle­ment décollé. Les deux plus impor­tants: Ten Yard Fight et In My Eyes. Depuis, Anthony est devenu jour­nal­iste, a sorti le meilleur livre jamais écrit sur le hard­core (Radio Silence) et le meilleur livre jamais écrit sur l’adolescence (Live… Sub­ur­bia!). Et en pré­pare un troisième. Lisez son inter­view fleuve en français sur NOISEY ou la ver­sion orig­i­nale ci-dessous. LIRE LA SUITE

KICKBACK: En noir et contre tout

Dans l’attente du brévi­aire «Tout ce que vous avez tou­jours voulu savoir sur Kick­back», voici un bilan d’anti-carrière du groupe le plus “insérez-un-adjectif-sulfureux” de France, réduit à un tri­dent bien aigu­isé com­posé de Stephen, Pas­cal et Damien. L’entretien s’est déroulé dans une cave du 18ème arrondisse­ment, véri­ta­ble par­adis ou pur­ga­toire pour rats de bib­lio­thèque. Le groupe était réuni géo­graphique­ment pour une tournée européenne fin 2012, qui n’était finale­ment pas la dernière puisqu’ils seront bien­tôt de retour. Une con­ver­sa­tion en 55 000 mots qui se révèle aussi longue et dis­parate que leur par­cours. LIRE LA SUITE