Traité de Lisbonne

Bienvenue à Lisbonne, 500 000 habitants, capitale la plus à l’ouest de l’Europe, ville aux 7 collines, pays de tolérance et de belle faïence.

Alfama : Le meilleur quartier où se paumer tel un marin triste des années 30, au milieu des gargotes, des vieux, des montées infernales, des chanteuses de fado… et forcément des touristes français.

Bairro Alto : « Dans ce quartier se concentrent généralement les groupes de tribus urbaines, qui possèdent des établissements et des lieux de réunion propres. » Quadrillage de ruelles, bars douteux, américains besogneux… et un peu plus bas, la piste aux étoiles, « comme à Hollywood ».

Cascais : Ne pas confondre avec « Caracois » (escargots), à manger par petite ou grande assiette (travessa). Cascais et Estoril sont les plages les plus courues des environs de Lisbonne. Le spot à éviter si 1/ vous ne voulez pas bronzer 2/ vous détestez les gens 3/ vous haïssez le vent. Et si vous préférez la montagne et la brume : direction Sintra et ses pilotes de bus-rallye de la compagnie Carris (avec un seul a).

Descobrimentos : À Bélem, il y a des tours, perso j’en ai vu qu’une, et de loin, mais il y a surtout le Padrão dos Descobrimentos, un monument complètement fou dédié aux navigateurs des années 1400. À voir une fois dans sa vie.

Estrela : C’est le Prenzlauer Berg lisboète. Quartier ouest, tout est dédié à l’enfant et à la famille, les berlines sont garées en épi, le pavé est resplendissant, l’air est pur, en y déambulant on se prendrait presque à croire qu’on a du blé. (photo prise à São Bento et réalisée sans trucage)

Feira Da Ladra : Les puces de Lisboa, dans une ambiance nettement plus détente qu’à Clignancourt. Stands interminables, prix sympas, 45 tours de variété internationale, revues de cul, barbecues et quelques haussements de voix, ici et là.

Français : « Elle a jamais été danseuse de sa vie celle-là ! » – Un Français devant une artiste de rue à la station Baixa-Chiado.

Grillades : Un conseil : protégez-vous.

Haschich : « Marijuana, lunettes, cocaïne ? » Les dealers de la place Rossio sont méga à l’aise et collants, normal, ils ont le droit de vendre leur came à l’air libre. JUST SAY NÃO.

Immobilier : Lisbonne s’en tape bien de cette mascarade d’encadrement des loyers, elle se contente déjà de rénover tous les bâtiments qui sont pour l’instant habités par des pigeons, des chats et des rats. Aucun dessin à la craie devant mais un gros AVISO à l’entrée (voir à Anjos).

Islam : Tout est sous contrôle.

Jesus : Toujours pas d’église pour Luis Figo, mais il est quand même en vitrine.

Kini : La portugaise est précoce et jolie (attention toutefois à l’abus de pâtisserie). Porte invariablement un mi-string/mi-slip à la plage. Peut choquer.

LX Factory : Si vraiment, vraiment, vous avez besoin de brancher votre iPhone.

Monsanto : Berlin a Teufelsberg, Lisbonne a son Panoramico. Observatoire abandonné que vous pourrez découvrir au hasard d’un trou dans le grillage en plein cœur du gigantesque parc Monsanto à l’ouest de la ville. Inspiring.

Nourriture : Poisson frais, patates à l’eau, poissons frits, patates frites, poisson pané, patates « punched », poisson grillé, patates en purée… Au bout d’une semaine, ça commence à être légèrement « bourratif ». (Vous comptiez voir des photos d’assiettes ? Nous ne sommes ni au Decadente ni sur Instagram ici)

Oslo Bar : Ça en jette, pas vrai ? Il est situé à deux pas du Viking club, et des autres établissements de divertissement nocturne de la rue Nova do Carvalho, entièrement peinte en rose. C’est peut-être ici-même que Bruno Ganz se déhanche dans un film 80’s atmosphérique intitulé Dans La Ville Blanche (1983, Alain Tanner).

Pastéis de Nata : Bon ça vaut pas un far breton, ok, mais c’est vrai que c’est bon. Existe aussi en variante salée (roulé en boule, à la morue), pour un niveau de raffinement différent. (Les Portugais savent rire de leur gastronomie ! – voir photo)

Pont Salazar : Renommé pont du 25 avril après la révolution des œillets en 1974 (non, Estado Novo n’est pas un groupe de musique industrielle), ce joyau fait de Lisbonne le San Francisco latin, et également le Rio de l’Europe avec à ses côtés l’immense Cristo Rei planté à Almada qui veille sur la ville et domine le Tage. Le combo a franchement de la gueule.

Qualité de vie : La devise de Lisbonne ? « Cidade de tolerância ». Rien à voir avec « Fluctuat nec mergitur ».

Rato : Partout sur les pavés, pour ceux qui passent le temps à regarder leurs pompes, des dessins indiquant les services qui vous sont proposés. Devant un opticien ? Une paire de lunettes. Devant une poissonnerie ? Une sardine. À la station Rato ? UN RAT.

Reis : Une vraie énigme cette avenue Almirante Reis.

Santos : – C’est dans quelle direction Santos, s’il vous plaît ?
– Comment ?
– La gare de Santos ?
– Hmm…
– San’tos ?
– Ah, San’touche ?
– Euh, ouais.
– Toujours tout droit.
– Obrigada…

Triporteurs : Fréquemment pilotés par des adolescentes en furie, les Piaggio à trois roues sillonnent les cimes de la ville désertée par les deux roues (7 collines, une pente à 7% en moyenne, un pavé tous les 7 centimètres), de château en point de vue, et font régner la loi parmi les touristes. Pour les moins casse-cous : le TRAM, qui n’a pas bougé depuis 50 ans.

Urban Concept Store : Un pigeon avec deux bois de cerf ? Concept.

Village des Damnés : Quand soudain, dans un chemin de traverse de Mouraria, l’horreur…

Windsurf : Pour tous les fans de glisse, ce tube est pour vous.

X : « Gina et Tania, ça a fait toute l’éducation des portugais, c’est une institution ici » – ok, j’en prends un de chaque. Et puis celui-là aussi. Et ces deux-là tiens.

Yes I !

Zonzon : Et non, ce n’est pas une prison futuriste mais un centre commercial (les Amoreiras, 40 000 m2 pour consommer). Si vous connaissez l’identité du génie qui l’a imaginé, je suis preneur.

Autres villes, autres ambiances :
Berlin
Genève
Londres
Bruxelles
Naples

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