TOUS LES ARTICLES AVEC Frédéric Martel

La fabrication du mainstream

« La cam­pagne com­mer­ciale d’un long-métrage hol­ly­woo­d­ien est un véri­ta­ble plan de bataille coor­donné sur plusieurs con­ti­nents. C’est l’étape essen­tielle de tout film main­stream. Durant les trente dernières années, ces cam­pagnes se sont pro­fes­sion­nal­isées et leur coût a décu­plé (env­i­ron 2 mil­lions de dol­lars pour un film de stu­dio en moyenne en 1975 ; 39 mil­lions en moyenne en 2003, mais fréquem­ment plus de 100 mil­lions pour les prin­ci­paux block­busters). LIRE LA SUITE

Disney über alles

« À l’origine du Roi Lion en comédie musi­cale, il y a le suc­cès du film qui en trois ans de dis­tri­b­u­tion, salles, home video et pro­duits dérivés inclus, a rap­porté près d’un mil­liard de dol­lars. « Eis­ner savait que les indus­tries créa­tives doivent con­stam­ment se renou­veler. Il ne voulait pas que Dis­ney devi­enne un musée, il fal­lait donc se réin­ven­ter chaque jour. C’est pour cette rai­son, puisque j’avais fait le film pour Dis­ney, qu’il m’a finale­ment donné le feu vert pour emmener Le Roi Lion à Broad­way », explique Schu­macher. Qui s’engage dans l’aventure avec les moyens financiers que l’on imag­ine. Pour expéri­menter le pro­jet, Dis­ney débloque immé­di­ate­ment 34 mil­lions de dol­lars. Deux­ième étape : le rachat d’un célèbre théâtre de la 42e rue, l’Amsterdam, un bijou d’architecture Art nou­veau datant de 1903, avec ses pein­tures murales allé­goriques, ses frises et ses mosaïques, peu à peu tombé à l’abandon à mesure que les sex-shops, la pros­ti­tu­tion, la drogue et les gangs ont envahi la rue. LIRE LA SUITE