TOUS LES ARTICLES AVEC Nazis

Berlin a jamais fait rire


« cette ville a déjà bien souf­fert… que de trous, et de chaussées soulevées ! (…) il paraît à Hiroshima c’est beau­coup plus pro­pre, net, tondu… le ménage des bom­barde­ments est une sci­ence aussi, elle n’était pas encore au point… (…) ce qu’était assez curieux c’est que sur chaque trot­toir, tous les décom­bres, poutres, tuiles, chem­inées, étaient amon­celés, impec­ca­bles, pas en tas n’importe com­ment, chaque mai­son avait ses débris devant sa porte, à la hau­teur d’un, deux étages… et des débris numérotés !… que demain la guerre aille finir, subit… il leur faudrait pas huit jours pour remet­tre tout en place… Hiroshima ils ne pour­raient plus, le pro­grès a ses mau­vais côtés… là Berlin, huit jours, ils remet­taient tout debout ! (…) là vous voyez un peu­ple s’il a l’ordre inné… (…) Paris aurait été détruit vous voyez un peu les équipes à la recon­struc­tion !… ce qu’elles feraient des briques, poutres, gout­tières !… peut-être deux, trois bar­ri­cades ?… encore !… là ce triste Berlin, je voy­ais dabs, daronnes, dans mes prix, et même plus vio­ques, dans les soixante-dix, quatre-vingts… et même des aveu­gles… absol­u­ment au boulot… (…) pas de laisser-aller !… pluie, soleil, ou neige Berlin a jamais fait rire, per­sonne ! un ciel que rien peut égayer, jamais… déjà à par­tir de Nancy, vous avez plus rien à atten­dre… que de plus en plus d’ennuis, sérieux, énormes labeurs, transes de tristesse, guer­res de sept ans… mille ans… tou­jours !… regardez leurs vis­ages !… même leurs eaux !… leur Spree… ce Styx des teu­tons… comme il passe, inex­orable, lent… si limoneux, noir… que rien que le regarder il couperait la chique, l’envie de rire, à plusieurs peu­ples… on le regar­dait du para­pet, nous là, Lili, moi, Bébert… »

Louis-Ferdinand Céline, Nord, 1960.

Au cœur de l’intolérance…

La collaboration pour les nuls


Le Repas Des Fauves (1964) par bor­droit

ESCAPE TO VICTORY (1981)

Stade de Colombes, 1943. Ter­rain neu­tre. Et donc grosse Mar­seil­laise. L’équipe d’Allemagne affronte le monde libre, les Alliés. Chez les blancs, un effec­tif de choix : Sylvester Stal­lone dans les buts (qui n’a tou­jours pas vrai­ment com­pris les règles du ‘soc­cer’ après 2h de film), Michael Caine en entraîneur, meneur, râleur, Pelé à l’attaque (oui oui) et aussi des gloires du foot­ball d’antan sen­sés représen­ter leur pays sur la pelouse comme Bobby Moore, Osvaldo Ardiles ou Kaz­imierz Deyna. A la sélec­tion c’est John Hus­ton, donc voilà. Au cours d’un scé­nario tran­quille, le kapo du camp (Max Von Sydow) où sont enfer­més tous ces gars a pro­posé à John Colby (Michael Caine), ancien joueur pro dont la car­rière a été inter­rompue par la Guerre, d’organiser un match con­tre la Werhmacht, pour le fun et l’esprit de de com­péti­tion. Bah tiens. LIRE LA SUITE

URGENCE (1985)

Un “arti­cle” paru dans le #11 de l’indispensable revue Schnock qui vient de fêter ses 3 ans avec Brigitte Bar­dot, les écrivains de Play­boy, la fièvre du catch et tout un tas d’autres choses:

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Les Nazis à la Télévision

Paris Interdit !

Peau de tatouages

« Un livre ne suf­fi­rait pas à racon­ter les «extrav­a­gances crim­inelles» de la femme du com­man­dant de Buchen­wald, Ilse Koch. […] l’ancienne dactylo d’une fab­rique de cig­a­rettes était pas­sion­née par les tatouages et les infir­miers devaient lui sig­naler tous les déportés dont le corps s’ornait de por­traits, d’inscriptions ou de «scènes artis­tiques». La Kom­man­deuse exam­i­nait le tatouage; si elle esti­mait qu’il devait fig­urer dans sa col­lec­tion, elle con­fi­ait le déporté à son Kapo favori, Karl Beigs. Le bon Karl piquait alors le «tableau vivant». LIRE LA SUITE

Do you consider yourself a misanthrope ?

« Oh, oui. Absol­u­ment. J’essaie de traîner le moins pos­si­ble avec les autres. Haïr active­ment les gens représente un trop gros gaspillage de temps. J’ai réal­isé que si nous n’avons rien en com­mun et que je me retrouve quand même avec eux, je vais for­cé­ment les détester. Donc, j’essaie de favoriser les sit­u­a­tions où je ne suis pas trop proche des autres, et de min­imiser mon con­tact avec les gens en général. LIRE LA SUITE

LAIBACH: Nous préférons penser que parler

(photo: mel­chior ft)

«Laibach ne fait que des inter­views par écrit», c’est ce que leur man­ager de MUTE records me répond quand je lui demande si une ren­con­tre avec le groupe est envis­age­able à l’occasion du con­cert à La Machine, Paris, date unique en France, le 8 avril 2012. Le groupe slovène est chasse gardée. Peut-être la clé de sa longévité, eux tour­nent et sont tou­jours chez MUTE, con­traire­ment à la Mano Negra qui fai­sait leur procès lors d’un mémorable coup de gueule chez Decha­vanne dans les 80’s. LIRE LA SUITE