TOUS LES ARTICLES AVEC Confort

Baudelaire la baudruche

« Tenez, rou­vrons les Fleurs du Mal. Voici l’Homme et la Mer. Rassurez-vous, je me bornerai à en lire le pre­mier vers : Homme libre, tou­jours tu chéri­ras la mer. Affir­ma­tion péremp­toire et gra­tu­ite. Un homme libre peut très bien détester la mer. Voyons main­tenant les Chats. Le son­net com­mence ainsi : Les amoureux fer­vents et les savants austères – Aiment égale­ment en leur mûre sai­son — Les chats puis­sants et doux… Je vous le demande, pourquoi les amoureux et les savants aimeraient-ils néces­saire­ment les chats et pourquoi en leur mûre sai­son ? LIRE LA SUITE

Le confort intellectuel

« Il se peut que le con­fort passe pour un priv­ilège de la bour­geoisie. Et après ? Il n’y a là rien qui le con­damne. Il me sem­ble que si je me présen­tais à la dépu­ta­tion dans un quartier ouvrier, mon pre­mier soin serait de promet­tre aux citoyens le con­fort matériel. Je ne crois pas que les can­di­dats en usent jamais autrement. Et si, après avoir promis à mes futurs électeurs le con­fort matériel, je leur promet­tais le con­fort intel­lectuel, ils n’auraient pas lieu d’être frois­sés ni mécon­tents, au con­traire. En fait, je n’irai jamais sol­liciter les suf­frages de la classe ouvrière. Elle m’inspire bien sûr des sen­ti­ments chré­tiens, mais assez proches de l’indifférence. Pourquoi ne le dirais-je pas, puisque c’est la vérité ?
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Travail Famille Retraite

« Je ne voulais pas devenir ce qu’étaient les autres, les gens. Ils me foutaient la trouille. Si vrai­ment il n’y avait que ça, le boulot, la famille, les gosses, la vieil­lesse et le trou au bout, alors c’était le dés­espoir. A moins d’offrir ça au petit Jésus, mais juste­ment, le petit Jésus, y’en avait plus. Je croy­ais, je voulais de toutes mes forces croire à une vie autre, à une vie libre, bien à moi, une vie de vagabondage dan­gereux mais aimable dans le cher fouil­lis vert, mater­nel et nourricier. LIRE LA SUITE