TOUS LES ARTICLES AVEC Féminisme

Annie hait les sucettes

« Com­ment le par­adis néo-féministe ne serait-il pas men­acé dès que la ten­ta­tion de la solu­tion amoureuse appa­raît pour laisser sup­poser, même néga­tive­ment, que tout rap­port sex­uel engen­dre une mul­ti­plic­ité de présences fan­tas­ma­tiques, féminines et mas­cu­lines ? Ou encore que la mis­ère des rap­ports humains ne tient pas plus à un sexe qu’à l’autre mais à une mis­ère sex­uelle dom­i­nante que le néo-féminisme con­tribue à ren­forcer en enfer­mant les femmes dans un par­tic­u­lar­isme à la portée de toutes et dont le tri­om­phal­isme peut seule­ment dis­traire celles-ci des causes pro­fondes de ce malheur ?

Car enfin, com­ment les femmes, faute d’avoir pu ou su aimer les hommes, n’en pourraient-elles que mieux aimer les femmes ? Je ne com­prends pas que celles qui depuis tou­jours ont eu le goût des femmes ne se soient pas déjà insurgées de voir le les­bian­isme devenir en quelques années la posi­tion de repli sex­uel par excel­lence. A la lueur du néo-féminisme, l’homosexualité fémi­nine n’est plus que la car­i­ca­ture d’elle-même; avant d’avoir été recon­nue comme un des paysages de l’amour, la voici dev­enue le triste maquis d’où on peut haïr l’homme sans grand dan­ger : il suf­fit de hurler avec les lou­ves. »
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Nabe et les Femmes

« Si j’avais pu pénétrer toutes les femmes que j’ai désirées, je n’aurais plus qu’une minus­cule vir­gule en guise de zob, en rup­ture de béchamel. Les cir­con­stances vous ani­ment tant d’éphémères envies d’enfoncer ! Une fille qui rat­trape un bus, une petite serveuse dont on voit la culotte, une demi-vieille trem­pée, une groupie pétasse… Si j’ose encore sor­tir, me déplacer hors des para­noïas infectes de mon ago­nie quo­ti­di­enne, me déschiz­o­phréniser un peu, sur­gir dans les ruelles auda­cieuse­ment, c’est parce que toutes les femmes sont là, dans la rue : il suf­fit de désirer les enculer. LIRE LA SUITE

LIPSTICK (1976)

Dans la famille rape-and-revenge, je demande le mal-aimé VIOL & CHÂTIMENT. Trop con­sen­suel ? Pas assez crade ? Trop con­ser­va­teur ? Pas assez immoral ? Le film de Lam­ont John­son (déjà réal­isa­teur entre autres de The Last Amer­i­can Hero et de Gun­fight avec Johnny Cash en face à face avec Kirk Dou­glas (!)) se veut un vig­i­lante soft, à la fois fémin­iste et anti-féministe, un petit film sur l’auto-justice qu’on ne sait finale­ment pas où placer. LIRE LA SUITE

LA CITTA DELLE DONNE (1980)

Quand Fellini filme le fémin­isme ça donne ce foutu film ! Pour une fois sans clown ni cirque (bon, un peu sur la fin). Le pro­pos abordé avec ironie et un humour le plus total est per­son­nifié par Mar­cello Mas­troianni, macho à l’italienne qui, trop à l’écoute de son sexe, saute du train pour suivre une bella donna dans la nature. Il en ris­quera sa peau. Le pen­dard, dans sa folle odyssée, va ren­con­trer une jar­dinière très lubrique, le camp d’entraînement des pre­mières femen, le Super-Homme, un vagin avaleur de per­les, un musée des hom­meurs, le plus grand lit du monde, le plus gros cul du monde, et des dizaines, des cen­taines, que dis-je, des mil­liers de femmes, mil­i­tantes ou stim­u­lantes, dans un sur­réal­isme qui vire au fan­tasme ! Mais, tout ça n’était qu’un rêve ? LIRE LA SUITE