TOUS LES ARTICLES AVEC Viol

Annie hait les sucettes

« Com­ment le par­adis néo-féministe ne serait-il pas men­acé dès que la ten­ta­tion de la solu­tion amoureuse appa­raît pour laisser sup­poser, même néga­tive­ment, que tout rap­port sex­uel engen­dre une mul­ti­plic­ité de présences fan­tas­ma­tiques, féminines et mas­cu­lines ? Ou encore que la mis­ère des rap­ports humains ne tient pas plus à un sexe qu’à l’autre mais à une mis­ère sex­uelle dom­i­nante que le néo-féminisme con­tribue à ren­forcer en enfer­mant les femmes dans un par­tic­u­lar­isme à la portée de toutes et dont le tri­om­phal­isme peut seule­ment dis­traire celles-ci des causes pro­fondes de ce malheur ?

Car enfin, com­ment les femmes, faute d’avoir pu ou su aimer les hommes, n’en pourraient-elles que mieux aimer les femmes ? Je ne com­prends pas que celles qui depuis tou­jours ont eu le goût des femmes ne se soient pas déjà insurgées de voir le les­bian­isme devenir en quelques années la posi­tion de repli sex­uel par excel­lence. A la lueur du néo-féminisme, l’homosexualité fémi­nine n’est plus que la car­i­ca­ture d’elle-même; avant d’avoir été recon­nue comme un des paysages de l’amour, la voici dev­enue le triste maquis d’où on peut haïr l’homme sans grand dan­ger : il suf­fit de hurler avec les lou­ves. »
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UN ASSASSIN QUI PASSE (1981)

Richard Berry est Jacques, employé de banque de 9h à 17h, et psy­chopathe sex­uel le reste du temps. Ce petit mani­aque du cran d’arrêt est amoureux d’une actrice (Car­ole Laure, dont la tête est éparpil­lée sur tous les patch­works qui ornent les murs de sa studette) et il passe sa frus­tra­tion de ne pou­voir la tringler sur les pros­ti­tuées de son quartier. Les cadavres s’accumulent. LIRE LA SUITE

LA DÉROBADE (1979)

Les mémoires d’une pute française : voilà le titre inter­na­tional de ce film de Daniel Duval (tête con­nue du POLAR 80). Inter­dit aux moins de 16 ans à sa sor­tie, c’est un des trucs les plus durs de l’époque. Une spi­rale infer­nale de la dépra­va­tion dans laque­lle Miou-Miou tient les rennes, tête haute et cul bombé. LIRE LA SUITE

LIPSTICK (1976)

Dans la famille rape-and-revenge, je demande le mal-aimé VIOL & CHÂTIMENT. Trop con­sen­suel ? Pas assez crade ? Trop con­ser­va­teur ? Pas assez immoral ? Le film de Lam­ont John­son (déjà réal­isa­teur entre autres de The Last Amer­i­can Hero et de Gun­fight avec Johnny Cash en face à face avec Kirk Dou­glas (!)) se veut un vig­i­lante soft, à la fois fémin­iste et anti-féministe, un petit film sur l’auto-justice qu’on ne sait finale­ment pas où placer. LIRE LA SUITE