TOUS LES ARTICLES INTERVIEWS

Le Monde du Mondo

Haï par les uns, détesté par les autres, le Mondo a fêté sa cinquan­tième année. Le choc­u­men­taire, dis­cret depuis les années 80, s’apprête à pousser un dernier râle. Jeptha, un réal­isa­teur ital­ien, veut met­tre son poing final à l’histoire avec un film évidem­ment inti­t­ulé «Made in Italy».

Mondo: Genre de cinéma d’exploitation car­ac­térisé par une approche pseudo-documentaire très crue, dont le mon­tage et le choix des images met­tent en avant un aspect racoleur ou choquant du thème (en priv­ilé­giant par exem­ple l’exotisme, le sexe et la vio­lence).

Cette intro­duc­tion au genre est parue dans le #116 de Trois Couleurs.

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EUROCRIME!

« Le poliziotteschi par­fait pour moi – que ce soit un film policier ou un film de gang­sters – suit le schéma du «seul con­tre tous». Soit c’est un flic coincé entre les loubards de sa rue et la bureau­cratie sym­bol­isée par ses supérieurs, soit un gang­ster trahi qui doit échap­per à la fois à la loi et au syn­di­cat qui veut sa peau. Ces per­son­nages finis­sent par ressem­bler trait pour trait au héros soli­taire et flingueur du West­ern Spaghetti, mais ils sont manœu­vrés dif­férem­ment dans les films Euro­crim­inels. L’Empire du Crime (La mala ordina) ou Street Law (Il cit­tadino si ribella) sont de grands exem­ples de films «seul con­tre tous». LIRE LA SUITE

THIS AIN’T CALIFORNIA (2012)

Voilà main­tenant un an que le film de Mar­tin Per­siel est sorti (unique­ment en Alle­magne), et des mois que j’attendais un retour aux ques­tions envoyées. Elles ne sont jamais rev­enues, comme ceux qui osaient franchir le Rideau de Fer de nuit. Le film-documentaire sur les ska­teurs d’ex RDA n’en est en fait pas un. Il aurait pu sym­bol­iser la ren­con­tre de “Dog­town & Z Boys” avec “Good Bye Lenin!”, mais non. LIRE LA SUITE

Léo Kouper: Affichiste

Son nom se prononce comme celui de Gary mais jamais il n’a été sous les feux de la rampe. Leo Koupfer­berg, d’origine russe, a rac­courci son nom en Kouper quand il fal­lut trou­ver un blase, plus com­mode pour tra­vailler à l’époque. En plus de 60 ans de métier, le petit homme aux cheveux blancs a tout connu sur sa dis­ci­pline, Hervé Mor­van, les stu­dios de cinéma, les pubs pour les petits pois, les affichettes de province, Char­lot, Mocky, la nou­velle vague, l’érotisme français, et bien d’autres secrets de polichinelle. Pas de retraite tant qu’il con­serve ce qui lui est essen­tiel: l’œil, la main, la tête. Voici en quelques thèmes et affiches une “his­toire orale” de sa car­rière. LIRE LA SUITE

Jean-Pierre Mocky: Machine à films

Il vient de sor­tir son XX film nommé “Le Men­tor”, il a encore qua­tre longs métrages dans ses tiroirs qu’il ne mon­tre pas parce que ça le fait mar­rer, il reste pro­lifique dans une époque où la quan­tité a ter­rassé la qual­ité, il boit du lait de jument et peut tenir encore 50 ans «si son pan­créas ne le lâche pas», et acces­soire­ment, Mocky porte à mer­veille le nom d’une machine increvable des­tinée à percer les tranchées comme la bien-pensance… LIRE LA SUITE

Lewis Dimmick: NYHC poet !

Il y a deux ans, le label War­dance Records réédi­tait offi­cielle­ment pour la pre­mière fois la com­pi­la­tion New Breed, sor­tie sur cas­sette en 1989. Cette tape demeure la man­i­fes­ta­tion ultime du son hard­core new-yorkais, à l’image des deux autres disques-repères de cette scène : NYC Hard­core — The Way It Is et NYHC — Where the Wild Things Are?. Parmi tous ces groupes, dont cer­tains sont morts dans l’œuf, il y avait Our Gang, des mecs qui voulaient jouer plus vite que les autres, «straight ahead» comme avant. LIRE LA SUITE

Occuper Cannes

Célèbre pour ses frasques guig­no­lesques, ses phrases piquantes et sa bon­hom­mie à toute épreuve, Lloyd Kauf­man est aujourd’hui à la tête d’une des plus anci­ennes boîtes de pro­duc­tion ciné­matographique indépen­dante, TROMA. Il sera comme tous les ans sur la côte d’Azur en mai, pour mener cette fois un pro­jet rad­i­cal : Occupy Cannes. LIRE LA SUITE

LAIBACH: Nous préférons penser que parler

(photo: mel­chior ft)

«Laibach ne fait que des inter­views par écrit», c’est ce que leur man­ager de MUTE records me répond quand je lui demande si une ren­con­tre avec le groupe est envis­age­able à l’occasion du con­cert à La Machine, Paris, date unique en France, le 8 avril 2012. Le groupe slovène est chasse gardée. Peut-être la clé de sa longévité, eux tour­nent et sont tou­jours chez MUTE, con­traire­ment à la Mano Negra qui fai­sait leur procès lors d’un mémorable coup de gueule chez Decha­vanne dans les 80’s. LIRE LA SUITE

LA MANUFACTURE

J’ai décou­vert La Man­u­fac­ture de Livres avec le roman « Classe dan­gereuse » de Patrick Gre­nier De Las­sagne sorti en 2009, une virée dans l’univers loubard des années 70 au lan­gage âpre­ment étudié. Depuis, La Manuf’ enquille 10 ouvrages à l’année et revendique déjà un cat­a­logue de 50 références, avec d’un côté la fic­tion, de l’autre le doc­u­ment, et au milieu: tou­jours le Milieu. His­toires de gen­darmes, de voleurs, enfin surtout de voleurs, tueurs, braque­urs, évadés, soli­taires, gangs, ou mafias… Des par­cours retracés avec une plume tou­jours sèche et pré­cise, dans des polars d’écrivains chevron­nés aux réc­its « témoignage ». Cer­tains tomes ont fait date comme la somme « Caïds Story » de Jérôme Pier­rat, « Guil­lo­tine sèche » de René Bel­benoît ou plus récem­ment « Gangs Story », et les pho­tos de Yan Mor­van, qu’on a pu retrouvé un peu partout dans la presse. La fas­ci­na­tion pour ces mon­des par­al­lèles et ces vies dan­gereuses sem­ble intariss­able. Symp­to­ma­tique de l’époque ? Pas si sûr. En tous cas, c’est tout bon pour La Man­u­fac­ture qui con­tinue à con­solider son stock d’archives dres­sant un panorama de plus en plus élo­quent et éduquant autour du crime en France, durant le 20ème siè­cle, et au-delà. On dirait que c’est déjà le moment de faire le bilan; Pierre Four­ni­aud, le taulier, est demandé au par­loir.
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C. comme Casual

« Les habitués, ça fait vrai­ment plaisir, cela mon­tre que mon con­cept et ma per­son­nal­ité leur par­lent et ça récom­pense tous les efforts que ce métier exige. D’ailleurs, cer­tains clients finis­sent même par devenir des potes. «Mar­tin C» c’est aussi un esprit Famille ! Si tu veux rejoin­dre le clan parce que tu te trou­ves en affinité avec l’univers pro­posé et que tu respectes cer­taines règles, tu seras le bien­venu. »

Un entre­tien avec le patron du shop mod & casual de Paris à lire ICI.
Toi aussi rejoins le clan et n’hésite pas à passer écouter les morceaux qu’il pro­pose ci-dessous en meilleure qual­ité directe­ment à la bou­tique. LIRE LA SUITE