TOUS LES ARTICLES INTERVIEWS

EUROCRIME!

« Le poliziotteschi par­fait pour moi – que ce soit un film policier ou un film de gang­sters – suit le schéma du «seul con­tre tous». Soit c’est un flic coincé entre les loubards de sa rue et la bureau­cratie sym­bol­isée par ses supérieurs, soit un gang­ster trahi qui doit échap­per à la fois à la loi et au syn­di­cat qui veut sa peau. Ces per­son­nages finis­sent par ressem­bler trait pour trait au héros soli­taire et flingueur du West­ern Spaghetti, mais ils sont manœu­vrés dif­férem­ment dans les films Euro­crim­inels. L’Empire du Crime (La mala ordina) ou Street Law (Il cit­tadino si ribella) sont de grands exem­ples de films «seul con­tre tous». LIRE LA SUITE

THIS AIN’T CALIFORNIA (2012)

Voilà main­tenant un an que le film de Mar­tin Per­siel est sorti (unique­ment en Alle­magne), et des mois que j’attendais un retour aux ques­tions envoyées. Elles ne sont jamais rev­enues, comme ceux qui osaient franchir le Rideau de Fer de nuit. Le film-documentaire sur les ska­teurs d’ex RDA n’en est en fait pas un. Il aurait pu sym­bol­iser la ren­con­tre de “Dog­town & Z Boys” avec “Good Bye Lenin!”, mais non. LIRE LA SUITE

Léo Kouper: Affichiste

Son nom se prononce comme celui de Gary mais jamais il n’a été sous les feux de la rampe. Leo Koupfer­berg, d’origine russe, a rac­courci son nom en Kouper quand il fal­lut trou­ver un blase, plus com­mode pour tra­vailler à l’époque. En plus de 60 ans de métier, le petit homme aux cheveux blancs a tout connu sur sa dis­ci­pline, Hervé Mor­van, les stu­dios de cinéma, les pubs pour les petits pois, les affichettes de province, Char­lot, Mocky, la nou­velle vague, l’érotisme français, et bien d’autres secrets de polichinelle. Pas de retraite tant qu’il con­serve ce qui lui est essen­tiel: l’œil, la main, la tête. Voici en quelques thèmes et affiches une “his­toire orale” de sa car­rière. LIRE LA SUITE

Jean-Pierre Mocky: Machine à films

Il vient de sor­tir son XX film nommé “Le Men­tor”, il a encore qua­tre longs métrages dans ses tiroirs qu’il ne mon­tre pas parce que ça le fait mar­rer, il reste pro­lifique dans une époque où la quan­tité a ter­rassé la qual­ité, il boit du lait de jument et peut tenir encore 50 ans «si son pan­créas ne le lâche pas», et acces­soire­ment, Mocky porte à mer­veille le nom d’une machine increvable des­tinée à percer les tranchées comme la bien-pensance… LIRE LA SUITE

Lewis Dimmick: NYHC poet !

Il y a deux ans, le label War­dance Records réédi­tait offi­cielle­ment pour la pre­mière fois la com­pi­la­tion New Breed, sor­tie sur cas­sette en 1989. Cette tape demeure la man­i­fes­ta­tion ultime du son hard­core new-yorkais, à l’image des deux autres disques-repères de cette scène : NYC Hard­core — The Way It Is et NYHC — Where the Wild Things Are?. Parmi tous ces groupes, dont cer­tains sont morts dans l’œuf, il y avait Our Gang, des mecs qui voulaient jouer plus vite que les autres, «straight ahead» comme avant. LIRE LA SUITE

Occuper Cannes

Célèbre pour ses frasques guig­no­lesques, ses phrases piquantes et sa bon­hom­mie à toute épreuve, Lloyd Kauf­man est aujourd’hui à la tête d’une des plus anci­ennes boîtes de pro­duc­tion ciné­matographique indépen­dante, TROMA. Il sera comme tous les ans sur la côte d’Azur en mai, pour mener cette fois un pro­jet rad­i­cal : Occupy Cannes. LIRE LA SUITE

LAIBACH: Nous préférons penser que parler

(photo: mel­chior ft)

«Laibach ne fait que des inter­views par écrit», c’est ce que leur man­ager de MUTE records me répond quand je lui demande si une ren­con­tre avec le groupe est envis­age­able à l’occasion du con­cert à La Machine, Paris, date unique en France, le 8 avril 2012. Le groupe slovène est chasse gardée. Peut-être la clé de sa longévité, eux tour­nent et sont tou­jours chez MUTE, con­traire­ment à la Mano Negra qui fai­sait leur procès lors d’un mémorable coup de gueule chez Decha­vanne dans les 80’s. LIRE LA SUITE

LA MANUFACTURE

J’ai décou­vert La Man­u­fac­ture de Livres avec le roman « Classe dan­gereuse » de Patrick Gre­nier De Las­sagne sorti en 2009, une virée dans l’univers loubard des années 70 au lan­gage âpre­ment étudié. Depuis, La Manuf’ enquille 10 ouvrages à l’année et revendique déjà un cat­a­logue de 50 références, avec d’un côté la fic­tion, de l’autre le doc­u­ment, et au milieu: tou­jours le milieu. LIRE LA SUITE

C. comme Casual

« Les habitués, ça fait vrai­ment plaisir, cela mon­tre que mon con­cept et ma per­son­nal­ité leur par­lent et ça récom­pense tous les efforts que ce métier exige. D’ailleurs, cer­tains clients finis­sent même par devenir des potes. «Mar­tin C» c’est aussi un esprit Famille ! Si tu veux rejoin­dre le clan parce que tu te trou­ves en affinité avec l’univers pro­posé et que tu respectes cer­taines règles, tu seras le bien­venu. »

Un entre­tien avec le patron du shop mod & casual de Paris à lire ICI.
Toi aussi rejoins le clan et n’hésite pas à passer écouter les morceaux qu’il pro­pose ci-dessous en meilleure qual­ité directe­ment à la bou­tique. LIRE LA SUITE

KICKBACK: En noir et contre tout

Dans l’attente du brévi­aire «Tout ce que vous avez tou­jours voulu savoir sur Kick­back», voici un bilan d’anti-carrière du groupe le plus “insérez-un-adjectif-sulfureux” de France, réduit à un tri­dent bien aigu­isé com­posé de Stephen, Pas­cal et Damien. L’entretien s’est déroulé dans une cave du 18ème arrondisse­ment, véri­ta­ble par­adis ou pur­ga­toire pour rats de bib­lio­thèque. Le groupe était réuni géo­graphique­ment pour une tournée européenne fin 2012, qui n’était finale­ment pas la dernière puisqu’ils seront bien­tôt de retour. Une con­ver­sa­tion en 55 000 mots qui se révèle aussi longue et dis­parate que leur par­cours. LIRE LA SUITE