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LISTE NOIRE (1984)

Bonnes ambiances, bons plans (rade abandonné, décharge auto, garages, hangars déserts, etc), bonne synth-music d’Alain Wisniak (entre Carpenter, Eric Serra et Gitan Dream), bons acteurs mauvais (la palme revient à Bernard Brieux, future voix française de Robert Downey Jr. et Viggo Mortensen, avec son génial : « c’est trop con quoi !« ), bonnes dégaines de loubards, bons coups de feu, bon Jean-Claude Dreyfus, bonnes déprimes, mais quelques semi-longueurs et une course-poursuite non-urbaine moyenne qui nous laisse un peu sur notre faim. Au milieu de tout ça, Annie Girardot, ex-pilote de rallye (?!), ni bonne ni mauvaise. Juste Girardot et un peu Vigilante. Franchement, ce film d’Alain Bonnot (sa seule réalisation avec le polar portuaire UNE SALE AFFAIRE) est plutôt bonnard. A noter: l’inspecteur s’appelle Kalinski et a carrément dû inspirer qui vous savez (il y a même un autre type qui s’appelle Tellier…).

Alain Delon et les Minettes

Décennie dramatique pour Delon mais ultra réjouissante pour tout fan de Polar80, sa filmographie de 1980 à 1988 révèle six trésors, allant du téléfilm le plus merdiquement chiant à la palme d’or du politiquement incorrect. Comme dirait Jacques Perrin : parole de flic. LIRE LA SUITE

Retour en Force

Fric City

LES ENFANTS DE LA PATRIE- Fou de vous/C’est du rock’n’roll et j’aime ça, 1985.

La ville sans attaches

« D’après l’analyse de Henning Bech, la sensation grisante d’occasion et de liberté associée à la vie urbaine ne provient pas seulement de l’abondance des impressions disponibles, mais aussi – et peut-être principalement – de la « libération de soi-même » […] – les relations urbaines sont anonymes et n’engagent à rien. Elles sont également saturées d’esprit consumériste : on ne s’y engage que pour les dissoudre à nouveau, elles durent autant que le plaisir qu’elles procurent, et s’effondrent dès qu’un plaisir plus grand, provenant d’une source différente, commence à pointer le bout de son nez : on contracte les rencontres fortuites humaines aussi facilement qu’on s’en débarrasse, comme pour l’appropriation des articles de supermarché, puisqu’elles ne sont motivés et soutenus que par des attentions et désirs instables. LIRE LA SUITE

UGC Illimité 6

Vous les avez tous ratés en salle ? Vous êtes trop pauvres pour la carte UGC Illimité ? Vous vous en branlez ? Les Allocinéphiles sont là pour vous, ils ne font jamais dans la dentelle et visent toujours juste. La preuve.

HER (Spike Jonze)

Jmartine: 2.5 – Moyen
Un scénario complètement tordu…un film bavard même si la voix de Scarlett Johansson a son charme, trop long et au milieu de ces dialogues interminables, des propos prémonitoires..science fiction, simple anticipation (métaphore de nos solitudes devant nos écrans d’ordinateurs, tablettes ou téléphones), utopie ou dystopie, fable amère sur ce qui nous attend prochainement, primauté des relations virtuelles sur le réel y compris en amour…intrigant sinon inquiétant…malgré les belles photos d’intérieurs high tech et les échappées sur Los Angeles, je me suis parfois ennuyé… LIRE LA SUITE

La plaie du monde civilisé

« – Vous êtes un enfant, répéta Clara… Et vous parlez comme en Europe, cher petit cœur… Et vous avez de stupides scrupules, comme en Europe… En Chine, la vie est libre, heureuse, totale, sans conventions, sans préjugés, sans lois… pour nous, du moins… Pas d’autres limites à la liberté que soi-même… à l’amour que la variété triomphante de son désir… L’Europe et sa civilisation hypocrite, barbare, c’est le mensonge… Qu’y faites-vous autre chose que de mentir, de mentir à vous-même et aux autres, de mentir à tout ce que, dans le fond de votre âme, vous reconnaissez être la vérité ?… LIRE LA SUITE

CANICHE (1979)

Un frère, une sœur ; et un caniche nommé Dany, personnage central du film. Tous trois vivent dans une grande maison héritée de la famille. Tout pourrait aller pour le mieux sauf que ce petit être guilleret à poil blanc, synonyme d’amour et de caresses, va devenir LE DÉMON. LIRE LA SUITE

Présent perpétuel

« Dans la vie-jeu des consommateurs postmodernes, les règles changent sans arrêt en cours de partie. La stratégie annoncée consiste donc à ne faire durer aucune partie – de sorte qu’un jeu de vie mené raisonnablement demande la division d’une même grande partie globale, dotée d’enjeux colossaux, en une série de parties brèves et étroites dotées de petits enjeux. Les principes directeurs de tout comportement rationnel deviennent : « Détermination à vivre un jour après l’autre » et « Décrire la vie quotidienne comme une succession d’urgences mineures ».

Ne faire durer aucune partie signifie se méfier des engagements à long terme. Refuser d’être « fixé » d’une manière ou d’une autre. Ne pas se faire ligoter à un endroit, quand bien même il est présentement agréable d’y faire une halte. Ne pas consacrer entièrement sa vie à une seule vocation. Ne jurer consistance et loyauté à rien ni personne. LIRE LA SUITE

Coup de Tête.



Dites-lui que je l’aime, 1977, Claude Miller.