TOUS LES ARTICLES SOCIOLOGIE

Allez la France !

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La ville sans attaches

« D’après l’analyse de Henning Bech, la sensation grisante d’occasion et de liberté associée à la vie urbaine ne provient pas seulement de l’abondance des impressions disponibles, mais aussi – et peut-être principalement – de la « libération de soi-même » […] – les relations urbaines sont anonymes et n’engagent à rien. Elles sont également saturées d’esprit consumériste : on ne s’y engage que pour les dissoudre à nouveau, elles durent autant que le plaisir qu’elles procurent, et s’effondrent dès qu’un plaisir plus grand, provenant d’une source différente, commence à pointer le bout de son nez : on contracte les rencontres fortuites humaines aussi facilement qu’on s’en débarrasse, comme pour l’appropriation des articles de supermarché, puisqu’elles ne sont motivés et soutenus que par des attentions et désirs instables. LIRE LA SUITE

Présent perpétuel

« Dans la vie-jeu des consommateurs postmodernes, les règles changent sans arrêt en cours de partie. La stratégie annoncée consiste donc à ne faire durer aucune partie – de sorte qu’un jeu de vie mené raisonnablement demande la division d’une même grande partie globale, dotée d’enjeux colossaux, en une série de parties brèves et étroites dotées de petits enjeux. Les principes directeurs de tout comportement rationnel deviennent : « Détermination à vivre un jour après l’autre » et « Décrire la vie quotidienne comme une succession d’urgences mineures ».

Ne faire durer aucune partie signifie se méfier des engagements à long terme. Refuser d’être « fixé » d’une manière ou d’une autre. Ne pas se faire ligoter à un endroit, quand bien même il est présentement agréable d’y faire une halte. Ne pas consacrer entièrement sa vie à une seule vocation. Ne jurer consistance et loyauté à rien ni personne. LIRE LA SUITE

Comment peut-on être Breton?

INTERDIT DE CRACHER PAR TERRE ET DE PARLER BRETON

« Étrange ensevelissement d’un peuple, si proche de Paris et pourtant condamné à vivre en retrait ou, pour mieux dire, en secret ! Passé le niveau des bourgeois et des fonctionnaires, on ne sait rien, en plein XIXe siècle, de ces populations cornouaillaises, trégoroises, vannetaises, qui constituent pourtant une société avec sa langue, ses moeurs, ses traditions. Les rares ouvrages qui la décrivent nous montrent une ethnie clanique totalement coupée de la France, contrainte de s’exprimer par des media antérieurs, de projeter, faute de livres, ses signes sur des objets ou des images. Le costume, par exemple – ce costume « pittoresque » que les guides touristiques prétendent venu du fond des âges ». Rien de plus faux que cette ancienneté supposée LIRE LA SUITE

La Vie en Miettes

« Dans l’unité que l’on trouve dans la rue, l’étranger constitue un obstacle; la rencontre, une nuisance et un retard. Dans la rue, impossible de ne pas être à côté des autres. Mais on fait tous les efforts du monde pour ne pas être avec les autres.
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-50% sur la Civilisation

« Un sociologue soucieux d’intégration et d’éducation humanitaire plaidera habituellement les circonstances atténuantes: certes ces jeunes brutes sont peu ragoûtantes, mais la propagande «sécuritaire» exagère beaucoup, et puis, de toute façon, quelle chance leur a-t-on donné d’être de braves garçons, travailleurs et bien éduqués ? Le gaucho-humanitarisme, comme toujours, pas plus qu’il n’attaque vraiment ce qu’il prétend attaquer, ne défend vraiment ce qu’il prétend défendre. LIRE LA SUITE

À quels enfants allons-nous laisser le monde ?

« Comme certaines représentations dans les rêves sont le produit d’un compromis entre la perception d’une réalité physique qui tend à interrompre le sommeil et le désir de continuer à dormir, l’idée d’une civilisation à défendre, aussi environnée de périls qu’on veuille bien l’admettre, est encore rassurante: c’est le genre de calmant que vendent mensuellement les démocrates du Monde diplomatique, par exemple. LIRE LA SUITE

Il n’y a plus de génération

« Pour proscrire toute notion un tant soit peu véridique de l’état réel, misérable, dans lequel se trouve la jeunesse, s’exerce donc une censure consensuelle qui réunit:

1) les marchands, leurs propagandistes divers et tous ceux qu’ils corrompent en les intéressant à leurs bénéfices: étant les plus malléables et manipulables des consommateurs, les mieux adaptés au monde de la camelote, puisqu’ils n’ont jamais rien connu d’autre, les jeunes sont constamment donnés en exemple au reste de la population; LIRE LA SUITE

Communautés et AAO

« Otto Muehl a incarné comme personne la schizophrénie collective du XXème siècle: monarchie, démocratie, communisme, fascisme, lutte des classes, révolution sexuelle, mouvement de la jeunesse, mouvement féministe, culture hippie, terrorisme, obéissance, résistance, dada, surréalisme, modernité, postmodernité… Il était anarchiste et “Leader Maximo”, artiste magnifique et petit-bourgeois mégalomane, victime et coupable, briseur anti-autoritaire de tabous et “paranoïaque archaïque”. » Citation et photo de Theo Altenberg, ex-membre des AAO en Autriche.

Otto Muehl, les communautés hippie des années 70, la secte AAO, la France contre le Système, lisez le topo complet sur le sujet dans la livraison n°9 de la revue Schnock, disponible depuis une semaine sur vos étalages. Vous y trouverez aussi des articles de fond sur le côté obscur de Coluche, le côté coquin de Paul Newman, le côté vilain de Paul Gégauff et comme d’hab des tas d’autres trucs mieux qu’Internet.

Comme les Loubards 70, le dossier Communautés 70 toujours croqué par Freak City est consultable en PDF ici.

Anthony Pappalardo: Is there life after edge break?

Anthony Pappalardo a fait énormément de trucs dans sa vie. Il a commencé par s’intéresser au skate (ne pas le confondre avec le skater pro du même nom) et au hardcore/punk dans le Boston de la fin des années 80. D’un point de vue psycho-géographique, un parcours presque typique pour un ado américain. Des années 90 à 2000, il a joué de la guitare dans une dizaine de groupes punk, hardcore, emo, post-punk, shoegaze et power pop qui n’ont jamais réellement décollé. Les deux plus importants: Ten Yard Fight et In My Eyes. Depuis, Anthony est devenu journaliste, a sorti le meilleur livre jamais écrit sur le hardcore (Radio Silence) et le meilleur livre jamais écrit sur l’adolescence (Live… Suburbia!). Et en prépare un troisième. Lisez son interview fleuve en français sur NOISEY ou la version originale ci-dessous. LIRE LA SUITE