TOUS LES ARTICLES PHILOSOPHIE

J’te paaarle !


« Ou bien on est con, et c’est sans espoir, ou bien on l’est pas, et on a intérêt à ne pas changer ! »

À quel public peut-on dire la vérité ?

« À qui s’adresse t-on dans les jour­naux ou dans les livres ? À quel pub­lic peut-on dire la vérité, à savoir que tout pub­lic est com­posé en grande majorité d’esprits infirmes et grossiers, qui n’aimeraient pas la vérité, sup­posé qu’ils la com­pris­sent et l’acceptassent, et qui pla­cent la beauté au niveau le plus bas ? Com­ment trou­ver un audi­toire dis­posé à enten­dre dire que la beauté, la vérité, les extrémités du goût, du sen­ti­ment et de l’intelligence, fac­ultés dont les par­ties essen­tielles se trou­vent à l’extrémité, ne sont pas faites pour la plu­part des hommes, qui doivent se con­tenter de sim­u­lacres ? LIRE LA SUITE

Chers djihadistes

« Toutes ces réflex­ions aussi brèves que super­fi­cielles n’avaient pour but que de vous faire savoir où vous met­tez les pieds. Et, une fois encore, de vous aver­tir que nous vain­crons parce que nous sommes les plus faibles.

Craignez la fureur des mou­tons ! Craignez la colère des bre­bis enragés !
Vous voulez notre peau, mais sachez que nous nous bat­trons jusqu’au dernier et que si par mal­heur vous tri­om­phiez ce ne serait que sur des mon­ceaux de cadavres comme vous ne pou­vez pas en imag­iner et qui, même à vous, soulèveraient le cœur et sup­primeraient jusqu’à l’envie de jouir de votre tri­om­phe. LIRE LA SUITE

Nuisibles et Pervers

« Le droit s’est sub­sti­tué à la psy­chi­a­trie pour dif­férencier les “para­philes” autorisés des “para­philes” soci­aux, c’est-à-dire ceux dont les actes tombent sous le coup de la loi : vio­leurs, pédophiles, assas­sins, mani­aques, crim­inels sex­uels, exhi­bi­tion­nistes, vio­leurs de sépul­tures, harceleurs. Sont égale­ment assim­ilés à cette caté­gorie de “déviants” ou de “délin­quants” tous ceux qui, bour­reaux et vic­times d’eux-mêmes et des autres, trou­blent l’ordre pub­lic en por­tant atteinte, par leur com­porte­ment nihiliste et dévas­ta­teur, à l’idéal véhiculé par le biopou­voir : homo­sex­uels nomades infec­tés par le virus du sida et jugés coupables de le trans­met­tre par refus de toute pro­tec­tion, ado­les­cents délin­quants récidi­vistes, enfants dits “hyper­ac­t­ifs”, agres­sifs, vio­lents, échap­pant à l’autorité parentale ou sco­laire, adultes obèses, dépres­sifs, nar­cis­siques, sui­cidaires, volon­taire­ment rebelles à tout traite­ment. LIRE LA SUITE

L’envers puritain

« D’une manière plus générale, on peut dire que c’est par l’identification à l’idéal d’une fétichi­sa­tion mon­di­al­isée du corps et du sexe des humains et des non-humains, et à tra­vers la pré­va­lence général­isée d’un efface­ment de toutes les fron­tières — l’humain et le non-humain, le corps et la psy­ché, la nature et la cul­ture, la norme et la trans­gres­sion de la norme, etc. — que la société mer­can­tile d’aujourd’hui est en train de devenir une société per­verse. Autant d’ailleurs par la dif­fu­sion d’images que par l’instauration d’une pornogra­phie virtuelle, policée, pro­pre, hygiéniste, sans dan­ger appar­ent. Cette société est plus per­verse en quelque sorte que les per­vers qu’elle ne sait plus définir mais dont elle exploite la volonté de jouis­sance pour mieux ensuite la réprimer. Quant aux théories anti­spé­cistes sur la libéra­tion ani­male, comme de nom­breuses autres du même genre, qui par­o­di­ent l’idéal du pro­grès et des Lumières, elles ne sont que l’envers puri­tain de la face vis­i­ble de cette pornogra­phie domestiquée. »

La part obscure de nous-mêmes, Elis­a­beth Roudi­nesco, 2007.
Légende : Der Freie Wille, Matthias Glas­ner, 2006.

Welcome to Paul Chain

Paolo Catena, mag­gior­mente noto col nome d’arte Paul Chain (Pesaro, 27 giugno 1962), è un musicista, pro­dut­tore discografico e pit­tore ital­iano, attivo, per quanto riguarda la car­ri­era musi­cale, prima come chi­tar­rista e organ­ista nel gruppo metal Death SS e in seguito come can­tante e polistru­men­tista solista. Per un breve peri­odo fu anche mem­bro dei Boohoos, band garage rock marchigiana.

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — Occultism (1984) Detach­ing from Satan EP

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — Never Cry (1986) High­way to Hell EP

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — In The Dark­ness (1986) In the Darkness

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — Bath-chair’s Mary (1987) Opera 4th

PAUL CHAIN — Ded­i­cated to Jesus (1989) Vio­let Art of Improvisation

PAUL CHAIN — Vio­lence of the Sun (1991) Les Temps du Grand-Frère EP

PAUL CHAIN — Sand Glass (1995) Alka­h­est

La liberté, pour quoi faire ?

« À l’heure actuelle, je ne con­nais pas de sys­tème ni de parti auquel on puisse con­fier une idée vraie avec le moin­dre espoir de la retrou­ver intacte, le lende­main, ou même sim­ple­ment recon­naiss­able. Je dis­pose d’un petit nom­bre d’idées vraies, elles me sont chères, je ne les enver­rai pas à l’Assistance publique, pour ne pas dire à la mai­son publique, car la pros­ti­tu­tion des idées est dev­enue dans le monde entier une insti­tu­tion d’État. Toutes les idées qu’on laisse aller toutes seules, avec leurs natte sur le dos et un petit panier à la main comme le Chap­eron Rouge, sont vio­lées au pre­mier coin de rue par n’importe quel slo­gan en uni­forme. Car tous les slo­gans sont en uni­forme, tous les slo­gans appar­ti­en­nent à la police. »
La lib­erté pour quoi faire ?, Georges Bernanos, 1947.
Légende: Mephisto, István Szabó, 1981.

L’emploi du Temps

« Si, du moins, on pou­vait se per­suader que le temps n’existe pas, qu’il n’y a aucune dif­férence entre une minute et plusieurs heures, entre un jour et trois cents jours, et qu’on est ainsi de plain-pied partout ! Ce qui fait tant souf­frir, c’est la lim­ite et la lim­ite suc­cé­dant tou­jours à la lim­ite. Notre âme cap­tive dans un étroit espace n’en sort que pour être enfer­mée dans un autre espace non moins exigu, de manière que toute la vie n’est qu’une série de cachots étouf­fants désignés par les noms des diverses frac­tions de la durée, jusqu’à la mort qui sera, dit-on, l’élargissement défini­tif. Nous avons beau faire, il n’y a pas moyen d’échapper à cette illu­sion d’une cap­tiv­ité inévitable con­sti­tuée suc­ces­sive­ment par toutes les phases de notre vie qui est elle-même une illu­sion. »

Médi­ta­tions d’un soli­taire, Léon Bloy, 1916.
Légende: L’Emploi du Temps, Lau­rent Can­tet, 2001.

Baudelaire la baudruche

« Tenez, rou­vrons les Fleurs du Mal. Voici l’Homme et la Mer. Rassurez-vous, je me bornerai à en lire le pre­mier vers : Homme libre, tou­jours tu chéri­ras la mer. Affir­ma­tion péremp­toire et gra­tu­ite. Un homme libre peut très bien détester la mer. Voyons main­tenant les Chats. Le son­net com­mence ainsi : Les amoureux fer­vents et les savants austères – Aiment égale­ment en leur mûre sai­son — Les chats puis­sants et doux… Je vous le demande, pourquoi les amoureux et les savants aimeraient-ils néces­saire­ment les chats et pourquoi en leur mûre sai­son ? LIRE LA SUITE

Le confort intellectuel

« Il se peut que le con­fort passe pour un priv­ilège de la bour­geoisie. Et après ? Il n’y a là rien qui le con­damne. Il me sem­ble que si je me présen­tais à la dépu­ta­tion dans un quartier ouvrier, mon pre­mier soin serait de promet­tre aux citoyens le con­fort matériel. Je ne crois pas que les can­di­dats en usent jamais autrement. Et si, après avoir promis à mes futurs électeurs le con­fort matériel, je leur promet­tais le con­fort intel­lectuel, ils n’auraient pas lieu d’être frois­sés ni mécon­tents, au con­traire. En fait, je n’irai jamais sol­liciter les suf­frages de la classe ouvrière. Elle m’inspire bien sûr des sen­ti­ments chré­tiens, mais assez proches de l’indifférence. Pourquoi ne le dirais-je pas, puisque c’est la vérité ?
LIRE LA SUITE