TOUS LES ARTICLES PHILOSOPHIE

Tourisme et Islamisme

« Tourisme et islamisme se dressent main­tenant, et pour pas mal de temps sans doute, face-à-face, comme deux con­cep­tions du monde, comme deux visions de l’homme et de la société, comme deux doc­trines com­plètes et cohérentes, et qui impliquent un pro­gramme et une action. Pour être la dernière-née des grandes con­cep­tions du monde, le tourisme comme ensem­ble doc­tri­nal n’est d’ailleurs pas la moins bien armée, la moins rigoureuse, même si elle ne peut met­tre en avant aucun penseur d’envergure, à part les tour-opérateurs. C’est une grande pen­sée floue et pos­i­tive, qui prend appui sur la Géo­gra­phie comme suc­cesseur de l’Histoire, et qui à mon avis a l’avenir devant elle, con­traire­ment à l’islamisme, même si celui-ci peut encore faire d’horribles dégâts. Je ne vois pas ce qu’il y aurait à lui opposer. La seule chose intéres­sante par rap­port à cette grande pen­sée spon­tanée, incon­sciente, mou­vante, c’est de la faire émerger à la con­science. Je m’y emploie. LIRE LA SUITE

Denys Arcand : Du déclin aux ténèbres

LE DÉCLIN DE L’EMPIRE AMÉRICAIN (1986)



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Réappropriation !

« …je voudrais une nou­velle fois m’arrêter sur ce stéréo­type de la réap­pro­pri­a­tion de la cité, véri­ta­ble psittacisme que les nervis dada de la Mairie de Paris, mais pas seule­ment eux, ont sans cesse au bec. Récem­ment, dans un quo­ti­dien, on par­lait d’inciter les gens à “se réap­pro­prier les points d’accès pub­lic à l’Internet sans fil”, c’est-à-dire le réseau wi-fi, comme si quelque chose qui vient seule­ment d’apparaître pou­vait déjà avoir été mécham­ment dérobé et qu’il fal­lait par­tir à sa recon­quête. Qu’est-ce que c’est que cette affaire de réap­pro­pri­a­tion générale et de réap­pro­pri­a­tion de Paris en par­ti­c­ulier ? LIRE LA SUITE

Tout entendre, tout voir, tout montrer

« Niet­zsche dis­ait qu’on peut mourir d’être immor­tel; mais main­tenant ce qu’il faut dire c’est qu’on peut mourir d’être réel, et c’est tout le des­tin de notre monde de mourir d’être trop réel, d’être gavé de bien plus de réel qu’il n’en peut avaler et d’en mourir comme ce per­son­nage des Fic­tions de Borgès, Ire­neo Funes, qui meurt suf­fo­qué, lit­térale­ment engorgé de mémoire, parce qu’il est atteint de l’étrange mal­adie de ne rien pou­voir oublier, jamais. Nous c’est un peu le con­traire, nous oublions tout mais nous sommes obligés de tout voir, tout le temps, comme nous sommes obligés de tout enten­dre, nous sommes pris­on­niers de l’excès d’exhibition et de pré­ci­sion pornographiques, nous n’avons même plus le droit de détourner les yeux (ni les oreilles), ce serait une insulte à la con­fu­sion empathique des sen­ti­ments que com­mande la démoc­ra­tie ter­mi­nale pour que nous ne nous sen­tions plus jamais seuls. »

Fes­tivus fes­tivus, Philippe Muray, 2005.

J’te paaarle !


« Ou bien on est con, et c’est sans espoir, ou bien on l’est pas, et on a intérêt à ne pas changer ! »

À quel public peut-on dire la vérité ?

« À qui s’adresse t-on dans les jour­naux ou dans les livres ? À quel pub­lic peut-on dire la vérité, à savoir que tout pub­lic est com­posé en grande majorité d’esprits infirmes et grossiers, qui n’aimeraient pas la vérité, sup­posé qu’ils la com­pris­sent et l’acceptassent, et qui pla­cent la beauté au niveau le plus bas ? Com­ment trou­ver un audi­toire dis­posé à enten­dre dire que la beauté, la vérité, les extrémités du goût, du sen­ti­ment et de l’intelligence, fac­ultés dont les par­ties essen­tielles se trou­vent à l’extrémité, ne sont pas faites pour la plu­part des hommes, qui doivent se con­tenter de sim­u­lacres ? LIRE LA SUITE

Chers djihadistes

« Toutes ces réflex­ions aussi brèves que super­fi­cielles n’avaient pour but que de vous faire savoir où vous met­tez les pieds. Et, une fois encore, de vous aver­tir que nous vain­crons parce que nous sommes les plus faibles.

Craignez la fureur des mou­tons ! Craignez la colère des bre­bis enragés !
Vous voulez notre peau, mais sachez que nous nous bat­trons jusqu’au dernier et que si par mal­heur vous tri­om­phiez ce ne serait que sur des mon­ceaux de cadavres comme vous ne pou­vez pas en imag­iner et qui, même à vous, soulèveraient le cœur et sup­primeraient jusqu’à l’envie de jouir de votre tri­om­phe. LIRE LA SUITE

Nuisibles et Pervers

« Le droit s’est sub­sti­tué à la psy­chi­a­trie pour dif­férencier les “para­philes” autorisés des “para­philes” soci­aux, c’est-à-dire ceux dont les actes tombent sous le coup de la loi : vio­leurs, pédophiles, assas­sins, mani­aques, crim­inels sex­uels, exhi­bi­tion­nistes, vio­leurs de sépul­tures, harceleurs. Sont égale­ment assim­ilés à cette caté­gorie de “déviants” ou de “délin­quants” tous ceux qui, bour­reaux et vic­times d’eux-mêmes et des autres, trou­blent l’ordre pub­lic en por­tant atteinte, par leur com­porte­ment nihiliste et dévas­ta­teur, à l’idéal véhiculé par le biopou­voir : homo­sex­uels nomades infec­tés par le virus du sida et jugés coupables de le trans­met­tre par refus de toute pro­tec­tion, ado­les­cents délin­quants récidi­vistes, enfants dits “hyper­ac­t­ifs”, agres­sifs, vio­lents, échap­pant à l’autorité parentale ou sco­laire, adultes obèses, dépres­sifs, nar­cis­siques, sui­cidaires, volon­taire­ment rebelles à tout traite­ment. LIRE LA SUITE

L’envers puritain

« D’une manière plus générale, on peut dire que c’est par l’identification à l’idéal d’une fétichi­sa­tion mon­di­al­isée du corps et du sexe des humains et des non-humains, et à tra­vers la pré­va­lence général­isée d’un efface­ment de toutes les fron­tières — l’humain et le non-humain, le corps et la psy­ché, la nature et la cul­ture, la norme et la trans­gres­sion de la norme, etc. — que la société mer­can­tile d’aujourd’hui est en train de devenir une société per­verse. Autant d’ailleurs par la dif­fu­sion d’images que par l’instauration d’une pornogra­phie virtuelle, policée, pro­pre, hygiéniste, sans dan­ger appar­ent. Cette société est plus per­verse en quelque sorte que les per­vers qu’elle ne sait plus définir mais dont elle exploite la volonté de jouis­sance pour mieux ensuite la réprimer. Quant aux théories anti­spé­cistes sur la libéra­tion ani­male, comme de nom­breuses autres du même genre, qui par­o­di­ent l’idéal du pro­grès et des Lumières, elles ne sont que l’envers puri­tain de la face vis­i­ble de cette pornogra­phie domestiquée. »

La part obscure de nous-mêmes, Elis­a­beth Roudi­nesco, 2007.
Légende : Der Freie Wille, Matthias Glas­ner, 2006.

Welcome to Paul Chain

Paolo Catena, mag­gior­mente noto col nome d’arte Paul Chain (Pesaro, 27 giugno 1962), è un musicista, pro­dut­tore discografico e pit­tore ital­iano, attivo, per quanto riguarda la car­ri­era musi­cale, prima come chi­tar­rista e organ­ista nel gruppo metal Death SS e in seguito come can­tante e polistru­men­tista solista. Per un breve peri­odo fu anche mem­bro dei Boohoos, band garage rock marchigiana.

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — Occultism (1984) Detach­ing from Satan EP

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — Never Cry (1986) High­way to Hell EP

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — In The Dark­ness (1986) In the Darkness

PAUL CHAIN VIOLET THEATRE — Bath-chair’s Mary (1987) Opera 4th

PAUL CHAIN — Ded­i­cated to Jesus (1989) Vio­let Art of Improvisation

PAUL CHAIN — Vio­lence of the Sun (1991) Les Temps du Grand-Frère EP

PAUL CHAIN — Sand Glass (1995) Alka­h­est